Le Royaume contre la COVID-19






Voici comment l’Arabie saoudite a pu agir rapidement et coordonner la riposte mondiale face à la Covid-19, évitant une crise bien plus grave, chez elle et dans le monde entier.

'Voici l’histoire de la victoire durement remportée par l’Arabie saoudite face à un tueur invisible - un tueur vaincu dans une guerre menée non seulement pour le Royaume, mais pour les peuples du monde entier.'

Des soignants préparent des tests par prélèvement nasal à l’hôpital de Diriyah, à Riyad, le 7 mai (AFP)

Des soignants préparent des tests par prélèvement nasal à l’hôpital de Diriyah, à Riyad, le 7 mai (AFP)

Des soignants préparent des tests par prélèvement nasal à l’hôpital de Diriyah, à Riyad, le 7 mai (AFP)

Même s'il était devenu clair que la nouvelle maladie du coronavirus (COVID-19) qui est apparue dans les derniers jours de 2019 ne pouvait être circonscrite en Chine, de nombreux pays ont tardé à prendre au sérieux la menace qu'elle représentait pour la vie de leurs citoyens et la santé de leur économie.

Parmi les pays qui ont réagi rapidement figure l'Arabie saoudite, parfaitement consciente des conséquences - non seulement pour elle-même et pour la région, mais pour la planète entière - si elle ne parvenait pas à lutter efficacement contre la pandémie.

Le Royaume n’avait pas oublié les dures leçons qu’il avait apprises à la suite de l’irruption à l’intérieur de ses frontières en 2012 du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), une expérience qui a révolutionné la compréhension de l’Arabie saoudite des priorités de la santé publique lors d’une épidémie à grande échelle de maladies transmissibles. Il s’est également avéré, très clairement, que lorsque l'humanité est confrontée à une crise sanitaire mondiale, chaque nation a la responsabilité d'agir dans l’intérêt, non seulement de ses propres citoyens, mais du monde entier.

Dès le déclenchement de la COVID-19, cette responsabilité a été ressentie de façon particulièrement intense en Arabie saoudite, de loin le plus grand État arabe du Golfe et, en tant que gardien des sites les plus sacrés de l'Islam, responsable chaque année du bien-être de millions de pèlerins en provenance de pays du monde entier.

Aussi grave que soit l'impact mondial de la pandémie, à quel point aurait-il été pire encore si l'Arabie saoudite avait permis au Hajj de se dérouler normalement, au risque qu'un nombre incalculable de pèlerins ne reviennent contaminés, dans des dizaines de pays autour du monde?

Telles étaient les réalités qui ont étayé la réaction rapide de l’Arabie saoudite à la COVID-19, et qui ont orienté ses efforts tout au long de sa présidence du G20 pour rassembler le monde entier dans la lutte contre le virus de manière coordonnée.

C’est l’histoire de la victoire durement remportée par l’Arabie saoudite contre un tueur invisible – un tueur vaincu – dans une guerre menée, non seulement pour le Royaume, mais pour tous les peuples de la Terre.

Comment le MERS a aidé le Royaume à se préparer à contrer la COVID-19

L’Arabie saoudite a enjoint ses résidents de porter des masques lors de contacts avec des chameaux pour éviter de propager le MERS. (AFP)

L’Arabie saoudite a enjoint ses résidents de porter des masques lors de contacts avec des chameaux pour éviter de propager le MERS. (AFP)

L’Arabie saoudite a enjoint ses résidents de porter des masques lors de contacts avec des chameaux pour éviter de propager le MERS. (AFP)

Le 13 juin 2012, un citoyen saoudien âgé de soixante ans, sans problème de santé antérieur, était admis dans un hôpital de Djeddah, souffrant de fièvre, de toux et d'essoufflement. En onze jours, et malgré les soins intensifs, il était mort, emporté par la défaillance progressive de ses poumons et de ses reins.

Le MERS-CoV, le sixième coronavirus connu pour infecter les humains, avait fait ses débuts mortels.

Le MERS, telle qu’a été nommée la maladie causée par ce virus en mai 2015, serait la dernière maladie infectieuse nommée en fonction d’un lieu ou d’une région. Cette même année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) adoptait un nouveau protocole de dénomination des maladies humaines, destiné à « éviter d’offenser » tout groupe culturel, national ou ethnique.

Keiji Fukuda, directeur-général adjoint de l’OMS, lors d’une conférence de presse sur le MERS en 2014. 90% des cas ont été localisés en Arabie saoudite. (AFP)

Le MERS, et son prédécesseur, le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003, et maintenant la COVID-19, sont des zoonoses – maladies infectieuses passées des animaux aux êtres humains. On pense que le MERS est issu des chameaux.

Depuis 2012, il y a eu plus de 2 500 cas de MERS dans 27 pays, faisant 876 morts, tandis que 90% des cas se sont produits en Arabie saoudite.

Avec un taux de mortalité d'environ 35%, le MERS-CoV tue une proportion beaucoup plus élevée de personnes infectées que le SRAS-CoV-2, le virus qui provoque la COVID-19. Ironiquement, c'est cette mortalité qui a empêché le MERS de devenir aussi dévastateur à l'échelle mondiale que la COVID-19 : Seul un porteur vivant peut continuer à propager la maladie.

Mais le virus qui cause le MERS, pour lequel un vaccin n'a pas encore été créé, reste une menace. L'épidémie la plus récente en Arabie saoudite s'est produite entre décembre 2019 et fin janvier de cette année. Dix-neuf cas ont été enregistrés parmi des résidents de six régions, et huit des patients, dont sept hommes, sont décédés.

L'impact du MERS sur les familles touchées a été aussi horrible que celui de la COVID-19. Mais il ne fait aucun doute que le grave choc subi par le système de santé publique saoudien a apporté des leçons, inestimables dans la bataille contre la COVID-19.

« Chaque épidémie, chaque défi pour le système, servent de leçon aux dirigeants des secteurs de la santé en Arabie saoudite », a déclaré le Dr Riyad Qainan Al-Ghamdi, directeur général adjoint du Centre saoudien de prévention et de contrôle des maladies.

Chaque épidémie, chaque défi pour le système, servent de leçon aux dirigeants des secteurs de la santé en Arabie saoudite.
Dr Riyad Qainan Al-Ghamdi, directeur général adjoint du Centre saoudien de prévention et de contrôle des maladies.

Le Dr Riyad Qainan Al-Ghamdi, directeur général adjoint du Centre saoudien pour la prévention et le contrôle des maladies, explique comment le MERS a aidé le Royaume à se préparer face au Covid-19.

« Le MERS a été une excellente occasion de mettre en place un bon plan de communication au sein du système de santé avec les autres intervenants gouvernementaux et les organismes internationaux, facilitant le flux d'informations entre les pays pour aider à répondre aux épidémies et à les contenir. »

« Le nombre de cas et la nature de la transmission de la maladie sont différents, tandis que nous sommes confrontés à davantage de défis avec la COVID-19. Les politiques et les procédures qui ont été mises en place en réponse au MERS ont été très utiles pour accélérer un grand nombre de décisions, de politiques, de procédures et de directives avec la COVID-19, et le seront encore, à Dieu ne plaise, dans le cas de futures épidémies ou pandémies. »

La transformation spectaculaire du système de santé du Royaume par le MERS a été résumée dans le document « Préparation et réponse à la COVID-19 en Arabie saoudite : Construire sur l'expérience du MERS », publié dans le Journal of Infection and Public Health en juin de cette année. 

Les auteurs, membres de plusieurs institutions médicales saoudiennes, ont conclu que l'émergence du MERS « a mis l'Arabie saoudite dans un état d'alerte élevé et l’a préparée à prendre toutes les mesures [nécessaires] pour freiner la propagation de la COVID-19. »

A titre d’exemple, après la découverte du MERS, le ministère de la Santé « a rapidement établi un centre de commandement et de contrôle, et accéléré la mise en place du Centre saoudien de contrôle et de prévention des maladies » désormais opérationnels et en première ligne de la réponse du Royaume au virus actuel.

Le ministère a également fondé le Laboratoire national de la santé, mis en place pour fournir des services de diagnostic avancés pour la détection et le contrôle des maladies infectieuses, tandis que « la biosécurité dans les laboratoires de diagnostic et l'application de systèmes stricts de prévention et de contrôle des infections dans tous les hôpitaux du pays se sont considérablement améliorées. »

Plus de 25 hôpitaux régionaux ont été affectés à l'isolement et au traitement des patients atteints de MERS, ces hôpitaux étant par la suite bien préparés pour traiter les patients atteints de la COVID-19.

Une infirmière se rend à l’hôpital du roi Fahd à Hofuf, à l’est de Riyad, en 2013. L’épidémie de MERS a surtout touché l’est de l’Arabie saoudite. (AFP)

En outre, indique le document, la communauté de recherche médicale et scientifique d'Arabie saoudite « a fait de merveilleux efforts dans la compréhension et le contrôle du MERS-CoV au cours des dernières années, comme en témoignent plus de 480 publications à ce jour, couvrant à la fois la recherche translationnelle et clinique. »

L'un des efforts de recherche déclenchés par le MERS est peut-être sur le point de porter ses fruits. En décembre 2019, le King Abdullah International Medical Research Center, en collaboration avec le Jenner Institute de l'Oxford University, a lancé un essai clinique de Phase 1 d'un vaccin potentiel contre le MERS-CoV. Cet essai, pour déterminer si le vaccin est sûr et bien toléré, a commencé à recruter en novembre des volontaires en bonne santé en Arabie saoudite, et pourrait être achevé d'ici janvier 2021.

