Wall Street enregistre son meilleur semestre depuis 1998

Un rapport encourageant indique que le nombre de travailleurs ayant demandé des allocations chômage est tombé à 364 000 la semaine dernière. (AFP)
Un rapport encourageant indique que le nombre de travailleurs ayant demandé des allocations chômage est tombé à 364 000 la semaine dernière. (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 02 juillet 2021

Wall Street enregistre son meilleur semestre depuis 1998

  • La Bourse enregistre son meilleur semestre depuis la «bulle Internet»
  • Avec l’augmentation de la demande, les prix du pétrole et d’autres matières premières n’ont cessé de grimper cette année

NEW YORK: Les actions étaient légèrement à la hausse jeudi, ce qui a permis à la Bourse d’enregistrer son meilleur semestre depuis la «bulle Internet».

Les données économiques semblent encourageantes pour les investisseurs, dans l’attente du rapport sur l’emploi qui devrait paraître aujourd’hui. L’indice S&P 500 (indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux États-Unis) est monté de 0,3 % à 10 h 40. Le Dow Jones Industrial Average (plus vieil indice des bourses de New York et plus vieil indice boursier du monde) a grimpé de 0,2 % tandis que le Nasdaq Composite (l’un des trois indices boursiers les plus suivis aux États-Unis) a augmenté de moins de 0,1 %. L’indice S&P 500 a enregistré une hausse de 14,5 % à la fin du premier semestre de 2021, son meilleur semestre depuis 1998, alors que les investisseurs s’adaptent à la reprise économique post-pandémie, oubliant leurs préoccupations liées à l’inflation.

Un rapport encourageant indique que le nombre de travailleurs ayant demandé des allocations chômage est tombé à 364 000 la semaine dernière, le chiffre le plus bas depuis que l’économie a été frappée de plein fouet par la pandémie.

Les investisseurs reçoivent aujourd’hui le rapport sur l’emploi pour le mois de juin. Les économistes interrogés par FactSet tablent sur 675 000 créations d’emploi et une baisse du taux de chômage à 5,7 %.

Les cours du pétrole ont bondi avant une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Ses membres envisagent d’accroître la production alors que l’économie mondiale se remet de la pandémie.

Avec l’augmentation de la demande, les prix du pétrole et d’autres matières premières n’ont cessé de grimper cette année. Le pétrole est monté de 2,6 % jeudi matin et de 55 % depuis le début de l’année.

La hausse des prix du pétrole s’est traduite par une augmentation des actions des sociétés du secteur de l’énergie. Occidental Petroleum a connu une augmentation de ses actions de 5 %, ConocoPhilips de 3,5 % et Marathon Oil de 2,3 %. Le secteur de l’énergie de l’indice S&P 500 est le grand gagnant du premier semestre de 2021 avec une hausse de plus de 40 %.


La Bourse de Paris en forme pour commencer la semaine

Guillaume Pepy, ancien PDG de la SNCF, "sera proposé pour assurer la présidence du nouveau conseil d'administration" d'Orpea. Bertrand GUAY / AFP
Guillaume Pepy, ancien PDG de la SNCF, "sera proposé pour assurer la présidence du nouveau conseil d'administration" d'Orpea. Bertrand GUAY / AFP
Short Url
  • La Bourse de Paris progressait de 0,70% dans les premiers échanges lundi
  • Les volumes d'échanges devraient être réduits lors de cette séance, en l'absence des investisseurs américains, au repos pour leur fête nationale

PARIS: La Bourse de Paris progressait de 0,70% dans les premiers échanges lundi, espérant que le ralentissement de l'activité économique puisse adoucir le remède de choc que les banques centrales occidentales veulent administrer à l'économie pour combattre l'inflation.

L'indice vedette CAC 40 prenait 41,36 points, à 5.972,42 points, vers 09H40. La semaine dernière, il avait perdu 2,34% pour terminer à 5.931,06 points.

Les volumes d'échanges devraient être réduits lors de cette séance, en l'absence des investisseurs américains, au repos pour leur fête nationale. Cette baisse des liquidités pourra amplifier artificiellement certains mouvements de marché, à la hausse comme à la baisse.

L'indice parisien a plusieurs fois tenté de rebondir, mais ses dernières tentatives, dont la plus récente dans la deuxième quinzaine de juin, ont toutes fait long feu jusqu'ici, et le CAC 40 a conclu le premier semestre sur une chute de 17%.

"Après l'inflation puis le discours agressif des banques centrales, les craintes du marché sont tournées de plus en plus vers le risque de récession", qui est "important dans les prochains trimestres", explique Xavier Chapard, membre de l'équipe recherche et stratégie de la Banque Postale AM.