Parallèlement, citons l'étude MIRACLE, en cours, premier essai aléatoire contrôlé d'un traitement contre le MERS, évaluant l'efficacité d'une combinaison de médicaments antiviraux. L'essai, mené par des chercheurs saoudiens recrutant des patients dans quatorze institutions, est financé par le King Abdullah International Medical Research Center. Ce travail, selon les auteurs de l'article, « pourrait désormais être étendu pour inclure les patients atteints de COVID-19. »

Cette recherche, ainsi que d'autres déclenchées par la crise du MERS, a été soutenue par de nouvelles réglementations améliorées, instituées par la Saudi Food and Drug Authority, le Ministère de la santé et autres organismes de réglementation travaillant ensemble en étroite harmonie – règlementations qui ont ouvert la voie à des interventions rapides de recherche contre la pandémie de la COVID-19.

Keiji Fukuda, directeur-général adjoint de l’OMS, lors d’une conférence de presse sur le MERS en 2014. 90% des cas ont été localisés en Arabie saoudite. (AFP)

Keiji Fukuda, directeur-général adjoint de l’OMS, lors d’une conférence de presse sur le MERS en 2014. 90% des cas ont été localisés en Arabie saoudite. (AFP)

Keiji Fukuda, directeur-général adjoint de l’OMS, lors d’une conférence de presse sur le MERS en 2014. 90% des cas ont été localisés en Arabie saoudite. (AFP)

Une infirmière se rend à l’hôpital du roi Fahd à Hofuf, à l’est de Riyad, en 2013. L’épidémie de MERS a surtout touché l’est de l’Arabie saoudite. (AFP)

Une infirmière se rend à l’hôpital du roi Fahd à Hofuf, à l’est de Riyad, en 2013. L’épidémie de MERS a surtout touché l’est de l’Arabie saoudite. (AFP)

Une infirmière se rend à l’hôpital du roi Fahd à Hofuf, à l’est de Riyad, en 2013. L’épidémie de MERS a surtout touché l’est de l’Arabie saoudite. (AFP)

Comment la COVID-19 s'est propagée en Arabie saoudite

Le premier malade du coronavirus en Arabie saoudite était arrivé d’Iran via Bahreïn, en passant par la chaussée du roi Fahd, en photo. (Shutterstock)

Le premier malade du coronavirus en Arabie saoudite était arrivé d’Iran via Bahreïn, en passant par la chaussée du roi Fahd, en photo. (Shutterstock)

Le premier malade du coronavirus en Arabie saoudite était arrivé d’Iran via Bahreïn, en passant par la chaussée du roi Fahd, en photo. (Shutterstock)

Le premier cas de COVID-19 en Arabie saoudite a été annoncé sur Twitter par le ministère de la Santé le 2 mars 2020. Le patient saoudien, qui avait voyagé d'Iran, via Bahreïn, empruntant le pont du Roi Fahd, a été immédiatement mis en quarantaine, et le ministère a dépêché des équipes de lutte contre les infections pour retrouver et tester toute personne avec laquelle il avait été en contact.

Comme l'a noté Arab News à l'époque, jusqu'à ce moment-là, « le Royaume était sans cas depuis plus de trois mois alors que le virus se propageait de la Chine à 66 pays ».

Arab News a signalé le premier cas de Covid-19 dans le Royaume, un patient saoudien qui revenait d’Iran.

Deux jours plus tard, le Royaume a identifié son deuxième patient, un autre citoyen saoudien qui avait voyagé avec le premier. Tous deux n'avaient pas révélé qu'ils étaient allés en Iran.

Le lendemain, l'Arabie saoudite a publiquement réprimandé Téhéran pour avoir autorisé les citoyens saoudiens à entrer dans le pays pendant l'épidémie et a exhorté tous les citoyens qui se trouvaient encore en Iran ou qui en étaient revenus récemment à se manifester dans les 48 heures en leur promettant l'immunité contre les poursuites.

Mais à ce moment-là, le génie était déjà sorti de la bouteille. 

Le 9 mars, le Royaume avait enregistré 15 cas confirmés de COVID-19, dont sept venaient d'Iran et trois d'Irak.

En d’autres termes, il était clair dès le début que l’Iran serait le maillon faible des défenses de la région contre la COVID-19. Le 2 mars, jour où l'Arabie saoudite enregistrait son premier cas, Téhéran avait déjà admis 978 cas et déploré 54 décès. Au moment où le deuxième cas du Royaume est apparu deux jours plus tard, le nombre de cas de l’Iran avait plus que doublé pour atteindre 2 336 et 77 décès déclarés.

Mais cela, semble-t-il, peut avoir résulté d’une sous-estimation flagrante délibérée de l'impact réel de la maladie. Des documents internes du gouvernement iranien divulgués au service persan de la BBC au début du mois d’août ont révélé que l’ampleur véritable de la pandémie dans le pays était presque deux fois plus grave que Téhéran l’avait admis.

Le 25 mars, un peu plus de trois semaines après le premier cas dans le Royaume, la COVID-19 a fait sa première victime en Arabie saoudite, un Afghan de 51 ans, décédé à Médine.

Après cela, le nombre de cas et de décès a commencé à augmenter.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens en Arabie saoudite verrait trois pics distincts, atteignant un sommet le 17 juin, avec 4 919 cas enregistrés en une journée.

Il y a eu trois pics de cas d’infection journalière en Arabie saoudite, le record 4 919 ayant été atteint le 17 juin, ne serait plus enregistré

Beaucoup craignaient que l'Arabie saoudite ne soit sur le point de perdre le contrôle de la pandémie. Une troisième hausse a eu lieu, avec 4 387 cas enregistrés le 30 juin, mais le record de 4 919 cas ne s’est pas répété.

Lentement mais sûrement, l'Arabie saoudite gagnait la bataille. Après le 6 juillet, le nombre de cas quotidiens a commencé à baisser régulièrement, passant sous les 1 000 le 29 août à 987 - un chiffre jamais vu depuis la mi-avril. Le 15 septembre, on en était à 672. De la même façon, le nombre de décès quotidiens a culminé à 58 le 5 juillet, tombant à 24 le 11 septembre. 

Le nombre de morts quotidiens était au plus haut le 5 juillet, avec 58 décès déclarés, et était retombé à 33 morts par jour le 15 septembre

Alors que l'Arabie saoudite commence à sortir des pires jours de la pandémie et que la vie revient progressivement à la normale, le moment est venu de faire le bilan.

Au 15 septembre, il y avait eu un total de 326 930 cas dans le Royaume, et 4 338 vies ont été perdues. Le bilan mondial était alors de 29,7 millions de cas et près de 940 000 décès.

Le 15 septembre, le Royaume enregistrait 326 930 cas d’infection depuis le début de l’épidémie. Dans le monde, le nombre total était de 29,7 millions cas

Il est désormais possible de comparer la performance de l’Arabie saoudite dans la bataille contre la COVID-19 avec celle d’autres pays. La meilleure ressource pour ce faire est Our World in Data, une collaboration entre des chercheurs du programme Oxford Martin de l'Université d'Oxford sur le développement mondial et l'organisation à but non lucratif Global Change Data Lab.

Le fait de ne regarder que le nombre total de cas et de décès donne une impression déformée. Avec 326 930 cas au 15 septembre, l'Arabie saoudite était le 16e pays le plus touché au monde. Sur un tableau évaluant la mortalité mondiale, ses 4 338 décès la placent au 31e rang au total.

Mais, pris à part, ces chiffres sont trompeurs; il est important d'examiner le nombre de cas, de décès et d'autres statistiques par habitant.

Avec un total de 9 361 cas pour un million d'habitants au 15 septembre, l'Arabie saoudite était en 33e place, plutôt que 16e, avec un meilleur bilan que la plupart des autres États du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Avec 43 527 cas par million au 15 septembre, par exemple, le Qatar voisin avait le pire taux d'infection au monde.

Bahreïn, avec 35 982 cas par million, avait le deuxième pire taux. Le Koweït (22 482 cas par million) était 7e et Oman (17 768) 14e. Seuls les Émirats arabes unis (EAU), en 39e place avec 8 248 par million au 15 septembre, dépassaient légèrement l'Arabie saoudite à cet égard.

Mais un autre facteur doit être pris en compte; la taille même de l'Arabie saoudite par rapport aux autres États du CCG et le fait qu'elle partage de longues frontières avec pas moins de sept pays. Avec une population de près de 35 millions d'habitants, répartis sur une vaste zone, le Royaume a fait face à une tâche beaucoup plus ardue que les autres États plus petits du CCG: les EAU (9,9 millions d'habitants), Oman (5,1 millions), le Koweït (4,27 millions), Qatar (2,8 millions) et Bahreïn (1,7 million). 

Avec une population de près de 35 millions d'habitants, répartis sur une vaste zone, le Royaume a fait face à une tâche beaucoup plus ardue que les autres États plus petits du CCG.

Le nombre de décès doit également être mis en relation avec la taille de la population. Le total de 4 338 décès du Royaume au 15 septembre représentait un taux de 124 décès par million d’habitants, ce qui place l’Arabie saoudite près de la moyenne mondiale de 120,5. Selon cette échelle, l’Arabie saoudite obtenait de meilleurs résultats que plus de 54 autres pays, dont le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, l'Espagne, l'Italie, la Suède, la France, les Pays-Bas et la Suisse.

Dans ce même groupe de pays se trouvaient également deux autres États du CCG - Oman (157 décès par million) et le Koweït (133) - ainsi que des voisins régionaux, l'Iran (281) et l'Irak (202). 

Mais lorsque l'analyse post-crise, qui est de la plus haute importance, aura lieu, il faudra trouver des réponses à certaines questions difficiles. L’une d’entre elles concerne le taux de létalité du Royaume (TFC). C'est le rapport entre le nombre de cas et de décès – en d'autres termes, quel pourcentage de ceux qui ont contracté la maladie en sont morts.

Comme le montre ce graphique, après une première montée rapide et un pic le 7 avril, le CFR du Royaume s’est considérablement amélioré, alors même que celui du Koweït et des Émirats Arabes Unis continuait de grimper.

À la fin du mois de mai, cependant, la situation avait commencé à s'inverser. Au 15 septembre, le CFR de l'Arabie saoudite était de 1,3% - ce qui signifie que plus d'un patient COVID-19 sur 100 était décédé – cela était le pire dans le CCG (contre 0,9 à Oman, 0,6 au Koweït, 0,5 aux EAU, 0,4 au Bahreïn et 0,2 au Qatar).

En revanche, au 15 septembre, le CFR du Royaume de 1,3% se comparait très favorablement à la moyenne mondiale de 3,2 et à celui d'une gamme de pays sélectionnés dotés de systèmes de santé, prétendument de pointe, y compris le Royaume-Uni (11,2) et les États-Unis (3).

Le Dr Al-Ghamdi, directeur général adjoint du Centre saoudien de prévention et de contrôle des maladies, a déclaré que la plupart des différences dans les taux de CFR pouvaient être attribuées aux variations des caractéristiques de la population.

« Par exemple, a-t-il dit, le pourcentage de personnes âgées dans les pays occidentaux est beaucoup plus élevé que le pourcentage en Arabie saoudite, et nous savons maintenant, par beaucoup de preuves, que les personnes âgées sont plus à risque de complications du COVID-19, et que le risque de décès est élevé dans cette catégorie d’âge.

De façon similaire, a-t-il ajouté, « en comparaison avec d'autres pays de la région, il en sera de même. Nous avons différents pourcentages de maladies chroniques, et cela affectera le résultat ». Mais en général, l'issue des cas de COVID-19 en Arabie saoudite est parmi les meilleures au monde.

Le mérite pour cela, a-t-il déclaré, doit être accordé au décret royal qui « permet à toute personne en Arabie saoudite, qu'elle soit saoudienne ou non, en règle ou clandestine, d'accéder aux services de santé en cas de test positif à la COVID-19. Cela a donné un énorme avantage à l'Arabie saoudite et a conduit à un très bon résultat.

Arab News a signalé le premier cas de Covid-19 dans le Royaume, un patient saoudien qui revenait d’Iran.

Arab News a signalé le premier cas de Covid-19 dans le Royaume, un patient saoudien qui revenait d’Iran.

Arab News a signalé le premier cas de Covid-19 dans le Royaume, un patient saoudien qui revenait d’Iran.

Il y a eu trois pics de cas d’infection journalière en Arabie saoudite, le record 4 919 ayant été atteint le 17 juin, ne serait plus enregistré

Il y a eu trois pics de cas d’infection journalière en Arabie saoudite, le record 4 919 ayant été atteint le 17 juin, ne serait plus enregistré

Il y a eu trois pics de cas d’infection journalière en Arabie saoudite, le record 4 919 ayant été atteint le 17 juin, ne serait plus enregistré

Le nombre de morts quotidiens était au plus haut le 5 juillet, avec 58 décès déclarés, et était retombé à 33 morts par jour le 15 septembre

Le nombre de morts quotidiens était au plus haut le 5 juillet, avec 58 décès déclarés, et était retombé à 33 morts par jour le 15 septembre

Le nombre de morts quotidiens était au plus haut le 5 juillet, avec 58 décès déclarés, et était retombé à 33 morts par jour le 15 septembre

Le 15 septembre, le Royaume enregistrait 326 930 cas d’infection depuis le début de l’épidémie. Dans le monde, le nombre total était de 29,7 millions cas

Le 15 septembre, le Royaume enregistrait 326 930 cas d’infection depuis le début de l’épidémie. Dans le monde, le nombre total était de 29,7 millions cas

Le 15 septembre, le Royaume enregistrait 326 930 cas d’infection depuis le début de l’épidémie. Dans le monde, le nombre total était de 29,7 millions cas

Compte tenu des statistiques par habitant, l'Arabie saoudite affiche un meilleur bilan que la plupart des États du Conseil de coopération du Golfe.

Compte tenu des statistiques par habitant, l'Arabie saoudite affiche un meilleur bilan que la plupart des États du Conseil de coopération du Golfe.

Compte tenu des statistiques par habitant, l'Arabie saoudite affiche un meilleur bilan que la plupart des États du Conseil de coopération du Golfe.

Le nombre total de décès en Arabie saoudite représentait un taux de 124 décès par million d’habitants – taux proche de la moyenne mondiale et en meilleure position que 54 autres pays.

Le nombre total de décès en Arabie saoudite représentait un taux de 124 décès par million d’habitants – taux proche de la moyenne mondiale et en meilleure position que 54 autres pays.

Le nombre total de décès en Arabie saoudite représentait un taux de 124 décès par million d’habitants – taux proche de la moyenne mondiale et en meilleure position que 54 autres pays.

Voilà comment étaient les rues d’Arabie saoudite, à l’orée du confinement… Une quiétude troublante et belle à la fois.

Ce que l'Arabie saoudite a fait pour freiner la propagation de la COVID-19

Un homme traversant une rue vide de La Mecque le 3 avril. Un jour plus tôt, l’Arabie saoudite avait prolongé de 24h les restrictions de couvre-feu pour deux villes les plus saintes d’Islam, pour endiguer la propagation de la Covid-19. (AFP)

Un homme traversant une rue vide de La Mecque le 3 avril. Un jour plus tôt, l’Arabie saoudite avait prolongé de 24h les restrictions de couvre-feu pour deux villes les plus saintes d’Islam, pour endiguer la propagation de la Covid-19. (AFP)

Un homme traversant une rue vide de La Mecque le 3 avril. Un jour plus tôt, l’Arabie saoudite avait prolongé de 24h les restrictions de couvre-feu pour deux villes les plus saintes d’Islam, pour endiguer la propagation de la Covid-19. (AFP)

Ce que l'Arabie saoudite a fait pour freiner la propagation de la COVID-19

Le roi Salmane s'est adressé à la nation le 19 mars, mettant en garde contre un combat "plus difficile" à venir, alors que le Royaume faisait face à des fermetures causées par le virus et à la chute du prix du pétrole. (AFP)

Le roi Salmane s'est adressé à la nation le 19 mars, mettant en garde contre un combat "plus difficile" à venir, alors que le Royaume faisait face à des fermetures causées par le virus et à la chute du prix du pétrole. (AFP)

Le roi Salmane s'est adressé à la nation le 19 mars, mettant en garde contre un combat "plus difficile" à venir, alors que le Royaume faisait face à des fermetures causées par le virus et à la chute du prix du pétrole. (AFP)

Le nouveau comité de suivi de la COVID-19, créé pour surveiller et coordonner la réaction nationale à la maladie en Arabie saoudite, a tenu sa première réunion le 1er février. Le fait que le Royaume prenait au sérieux la nouvelle menace se reflétait clairement dans la diversité de la composition du groupe, présidé par le ministre de la Santé, le Dr Tawfiq bin Fawzan Al-Rabiah.

Autour de la table, des représentants de 13 ministères: la Santé, la Défense, l’Énergie, l’Intérieur, les Affaires étrangères, les Finances, les Médias, le Commerce et l’Investissement, le Hajj et l'Omra, l’Éducation et le Tourisme, ainsi que la Garde nationale. Étaient également présents l'Autorité générale de l'Aviation civile, l'Autorité du Croissant-Rouge saoudien, l'Autorité saoudienne des Aliments et des Médicaments, l'Autorité générale des Douanes et le Centre saoudien de Prévention et de Contrôle des maladies.

Dès le départ, comme l'OMS le reconnaîtra bientôt, l'Arabie saoudite est déterminée à être aussi prête que possible à affronter l'horreur qui se rapproche de plus en plus de ses frontières.

Pour le Dr Al-Ghamdi, directeur général adjoint du Centre saoudien de Prévention et de Contrôle des maladies, la solidité avec laquelle le Royaume a résisté à la tempête COVID-19 était le produit d'un leadership efficace et d'une riposte coordonnée au niveau national.

« C'était un très bon exercice pour le gouvernement et pour la Santé publique ainsi que pour le système de santé en général, de voir les lacunes et de les combler immédiatement », a-t-il déclaré. De plus, « cela nous a donné l'occasion de réfléchir pour les mois et les années à venir et de mettre en œuvre les changements nécessaires qui mettront l'Arabie saoudite dans la meilleure position pour relever les défis futurs du système.

Dans une déclaration du 25 mars, le Dr Ahmed Al-Mandhari, directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale, a salué la réaction rapide du Royaume. Son expérience avec le Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) n'a pas été oubliée, a-t-il déclaré, et le pays « tirait également parti de son expertise unique dans la gestion des rassemblements de masse et la préparation aux situations d'urgence pendant le Hajj ».

Le 17 mars, l’Arabie saoudite fermait temporairement l’accès à tous ses lieux de culte à l’exception des deux mosquées saintes à La Mecque et Médine. Trois jours plus tard, celles-ci étaient également fermées. (AFP)

Lors de sa 10e réunion, le 29 février, le comité COVID-19 a noté avec prudence que, même si le monde entier était sous l'impact de plus de 88 000 cas et près de 3 000 décès, l'Arabie saoudite restait toujours exempte de virus. 

En l'espace de deux jours, tout cela allait changer.

Il a fallu un peu plus de deux mois à la COVID-19 pour atteindre l’Arabie saoudite. Au moment où le Royaume détectait son premier cas, le 2 mars, le monde avait enregistré 91 000 cas et 3118 décès.

La majorité de ces cas se trouvaient toujours en Chine, mais il était déjà évident que les efforts pour contenir le virus dans ce pays avaient échoué; plus de 10 000 infections et 172 décès avaient déjà été enregistrés au-delà des frontières chinoises.

Dès le début, les autorités saoudiennes ont réalisé que le raz-de-marée qui engloutissait rapidement le monde balayerait inévitablement le Royaume mais, grâce à la période de deux mois pendant laquelle le virus avait été tenu à distance, elles avaient eu le temps de planifier pour le pire.

« Nous avons eu plus de chance que de nombreux autres pays parce que nos cas ont commencé un peu plus tard », a déclaré le Dr Hani Jokhdar, sous-ministre de la Santé publique, s'exprimant en août lors du sommet virtuel de Riyad sur la santé numérique mondiale. « Cela nous a donné l'occasion de développer nos systèmes, de regarder et d'observer ce qui se passait dans le reste du monde.»

La marge de manœuvre de l’Arabie saoudite n’est pas uniquement due à la chance. Le 28 janvier, plus d'un mois avant que le Royaume ne connaisse son premier cas, le ministère de la Santé avait lancé une campagne publique d'information. Au même moment, des plans sont en cours d'élaboration pour l'introduction de tests à grande échelle, l’identification des contacts des cas confirmés et l'introduction de systèmes de mise en quarantaine.

L’Arabie saoudite a pris des précautions avant l’arrivée de la pandémie, telles que le lancement de campagnes de sensibilisation, la fermeture de lieux publics et la préparation de tests en laboratoire. (AFP)

Il était grand temps d'agir. Le 2 février, 10 étudiants saoudiens sont évacués de Wuhan et transportés à Riyad à bord d'un avion privé envoyé par le gouvernement. Tous ont été testés négatifs à la COVID-19 mais néanmoins mis en quarantaine pendant deux semaines.

Mais le virus, aidé par des voyages aériens mondiaux encore largement illimités, évoluait rapidement. Le 4 février, jour où le nombre d’infections en Chine est passé à 20 000, avec 426 décès, l’OMS ne recommandait toujours pas aux pays d’imposer des restrictions de voyage.

En fait, le 4 février, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a pris la décision extraordinaire d'exhorter les pays à ne pas interdire les vols au départ de Wuhan, car cela « aurait pour effet d'accroître la peur et la stigmatisation, avec peu d'avantages pour la santé publique ».

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreysus portant un masque à l’issue d’une cérémonie à Genève. Le roi Salmane a octroyé 10 millions de dollars à l’organisation pour aider le Yémen à faire face au coronavirus. (AFP)

Quoi qu’il en soit, deux jours plus tard, le 6 février, l'Arabie saoudite interdisait à ses citoyens et résidents de se rendre en Chine. Ce n’est que le 11 mars que l'OMS déclare finalement qu’il s’agit d’une pandémie, un état de fait d’une évidence aveuglante pour les 114 pays déjà sous l'emprise du virus.

Alors que les gouvernements du monde entier réagissaient à la menace avec peu de rigueur, il était remarquable que le Royaume l'ait retardée aussi longtemps que possible. L’Arabie saoudite était le dernier des six États du CCG à être touché.

Alors que les gouvernements du monde entier réagissaient à la menace avec peu de rigueur, il était remarquable que le Royaume l'ait retardée aussi longtemps que possible. L’Arabie saoudite était le dernier des six États du CCG à être touché.

Tout au long du mois de février, alors que les équipes de santé et de sécurité étaient mobilisées et formées, une série de mesures a été prise pour répondre à l'évolution rapide de la situation mondiale.

Certaines de ces étapes ont été présentées dans un article publié dans le Saudi Pharmaceutical Journal en mai, sous le titre « L’importance des mesures de précaution précoces pour éviter la propagation de la COVID-19: l'Arabie saoudite comme exemple ».

Les auteurs de l’étude, parmi lesquels des membres de l'Autorité saoudienne des aliments et des médicaments, de l'Université Roi Saud, de l'hôpital Roi Khalid, du Centre régional d'information sur les médicaments ainsi que du centre de pharmacovigilance de Tabuk, ont affirmé que l'Arabie saoudite « était l'un des pays qui avait pris très tôt des mesures de précaution... avant que tout cas ne se produise et avant que l'OMS ne déclare que la COVID-19 était bel et bien une épidémie. »

Dès le début de la pandémie, les mesures de précaution ont été renforcées dans les centres de surveillance médicale de tous les postes d'entrée, tous les passagers venant de pays frappés par la COVID-19 étant dépistés et isolés et leur état de santé surveillé.

Un aspect de la préparation du pays – son autosuffisance en équipements médicaux essentiels tout au long de la crise – a été couvert par Arab News, qui a rapporté le 12 août qu’environ 50 unités industrielles du Royaume travaillaient d’arrache-pied pour fournir des produits médicaux essentiels. L'une d'elles, Enayah, avait même une capacité suffisante pour exporter ses produits vers les pays voisins du CCG, d'autres pays arabes et même l'Union européenne.

L'Arabie saoudite a également été l'un des premiers pays au monde à mettre en place des tests de laboratoire sécurisés pour la COVID-19. Le 5 mars, des tests ont été introduits pour toute personne présentant des symptômes. Le 13 juillet, plus de 2 millions de tests COVID-19 avaient été effectués et, au 31 août, le total dépassait 5 millions.

Le 19 février, les citoyens et les résidents ont été priés de reporter tout voyage à Singapour, qui avait enregistré 80 cas. C'était le début d'une série de restrictions de voyage qui s’est achevée le 15 mars, lorsque l'Arabie saoudite est devenue le deuxième État du CCG à imposer une interdiction sur tous les vols internationaux. Conjointement, les services de transport maritime avec 50 pays, à l'exclusion des navires de transport de marchandises, ont été suspendus et le 21 mars, des interdictions ont été imposées aux voyages intérieurs par avion, train et autobus.

Le 27 février, l'Arabie saoudite a pris la décision sans précédent de suspendre les visas de l'Omra pour les voyageurs étrangers.

Le 5 mars, des dizaines d'événements, dont la Foire internationale du livre de Riyad et le Festival international du cheval saoudien, ont été annulés. Trois jours plus tard, toute la population de Qatif, la ville de la province orientale où la majorité des premiers cas du Royaume étaient apparus, a été placée en quarantaine et les écoles et les universités du pays ont été fermées. L'interdiction des rassemblements et des cérémonies de mariage suivrait, le 13 mars.

Le 8 mars, les autorités saoudiennes ont annoncé la fermeture de toutes les écoles, et les universités publiques et privées à travers le pays. (AFP)

Bien qu’il soit focalisé sur sa propre crise imminente, le 9 mars, le Royaume a répondu à l’appel de l’OMS demandant aux nations de faire davantage pour lutter contre la COVID-19 à travers un don de 10 millions de dollars au fonds de combat régional de l’organisation. À l’intérieur du pays, 50 milliards de RS (13 milliards de dollars) ont été alloués pour soutenir le secteur bancaire du Royaume et les institutions financières ainsi que les petites et moyennes entreprises.

Le 19 mars, pour démontrer que tous les leaders de l’Arabie saoudite prenaient à cœur le défi de la pandémie, le roi Salmane a prononcé un discours public exceptionnel à la télévision, faisant appel au « sens accru de la responsabilité collective » de toute la nation.

« Le Royaume, a-t-il dit, continue de prendre toutes les mesures de précaution pour faire face à cette pandémie et limiter ses effets. Nous dépendons de l'aide d’Allah, puis du déploiement de toutes nos capacités, soutenues par votre forte détermination face à cette épreuve ».

Il a ajouté: « La force, la ténacité et la détermination dont vous avez fait preuve pendant cette période difficile ainsi que votre pleine coopération avec les agences gouvernementales compétentes, sont les facteurs et les piliers les plus importants du succès des efforts de l’État. »

Le 23 mars, le roi a offert 10 millions de dollars supplémentaires à l'OMS pour fournir au Yémen des équipements et des fournitures essentiels. L'Arabie Saoudite a également commencé à acheminer de l’équipement médical depuis le centre logistique de l'OMS à Dubaï vers Aden pour renforcer la préparation du Yémen à la COVID-19. 

« Ce financement aidera l’OMS à intensifier ses efforts alors qu’elle prend des mesures régionales et mondiales pour lutter contre la propagation de la maladie », a commenté le Dr Al-Mandhari, directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

Le 22 mars, le roi Salmane a ordonné un couvre-feu de 21 jours de 19 heures à 6 heures du matin dans tout le pays. Les seules exceptions concerneraient les travailleurs des industries vitales, y compris les magasins d'alimentation, les pharmacies et les services médicaux, et les responsables des services de l'eau, de l'énergie et des transports. Trois jours plus tard, le couvre-feu à La Mecque et à Médine est prolongé, commençant à 15 heures.

Cependant, il devint évident que, en vue de prévenir la propagation de la maladie, rien ne devrait s'opposer à tout citoyen ou résident recherchant une aide médicale. Par conséquent, le 30 mars, le roi Salmane ordonne que tous les patients COVID-19 dans le Royaume soient traités gratuitement.

L'ordonnance s'appliquait à tous, y compris les contrevenants aux lois sur la résidence, le travail ou la sécurité aux frontières, qui « seront tous traités gratuitement dans les hôpitaux publics et privés ainsi que les centres de santé, sans aucune responsabilité civile. »

Le 6 avril, alors que le nombre de cas augmentait dans certaines régions, un couvre-feu de 24 heures était imposé aux villes de Riyad, Tabuk, Dammam, Dhahran et Hofuf et aux gouvernorats de Djeddah, Taif, Qatif et Khobar. Les habitants étaient autorisés à quitter leur domicile entre 6h et 15h, mais uniquement pour des besoins essentiels et dans leur propre quartier.

Le lendemain, le 7 avril, le Dr Al-Rabiah, ministre de la Santé d'Arabie saoudite, a averti que le taux d'augmentation des infections COVID-19 en Arabie saoudite au cours des prochaines semaines dépendrait « principalement de la coopération de tous et de l’engagement vis-à-vis des instructions et des directives émises par les autorités compétentes. »

L'État faisait sa part. 8 milliards de RS avaient déjà été alloués à la lutte contre le virus, et, à la suite d'une réunion virtuelle le 6 avril, le prince héritier Mohammed ben Salmane a approuvé une injection de sommes d'argent supplémentaires de 7 milliards de SR. Au cours des trois mois suivants, plus de 2 800 lits en unité de soins intensifs ont été ajoutés, augmentant le stock du Royaume de 30%.

« Cependant a déclaré le Dr Al-Rabiah, certains individus ne prenaient pas les choses au sérieux concernant cette pandémie, tout en négligeant les mesures interdisant les contacts étroits et les rassemblements ».

Le Dr Al-Rabiah a également révélé les résultats de quatre études qui avaient été menées par des épidémiologistes, prévoyant que le nombre total de cas au cours des prochaines semaines pourrait varier d'au moins 10 000 à 200 000. « Le non-respect des règlements, a-t-il ajouté, entraînera une augmentation considérable du nombre de cas ».

Le message est sans aucun doute passé. Comme révélé lors du briefing quotidien du ministère sur la COVID-19, le 2 juillet, le ministre adjoint de la Santé, le Dr Mohammed Al-Abdelaali, a noté qu'il avait fallu 90 jours, au lieu des 30 prévus, pour atteindre les 200 000 cas. Le Royaume avait réussi à gagner du temps, « pour mieux gérer la crise », a-t-il dit.

À l'instar de ses voisins du CCG, le 26 avril, l'Arabie saoudite a temporairement assoupli les restrictions pendant la journée avant le début du Ramadan partout, à l'exception de La Mecque et de quelques régions isolées, permettant aux gens de quitter leur domicile entre 9h et 17h. Le 13 mai, le couvre-feu de 24 heures a été réimposé à l'ensemble du pays pour la durée de la fête de l'Aïd Al-Fitr.

Fin mai, le ministère de l'Intérieur a annoncé des mesures de précaution et des protocoles de prévention pour plusieurs secteurs en vue d'un assouplissement du couvre-feu national à partir du 21 juin. Des restrictions sont cependant demeurées en place pour le Hajj et l'Omra, les voyages internationaux et les rassemblements de plus de 50 personnes.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, le ministre des Finances, Mohammed ben Abdallah Al-Jadaan, également ministre par intérim de l'Économie et de la Planification, a déclaré que la levée progressive des couvre-feux représentait « une nouvelle étape face à la crise pandémique mondiale et vers un retour progressif aux activités économiques du Royaume à leur niveau normal. »

Comme l'a expliqué le ministre de la Santé, le Dr Al-Rabiah, lors du Sommet mondial sur la santé numérique de Riyad en août, les technologies – certaines nouvelles, d’autres déjà utilisées et rapidement adaptées – seraient certainement les principales armes dans la bataille du Royaume contre la COVID-19.

« Pendant la présidence du G20 par le Royaume et avant l’apparition de la pandémie, nous avons fait de la préparation anticipée à la pandémie et de la santé numérique nos priorités», a déclaré le ministre lors du sommet.

L'accent mis sur la santé numérique « est essentiel car elle joue un rôle fondamental dans le soutien de la gestion des urgences sanitaires tout en renforçant les mécanismes d'intervention existants », a-t-il déclaré. Les outils numériques « permettent également un accès innovant et équitable aux services de santé, au partage de données et à une meilleure coordination », a-t-il ajouté.

S'exprimant également lors du sommet, le Dr Jokhdar, vice-ministre de la Santé publique, a décrit comment l'Arabie saoudite avait observé et attendu l'arrivée inévitable de la COVID-19, « elle a vu des pays dotés de bons systèmes de santé frappés de plein fouet par le nombre de cas, et leurs capacités à gérer la stratégie de santé publique et les systèmes de défense dépassées. »

La leçon rapidement prise en compte était que la technologie de santé publique existante, conçue principalement pour une utilisation en milieu hospitalier, « n'était pas à la hauteur pour permettre aux pays de gérer une telle pandémie. »

À ce stade, les ministres ont longuement examiné l'état de préparation de l'Arabie saoudite. « Nous avons examiné en profondeur, on s’est mis d'accord pour mettre en place notre équipe et analyser notre technologie afin de déterminer comment nous pouvons tirer parti de ce que nous avons déjà sur le terrain. », a déclaré M. Jokhdar.

« Nous avons déjà notre centre de commandement et de contrôle et notre centre des opérations d'urgence qui fonctionnent depuis quelques années. Demandons-leur ce qu'ils veulent pour que notre équipe technologique soit prête à nous aider avec cette pandémie, si elle se produit en Arabie saoudite.

« Ensuite, nous avons examiné le tableau de bord de notre Centre national de commandement de la santé (CNCS), en préparation depuis deux ans et lancé il y a environ un an pour être axé sur les opérations des hôpitaux et des soins de santé primaires, et nous avons demandé: pouvons-nous utiliser ceci, pouvons-nous transformer cela en autre chose? »

La réponse était affirmative.  

En un laps de temps extrêmement court, le CNCS, qui avait été mis en place principalement pour surveiller les opérations quotidiennes des hôpitaux et des établissements de soins de santé primaires, a été adapté pour permettre au personnel du ministère de suivre chaque évolution de la lutte contre la COVID -19. Il est devenu « un système d'alerte précoce… d'une valeur inestimable ».

Alimenter le CNCS et annoncer toutes les décisions prises quotidiennement dans la bataille contre la COVID-19 représentait un flux continu de données récoltées par une série d'applications et d'autres systèmes numériques, certains déjà existants et adaptés à la crise et d'autres ayant été rapidement développés pour y faire face.

Parmi ces systèmes numériques, citons Mawid, un système centralisé de prise de rendez-vous pour les soins de santé primaires, et Seha, une application à travers laquelle on peut consulter un médecin par SMS, téléphone ou vidéoconférence, prendre des rendez-vous pour le test COVID-19 et effectuer des auto-évaluations COVID-19 également.

L'application Tabaud permet aux utilisateurs de savoir s'ils ont été en contact avec une personne confirmée positive à la COVID-19, tandis que Takasi est une plate-forme en ligne permettant aux travailleurs de la santé de saisir les données des patients et d'organiser des tests de masse ainsi que la surveillance active des cibles et la recherche des contacts.

Une infirmière prenant la température d’un patient de la clinique ambulante de La Mecque le 7 avril. À l’aide de plusieurs applications mobiles, le Royaume a pu faciliter les soins pour ses résidents. (AFP)

Lancé le 11 avril, Tetamman « Soyez rassuré » a été développé en tant que « système de soins numériques » pour téléphones intelligents grâce auquel les utilisateurs peuvent, entre autres, accéder facilement à du matériel éducatif précis et signaler leurs symptômes, déclenchant au besoin un appel, si nécessaire, à partir d'un 937 pour conseil. En ce qui concerne les tests de masse, Tetamman s'est avéré irremplaçable, permettant aux gens de profiter des stations de test au volant mises en place par le ministère dans 17 villes.

Le nombre de nouveaux cas semble avoir atteint un sommet en Arabie saoudite le 17 juin, lorsqu'un record de 4 919 a été signalé. Un mois plus tard, alors que la nation effectuait ce que les autorités qualifiaient de « retour prudent à la normalité », il était évident que le nombre diminuait presque quotidiennement. Lors du briefing quotidien du 21 juillet, le ministre adjoint de la Santé, le Dr Al-Abdelaali, a attribué la baisse des cas à « l'implication de tout le monde ».

Déterminer objectivement comment une nation a fait face à la pandémie implique souvent la prise en compte de facteurs sociaux, culturels et économiques imprécis et d'une image globale complexe et en constante évolution, difficile à prendre en compte dans toute évaluation et qui rend inévitablement les comparaisons avec d'autres nations particulièrement problématiques.

Telle était la tâche assumée par les chercheurs de la Blavatnik School of Government de l'Université d'Oxford, qui, au début de la crise, ont entrepris de surveiller et de documenter les réactions politiques à la COVID-19 des gouvernements du monde entier.

Une équipe de plus de 100 étudiants et membres du personnel de l'Université d'Oxford de toutes les régions du monde a minutieusement recueilli des informations sur les réactions gouvernementales accessibles au public, sur base de 17 indicateurs, y compris les politiques de confinement et de fermeture (telles que les fermetures d'écoles et les restrictions de mouvement) et les politiques économiques et celles du système de santé (comme les régimes de dépistage). Le résultat incontestable d’après l'Oxford Coronavirus Government Response Tracker, se traduit par la conclusion suivante : « Plus le score est élevé, plus la réaction d'un gouvernement est jugée stricte. »

Il est rassurant de noter que, tout au long de la pandémie, la réaction de l’Arabie saoudite a toujours été jugée plus sévère que celle de nombreux autres pays, notamment les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Dans les pays où les gouvernements ont hésité à agir ou ont laissé la politique interne faire dérailler les stratégies de la santé publique, la COVID-19 s'est propagée. Comme on peut lire dans un article sur le site Web d'Euronews le 3 avril, « alors que certains gouvernements ont été paralysés par la confusion, la peur et l'incertitude entourant la pandémie, Riyad a pris des décisions difficiles pour le bien de tout le monde, et elle continue de le faire. »

Dans le Royaume, il y avait eu « une mobilisation massive du gouvernement, des médias et de la société civile pour créer du jour au lendemain le type de prise de conscience, de concentration et de solidarité, essentiels pendant une pandémie mondiale… une mobilisation qui fait grandement défaut dans certaines capitales occidentales », a ajouté Euronews.

L'Arabie saoudite n'a bien sûr pas échappé à la malédiction du virus. Mais l'expérience vraiment catastrophique de nombreux pays, comme les États-Unis et le Royaume-Uni, a montré que, sans le genre de gouvernance décisive exercée dans le Royaume cette année, le prix payé par les citoyens saoudiens aurait pu être beaucoup plus élevé.

Le 15 septembre, alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens en Arabie saoudite continuait de chuter, atteignant un taux de cas le plus bas jamais observé depuis cinq mois, le Royaume a fait une annonce extrêmement symbolique, soulevant la perspective d'un retour complet à la normalité au cours de la nouvelle année.

Six mois après l'imposition initiale des restrictions de voyage, l'Arabie Saoudite a partiellement levé la suspension des vols internationaux, dans le but de mettre fin à toutes les restrictions sur les voyages par voie terrestre, maritime et aérienne après le 1er janvier 2021.

Le 17 mars, l’Arabie saoudite fermait temporairement l’accès à tous ses lieux de culte à l’exception des deux mosquées saintes à La Mecque et Médine. Trois jours plus tard, celles-ci étaient également fermées. (AFP)

Le 17 mars, l’Arabie saoudite fermait temporairement l’accès à tous ses lieux de culte à l’exception des deux mosquées saintes à La Mecque et Médine. Trois jours plus tard, celles-ci étaient également fermées. (AFP)

Le 17 mars, l’Arabie saoudite fermait temporairement l’accès à tous ses lieux de culte à l’exception des deux mosquées saintes à La Mecque et Médine. Trois jours plus tard, celles-ci étaient également fermées. (AFP)

L’Arabie saoudite a pris des précautions avant l’arrivée de la pandémie, telles que le lancement de campagnes de sensibilisation, la fermeture de lieux publics et la préparation de tests en laboratoire. (AFP)

L’Arabie saoudite a pris des précautions avant l’arrivée de la pandémie, telles que le lancement de campagnes de sensibilisation, la fermeture de lieux publics et la préparation de tests en laboratoire. (AFP)

L’Arabie saoudite a pris des précautions avant l’arrivée de la pandémie, telles que le lancement de campagnes de sensibilisation, la fermeture de lieux publics et la préparation de tests en laboratoire. (AFP)

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreysus portant un masque à l’issue d’une cérémonie à Genève. Le roi Salmane a octroyé 10 millions de dollars à l’organisation pour aider le Yémen à faire face au coronavirus. (AFP)

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreysus portant un masque à l’issue d’une cérémonie à Genève. Le roi Salmane a octroyé 10 millions de dollars à l’organisation pour aider le Yémen à faire face au coronavirus. (AFP)

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreysus portant un masque à l’issue d’une cérémonie à Genève. Le roi Salmane a octroyé 10 millions de dollars à l’organisation pour aider le Yémen à faire face au coronavirus. (AFP)

Le 8 mars, les autorités saoudiennes ont annoncé la fermeture de toutes les écoles, et les universités publiques et privées à travers le pays. (AFP)

Le 8 mars, les autorités saoudiennes ont annoncé la fermeture de toutes les écoles, et les universités publiques et privées à travers le pays. (AFP)

Le 8 mars, les autorités saoudiennes ont annoncé la fermeture de toutes les écoles, et les universités publiques et privées à travers le pays. (AFP)

Une infirmière prenant la température d’un patient de la clinique ambulante de La Mecque le 7 avril.  À  l’aide de plusieurs applications mobiles, le Royaume a pu faciliter les soins pour ses résidents. (AFP)

Une infirmière prenant la température d’un patient de la clinique ambulante de La Mecque le 7 avril. À l’aide de plusieurs applications mobiles, le Royaume a pu faciliter les soins pour ses résidents. (AFP)

Une infirmière prenant la température d’un patient de la clinique ambulante de La Mecque le 7 avril. À l’aide de plusieurs applications mobiles, le Royaume a pu faciliter les soins pour ses résidents. (AFP)

Un Hajj extraordinaire, sans COVID-19

Grâce aux mesures de précaution extraordinaires prises par l’Arabie saoudite, pas un seul cas de COVID-19 n'est apparu durant le Hajj. (Ministère saoudien des médias)

Grâce aux mesures de précaution extraordinaires prises par l’Arabie saoudite, pas un seul cas de COVID-19 n'est apparu durant le Hajj. (Ministère saoudien des médias)

Grâce aux mesures de précaution extraordinaires prises par l’Arabie saoudite, pas un seul cas de COVID-19 n'est apparu durant le Hajj. (Ministère saoudien des médias)

Un Hajj extraordinaire, sans COVID-19

Un pèlerin priant sur le Mont Arafat, aussi appelé Jabal Al-Rahla (le Mont de Miséricorde), au sud-est de La Mecque, le 30 juillet. (Ministère des Médias saoudien)

Un pèlerin priant sur le Mont Arafat, aussi appelé Jabal Al-Rahla (le Mont de Miséricorde), au sud-est de La Mecque, le 30 juillet. (Ministère des Médias saoudien)

Un pèlerin priant sur le Mont Arafat, aussi appelé Jabal Al-Rahla (le Mont de Miséricorde), au sud-est de La Mecque, le 30 juillet. (Ministère des Médias saoudien)

De toutes les images extraordinaires diffusées dans le monde entier du Hajj sans précédent de cette année, ce sont les images de pèlerins circulant autour de la Kaaba avec une précision soigneusement chorégraphiée et socialement distancée qui a le mieux capturé l'esprit de la détermination de l'Arabie saoudite à lutter efficacement et activement contre la pandémie à sa propre façon.

Pendant des mois, dès la première apparition du virus, la tenue du Hajj est restée incertaine, même sous la forme très réduite qu'il prendrait finalement.

Cependant, ce qui est rapidement devenu évident, c'est qu'avec la responsabilité de millions de pèlerins qui visitent chaque année l'Arabie saoudite, et par extension, pour le bien-être des nations dont ils sont originaires, le Royaume n'allait pas prendre de risque en leur nom.

Le 27 février, avant qu'un seul cas de COVID-19 n'ait été détecté dans le pays et alors que l'OMS exhortait toujours les pays à ne pas interdire les vols au départ de Wuhan, l'Arabie saoudite annonçait qu'elle suspendait les visas de visiteurs étrangers pour l'Omra et fermait les lieux saints aux étrangers.

Le 17 mars, pendant que d'autres pays musulmans hésitaient à agir, l'Arabie saoudite prenait la décision sans précédent, mais nécessaire, de fermer temporairement tous les lieux de culte à l'exception des deux saintes mosquées de La Mecque et de Médine. Trois jours plus tard, celles-ci étaient également fermées.

Une telle décision audacieuse et sage contraste avec la décision perverse de l’Iran de fermer ses mosquées mais de garder ouverts les lieux saints qui attirent des millions de pèlerins chaque année dans les villes de Qom et Mashhad. En ce début mars, des images inquiétantes sont apparues sur les réseaux sociaux, de pèlerins chiites touchant, embrassant et même léchant des sanctuaires.

En Arabie saoudite, la décision d'aller de l'avant avec le Hajj en juillet, un événement d'une importance vitale pour les musulmans du monde entier, ne pouvait pas être précipitée.

En Arabie saoudite, la décision d'aller de l'avant avec le Hajj en juillet, un événement d'une importance vitale pour les musulmans du monde entier, ne pouvait pas être précipitée.

L'enjeu était important. Pour le Hajj en 2019, 2,5 millions de pèlerins avaient convergé vers La Mecque. Sur ce nombre, 634 000 venaient du Royaume lui-même, et il était compréhensible qu'accueillir un nombre similaire en 2020 risquerait de propager la maladie comme une traînée de poudre.

Pire encore, plus de 1,85 million de pèlerins étaient venus de l’extérieur, 60% de pays asiatiques et 22% d'autres États arabes.

La perspective de renvoyer potentiellement un grand nombre de pèlerins chez eux avec un tel virus dans des dizaines de pays à travers le monde était impensable. En fin de compte, l'Arabie saoudite a opté pour un compromis historique et symbolique.

Le Hajj se déroulerait en 2020, mais avec seulement 1 000 pèlerins représentatifs, choisis parmi les locaux et les étrangers résidant déjà dans le pays.

Même 1 000 était un nombre difficile à gérer à un moment où le monde entier, y compris l'Arabie saoudite, travaillait dur pour limiter la transmission de la maladie en restreignant les rassemblements sociaux. Cependant, la façon dont la série complexe de rituels du Hajj avait été gérée par les autorités a été saluée dans le monde entier.

Comme l'a expliqué le ministre de la Santé, le Dr Al-Rabiah, lors du Sommet mondial sur la santé numérique de Riyad en août, c'est l'utilisation d'outils numériques, « ainsi que la mise en œuvre de mesures de santé et de sécurité exceptionnelles », qui ont « aidé (l'Arabie saoudite) à gérer avec succès ce qui est généralement l'un des plus grands rassemblements religieux au monde dans des circonstances extraordinaires.

« Les pèlerins arrivant dans les villes saintes ont été identifiés électroniquement avec des bracelets conçus pour surveiller et enregistrer leur état de santé et suivre les individus mis en quarantaine à leur retour chez eux », a expliqué le Dr Al-Rabiah. «En conséquence, nous avons été très chanceux de n'avoir eu aucun cas de COVID-19 pendant le Hajj cette année.»

Toutes les précautions ont été prises, depuis le dépistage et l'isolement des pèlerins avant le Hajj jusqu'à leur équipement avec les bracelets électroniques. Des groupes de 50 pèlerins étaient, chacun, dirigés par un guide médical qualifié. Les masques étaient obligatoires, seule l'eau de Zamzam pré-embouteillée pouvait être bue et même les cailloux, utilisés pour la lapidation symbolique de Satan – normalement collectés sur le sol à Muzdalifah par les pèlerins eux-mêmes –, avaient été préalablement rassemblés pour eux, stérilisés et distribués dans des sacs.

Par conséquent, pas un seul cas de COVID-19 n'est apparu pendant le Hajj, une victoire de santé publique, non seulement pour l’Arabie Saoudite mais également pour les pèlerins, dont le comportement et le respect des nouvelles règles ont été exemplaires.

Grâce à l’adoption de mesures préventives très strictes, ce sont quelques 1000 pèlerins qui ont pu effectuer le Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Grâce à l’adoption de mesures préventives très strictes, ce sont quelques 1000 pèlerins qui ont pu effectuer le Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Grâce à l’adoption de mesures préventives très strictes, ce sont quelques 1000 pèlerins qui ont pu effectuer le Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Le Hajj a été une victoire pour la santé publique, les pèlerins ayant strictement respecté les consignes de port du masque. (Ministère saoudien de l’Information)

Le Hajj a été une victoire pour la santé publique, les pèlerins ayant strictement respecté les consignes de port du masque. (Ministère saoudien de l’Information)

Le Hajj a été une victoire pour la santé publique, les pèlerins ayant strictement respecté les consignes de port du masque. (Ministère saoudien de l’Information)

Le ministre de la Santé, Dr. Al-Rabiah explique que les mesures mises en place par l’Arabie saoudite ont aidé le Royaume à dépasser la complexité de l’organisation du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Le ministre de la Santé, Dr. Al-Rabiah explique que les mesures mises en place par l’Arabie saoudite ont aidé le Royaume à dépasser la complexité de l’organisation du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Le ministre de la Santé, Dr. Al-Rabiah explique que les mesures mises en place par l’Arabie saoudite ont aidé le Royaume à dépasser la complexité de l’organisation du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Chaque groupe de 50 personnes était mené par un guide médicalement qualifié. (Ministère saoudien de l’Information)

Chaque groupe de 50 personnes était mené par un guide médicalement qualifié. (Ministère saoudien de l’Information)

Chaque groupe de 50 personnes était mené par un guide médicalement qualifié. (Ministère saoudien de l’Information)

Les strictes mesures de distanciation sociale ont contribué au succès et a la sécurité du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Les strictes mesures de distanciation sociale ont contribué au succès et a la sécurité du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Les strictes mesures de distanciation sociale ont contribué au succès et a la sécurité du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Les pèlerins ont été testés et isolés avant le début du Hajj.  (Ministère saoudien de l’Information)

Les pèlerins ont été testés et isolés avant le début du Hajj.  (Ministère saoudien de l’Information)

Les pèlerins ont été testés et isolés avant le début du Hajj.  (Ministère saoudien de l’Information)

Des bracelets électroniques contenant des informations médicales ont contribué au suivi médical des pèlerins par les autorités du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Des bracelets électroniques contenant des informations médicales ont contribué au suivi médical des pèlerins par les autorités du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Des bracelets électroniques contenant des informations médicales ont contribué au suivi médical des pèlerins par les autorités du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Grâce à l’adoption de mesures préventives très strictes, ce sont quelques 1000 pèlerins qui ont pu effectuer le Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Grâce à l’adoption de mesures préventives très strictes, ce sont quelques 1000 pèlerins qui ont pu effectuer le Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Grâce à l’adoption de mesures préventives très strictes, ce sont quelques 1000 pèlerins qui ont pu effectuer le Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Le Hajj a été une victoire pour la santé publique, les pèlerins ayant strictement respecté les consignes de port du masque. (Ministère saoudien de l’Information)

Le Hajj a été une victoire pour la santé publique, les pèlerins ayant strictement respecté les consignes de port du masque. (Ministère saoudien de l’Information)

Le Hajj a été une victoire pour la santé publique, les pèlerins ayant strictement respecté les consignes de port du masque. (Ministère saoudien de l’Information)

Le ministre de la Santé, Dr. Al-Rabiah explique que les mesures mises en place par l’Arabie saoudite ont aidé le Royaume à dépasser la complexité de l’organisation du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Le ministre de la Santé, Dr. Al-Rabiah explique que les mesures mises en place par l’Arabie saoudite ont aidé le Royaume à dépasser la complexité de l’organisation du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Le ministre de la Santé, Dr. Al-Rabiah explique que les mesures mises en place par l’Arabie saoudite ont aidé le Royaume à dépasser la complexité de l’organisation du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Chaque groupe de 50 personnes était mené par un guide médicalement qualifié. (Ministère saoudien de l’Information)

Chaque groupe de 50 personnes était mené par un guide médicalement qualifié. (Ministère saoudien de l’Information)

Chaque groupe de 50 personnes était mené par un guide médicalement qualifié. (Ministère saoudien de l’Information)

Les strictes mesures de distanciation sociale ont contribué au succès et a la sécurité du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Les strictes mesures de distanciation sociale ont contribué au succès et a la sécurité du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Les strictes mesures de distanciation sociale ont contribué au succès et a la sécurité du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Les pèlerins ont été testés et isolés avant le début du Hajj.  (Ministère saoudien de l’Information)

Les pèlerins ont été testés et isolés avant le début du Hajj.  (Ministère saoudien de l’Information)

Les pèlerins ont été testés et isolés avant le début du Hajj.  (Ministère saoudien de l’Information)

Des bracelets électroniques contenant des informations médicales ont contribué au suivi médical des pèlerins par les autorités du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Des bracelets électroniques contenant des informations médicales ont contribué au suivi médical des pèlerins par les autorités du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Des bracelets électroniques contenant des informations médicales ont contribué au suivi médical des pèlerins par les autorités du Hajj. (Ministère saoudien de l’Information)

Aller de l'avant avec les partenaires mondiaux

L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques du vaccin de Covid-19 menés en Russie. (AFP)

L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques du vaccin de Covid-19 menés en Russie. (AFP)

L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques du vaccin de Covid-19 menés en Russie. (AFP)

À l'heure actuelle, personne ne sait quand la pandémie de COVID-19 s’arrêtera. La fin la plus probable est le développement d'un vaccin - ou de vaccins - permettant aux humains de développer une immunité contre le virus.

Mais bien que des travaux soient actuellement en cours sur plus de 160 vaccins potentiels - l'Arabie saoudite étant impliquée dans le développement de trois formules pionnières - pousser le virus à l'extinction ne sera probablement pas un processus rapide ou facile.

La COVID-19 est loin d'être achevée. Bien que de nombreux pays, et parmi ceux-là l'Arabie saoudite, semblent gagner le combat contre cette pandémie, le nombre de cas dans le monde continue d'augmenter, se rapprochant des 30 millions le 15 septembre, tandis qu'un record historique de plus de 311 000 cas quotidiens a été enregistré le 11 septembre.

La COVID-19 est loin d'être achevée. Bien que de nombreux pays, et parmi ceux-là l'Arabie saoudite, semblent gagner le combat contre cette pandémie, le nombre de cas dans le monde continue d'augmenter, se rapprochant des 30 millions le 15 septembre, tandis qu'un record historique de plus de 311 000 cas quotidiens a été enregistré le 11 septembre.

Le nombre de décès quotidiens dans le monde a atteint un sommet, le 17 avril, avec 8 513 décès, mais reste toujours fortement élevé, avec plus de 6 000 le 15 septembre.

L'un des constats de la pandémie est que la réaction mondiale a été mal coordonnée, car les pays introduisaient des politiques différentes à des moments différents.

En tant que titulaire de la présidence du G20, l'Arabie saoudite a été à l'avant-garde des initiatives visant à garantir que la bataille mondiale contre le virus soit coordonnée, efficace et équitable, et que le monde soit mieux préparé pour faire face à la prochaine vague.

Dès le 18 mars, le Royaume a appelé à un sommet virtuel extraordinaire des leaders du G20 « pour proposer un ensemble coordonné de politiques visant à protéger les personnes et à sauvegarder l'économie mondiale ».

Lors de la réunion organisée par le roi Salmane une semaine plus tard, les présidents, chefs d'État et Premiers ministres se sont engagés à dépenser 5 000 milliards de dollars en mesures de lutte contre l'infection et ses répercussions économiques et financières.

Lors du sommet virtuel du G20, hébergé par le roi Salmane, les dirigeants mondiaux se sont engagés à verser 5 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie. (SPA)

En mai, l'Arabie saoudite a aidé à organiser une conférence mondiale des donateurs, dirigée par les leaders européens, qui a levé plus de 7 milliards de dollars pour les efforts visant à trouver un vaccin anti-COVID-19. En juillet, le Royaume a accueilli une réunion virtuelle d'urgence des ministres des Finances et des directeurs de banques centrales du G20, qui se sont engagés à « continuer à utiliser tous les outils politiques disponibles pour protéger la vie, l'emploi et les revenus des personnes, soutenir la reprise économique mondiale et renforcer la stabilité du système financier », dans la bataille pour aider le monde entier à se remettre de l’impact économique de la pandémie.

Pendant ce temps-là, des efforts de collaboration actifs ont lieu en Arabie saoudite pour développer des remèdes et un vaccin contre la COVID-19.

Le 9 août, le ministère saoudien de la Santé a annoncé que la société chinoise CanSino Biologics s'apprêtait à lancer un essai clinique de phase 3 d'un vaccin COVID-19 dans le Royaume, recrutant 5 000 volontaires à Riyad, Dammam et La Mecque pour un essai contrôlé et aléatoire qui comparera l'efficacité de l'Ad5-nCOV (le vaccin candidat) à celle d'un placebo.

Comme le journal médical The Lancet l'a rapporté en juin, les essais de phase 1 et 2 menés à Wuhan – le premier essai clinique « chez l'homme » d'un vaccin COVID-19 – avaient déjà montré que le vaccin candidat était sûr et potentiellement efficace.

Les responsables de la santé saoudiens ont également été en contact avec les développeurs britanniques du vaccin AZD1222, fruit d’une collaboration entre une société dérivée de l'Université d'Oxford et le géant pharmaceutique AstraZeneca. Le vaccin s'est montré très prometteur parmi les 18 000 personnes qui ont participé à des essais de phase 3 au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Afrique du Sud et au Brésil susceptibles d’entrer en production d'ici la fin de cette année.

L'Arabie saoudite est également partenaire des essais cliniques de Spoutnik V, un vaccin COVID-19 en cours de développement en Russie avec un financement du Fonds d'investissement direct russe (FIDR), qui prévoit de mener des essais cliniques de phase 3 impliquant 2000 personnes dans plusieurs pays différents, y compris l'Arabie saoudite.

Une infirmière inocule à un volontaire le nouveau vaccin russe contre la Covid-19, le 10 septembre 2020. (AFP)

Le FIDR, qui espère démarrer la production de masse en septembre en partenariat avec différents pays dont l'Arabie saoudite, prévoit qu'il sera en mesure de produire 200 millions de doses de Spoutnik V d'ici fin 2020.

Réagissant aux critiques selon lesquelles la Russie allait trop vite, en août, le PDG du FIDR, Kirill Dmitriev, a déclaré à Arab News que la loi russe autorisait la réalisation d'essais de phase 3 en même temps que l'administration d'un vaccin en cas d’urgence pandémique. 

« Une fois que vous avez une technologie dont vous savez qu'elle est efficace, il y a une responsabilité éthique de la mettre à la disposition des gens de manière sûre », a-t-il déclaré. « Il est irresponsable de retarder quelque chose dont vous savez l’efficacité, puis de la refuser aux personnes qui ont besoin de protection. »

Le dirigeant du Russian Direct Investment Fund (RDIF) Kirill Dmitriev. L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques de la Covid-19, en développement en Russie, et financés par le RDIF. (AFP)

Les médicaments ne sont qu’une partie de l’arsenal d’un pays confronté à une pandémie, et l’Arabie saoudite a perfectionné sa capacité à réagir rapidement, à surveiller et contrôler la propagation de la maladie, tant maintenant qu’en cas d’épidémie future.

Le Royaume attribue une grande partie de son succès à limiter les contaminations à son adoption précoce de la technologie numérique pour surveiller la propagation de la COVID-19 et façonner sa réaction. Le Sommet mondial sur la santé numérique de Riyad - conférence virtuelle de deux jours organisée par le ministère de la Garde nationale et le Secrétariat saoudien du G20 en collaboration avec le Centre saoudien pour les partenariats stratégiques internationaux - s'est tenu les 11 et 12 août et a attiré plus de 135 000 participants de 110 pays.

S'exprimant le dernier jour, le président du sommet, le Dr Bandar Al-Knawy, PDG des affaires de la santé au ministère de la Garde nationale et président de l'Université Roi Saoud bin Abdulaziz pour les sciences de la santé, a déclaré que les organisateurs avaient été « vraiment surpris par le niveau d'enthousiasme à travers le monde », ce qui a fait de cet événement « l'un des plus grands événements virtuels jamais vu ». 

Le résultat du sommet a été la Déclaration de Riyad, un manifeste pour « Le rôle de la santé numérique dans la lutte contre les pandémies actuelles et futures », forgé au cours d'une série de réunions d'experts d'Arabie saoudite, du Royaume-Uni, des États-Unis, de France, d’Australie et de Corée du Sud.

Le sommet a également reflété la réalité selon laquelle, même si la bataille contre la COVID-19 se poursuit, les scientifiques et les gouvernements se tournent vers la prochaine pandémie qui, selon beaucoup, se dirige inévitablement vers nous.

En avril, des scientifiques travaillant avec le programme de santé mondiale du Smithsonian ont découvert six nouveaux types de coronavirus chez des chauves-souris au Myanmar. Bien qu’ «aucun des virus ne semble étroitement lié au SRAS-CoV, au MERS-CoV ou au SRAS-CoV-2», ont-ils rapporté dans la revue PLOS One, on ne sait pas encore si les nouveaux virus seront nocifs pour les humains.

Même s'ils ne le sont pas, il y a de fortes chances qu'un nouveau coronavirus émerge. On pense que les chauves-souris, à elles seules, abritent plus de 3 000 coronavirus non encore découverts.

Bien que les coûts humains et économiques de la pandémie de la COVID-19 soient énormes, « la crise actuelle finira par se terminer », a écrit le professeur Michael T. Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses de l'Université du Minnesota, dans « Foreign Affairs » en juillet.

Mais « la communauté de la santé publique savait depuis des années avec certitude qu'une autre pandémie majeure était en route, et qu’une autre suivrait, et qu’une future épidémie microbienne serait encore plus importante et plus meurtrière », a-t-il averti.

La pandémie de COVID-19, « n’est probablement pas "l’épidémie majeure", dont la perspective hante les cauchemars des épidémiologistes et des responsables de la santé publique partout dans le monde », a ajouté Osterholm.

Sous la bannière de sa présidence du G20, l'Arabie saoudite a unifié le monde en reconnaissant que la collaboration mondiale est la seule voie à suivre pour que le monde soit mieux placé pour combattre son prochain ennemi microbien inévitable.

Ce message a été renforcé le 13 août dans un discours du directeur général de l’OMS, marquant le sixième mois de la désignation de l’épidémie de COVID-19 comme une urgence de santé publique de portée internationale.

En janvier, a-t-il rappelé, il n'y avait eu que 100 cas en dehors de la Chine avec aucun décès. Depuis lors, a-t-il déclaré, « il y a eu une augmentation exponentielle des cas, et tous les pays du monde ont été touchés ».

Au 13 août, jour où il a pris la parole, il y avait déjà un total de 21 millions de cas et plus de 756 000 décès dans le monde.

« Chaque personne, a déclaré le Dr Ghebreyesus, demande: Alors, comment pouvons-nous revenir à la "normale"? Aujourd'hui, je veux parler non pas de la façon dont nous allons revenir, mais de la manière d’aller de l'avant – sachant que pour avancer, le meilleur pari est de le faire ensemble. »

Pour réaliser cette ambition, au cours d’une année extraordinaire durant laquelle la position de l’Arabie saoudite sur la scène mondiale s’est considérablement accrue, le Royaume ouvre la voie.

Lors du sommet virtuel du G20, hébergé par le roi Salmane, les dirigeants mondiaux se sont engagés à verser 5 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie. (SPA)

Lors du sommet virtuel du G20, hébergé par le roi Salmane, les dirigeants mondiaux se sont engagés à verser 5 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie. (SPA)

Lors du sommet virtuel du G20, hébergé par le roi Salmane, les dirigeants mondiaux se sont engagés à verser 5 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie. (SPA)

Une infirmière inocule à un volontaire le nouveau vaccin russe contre la Covid-19, le 10 septembre 2020. (AFP)

Une infirmière inocule à un volontaire le nouveau vaccin russe contre la Covid-19, le 10 septembre 2020. (AFP)

Une infirmière inocule à un volontaire le nouveau vaccin russe contre la Covid-19, le 10 septembre 2020. (AFP)

Le dirigeant du Russian Direct Investment Fund (RDIF) Kirill Dmitriev. L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques de la Covid-19, en développement en Russie, et financés par le RDIF. (AFP)

Le dirigeant du Russian Direct Investment Fund (RDIF) Kirill Dmitriev. L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques de la Covid-19, en développement en Russie, et financés par le RDIF. (AFP)

Le dirigeant du Russian Direct Investment Fund (RDIF) Kirill Dmitriev. L’Arabie saoudite est partenaire des tests cliniques de la Covid-19, en développement en Russie, et financés par le RDIF. (AFP)

Les citoyens saoudiens parlent de leur vie durant la pandémie de Covid-19 et de la façon dont ils sont parvenus à en voir les bons côtés.

Crédits

Éditeur: Mo Gannon 
Directeur créatif: 
Simon Khalil
Designer: 
Omar Nashashibi
Graphisme: Douglas Okasaki
Producteur
vidéo : Eugene Harnan
Éditeur vidéo:
 Hassenin Fadhel
Interview vidéo: Hussam Al-Mayman
Vidéastes: Mohammed Al-Baigan, Nuaf Al-Mutery,
Abdullah Almdefer
Éditrice photo: 
Sheila Mayo 
Copy
editor: Sarah Mills
Réseaux sociaux: 
Mohammed Qenan
Producteur:
 Arkan Aladnani
Rédacteur en chef: 
Faisal J. Abbas

Un Saoudien, portant un masque pour se protéger du coronavirus, passe à côté d’une fresque à l’effigie du Roi Salman, à Riyad le 15 mars. (AFP)

Un Saoudien, portant un masque pour se protéger du coronavirus, passe à côté d’une fresque à l’effigie du Roi Salman, à Riyad le 15 mars. (AFP)

Un Saoudien, portant un masque pour se protéger du coronavirus, passe à côté d’une fresque à l’effigie du Roi Salman, à Riyad le 15 mars. (AFP)