A court terme, les faibles perspectives économiques ne sont pas toujours défavorables aux indices. "Le pessimisme accru a stabilisé les actions" en fin de semaine dernière, les investisseurs pariant que le coup de frein sur l'activité pousse les banques centrales à lever le pied à moyen terme sur le durcissement de leur politique monétaire, avancent les analystes de la Deutsche Bank.

Mais les positions des banques centrales restent soumises à de nombreux aléas. Pour M. Chapard, "l'inflation devrait ralentir plus lentement que ne l'anticipent les marchés, ce qui limitera la capacité des banques centrales à soutenir l'économie et les marchés" en 2022.

A la cote, TotalEnergies mène le mouvement du CAC 40 (+3,15% à 51,73 euros), suivi par

Alstom (+2,61% à 22,44 euros) et Air Liquide (+1,24% à 128,52 euros).

Pepy au chevet d'Orpea

Guillaume Pepy, ancien PDG de la SNCF, "sera proposé pour assurer la présidence du nouveau conseil d'administration" d'Orpea, a indiqué dimanche soir le groupe privé de maisons de retraite, dans la tourmente depuis la parution début 2022 du livre enquête "Les Fossoyeurs". Le titre prenait 1,81% à 23,10 euros, mais est toujours en baisse de près de 75% depuis le 1er janvier.

Schneider Electric finalise son départ de Russie

Le géant français des équipements électriques et automatismes industriels Schneider Electric (+0,52% à 111,84 euros) a annoncé lundi avoir signé l'accord-cadre prévoyant la cession de ses activités en Russie à son équipe dirigeante locale, comme annoncé en avril.


Prix alimentaires: Bercy va lancer une enquête de l'Inspection générale des finances

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire arrive pour un déjeuner de travail avec le président français et le Premier ministre australien à l'Elysée à Paris le 1er juillet 2022. (Emmanuel DUNAND / AFP)
Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire arrive pour un déjeuner de travail avec le président français et le Premier ministre australien à l'Elysée à Paris le 1er juillet 2022. (Emmanuel DUNAND / AFP)
Short Url
  • De son côté, le Sénat a promis de faire un «premier bilan» des causes de l'inflation le 20 juillet dans le cadre du groupe de suivi en cours sur la loi Egalim
  • A Bercy, on souligne que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a réalisé plus de 1.200 contrôles depuis le début de l'année sur le secteur alimentaire

PARIS: Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé lundi qu'il allait lancer une mission de l'Inspection générale des finances (IGF) pour s'assurer du respect de la loi Egalim obligeant les distributeurs à vendre les produits alimentaires avec une marge minimale de 10% en faveur des producteurs.

"Je veux m'assurer que ces 10% reviennent bien aux producteurs" et "je lancerai une mission de l'Inspection générale des finances dans les tous prochains jours", a affirmé M. Le Maire.

"Je propose d'y associer des parlementaires et des représentants du monde agricole pour nous assurer que ces 10% au-dessus du seuil de revente à perte vont bien aux producteurs et ne se perdent pas ailleurs", a-t-il encore indiqué.

La loi Alimentation ou "Egalim" votée en 2018, dans un contexte très peu inflationniste, avait notamment encadré les promotions et relevé le seuil de revente à perte, avec pour objectif d'enrayer la course aux prix bas en magasin, ce qui était censé profiter au revenu des agriculteurs.

S'il s'avère que les dispositifs de cette loi ne profitent pas aux producteurs, "il faudra réfléchir à la possibilité de les modifier", indique-t-on au ministère de l'Economie, en permettant par exemple des promotions à 50%, au lieu des 34% aujourd'hui autorisés, a suggéré Bruno Le Maire.

Dans le contexte actuel de hausse des prix, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, avait demandé début avril la suspension partielle de cette règle des 10% afin de réduire ses prix de vente.

La semaine dernière, il avait jugé "suspectes" certaines hausses de prix demandées par les industriels de l'agroalimentaire dans le cadre des renégociations annuelles sur les prix des produits alimentaires.

Il avait aussi appelé à la création d'une commission d'enquête parlementaire, une demande reprise vendredi par les députés de La France insoumise.

De son côté, le Sénat a promis de faire un "premier bilan" des causes de l'inflation le 20 juillet dans le cadre du groupe de suivi en cours sur la loi Egalim.

A Bercy, on souligne que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a réalisé plus de 1.200 contrôles depuis le début de l'année sur le secteur alimentaire. Ces contrôles seront renforcés, via des enquêtes "par filière entière", a indiqué Bruno Le Maire. "Nous ne laisserons pas passer les profiteurs de la crise", a-t-il insisté.

Un "guichet unique" sera opérationnel dès mardi pour que les entreprises signalent les "irrégularités" qu'elles constateraient dans la formation des prix.


Suisse : l'inflation bondit à 3,4% en juin face à la hausse des produits pétroliers

Office fédéral de la statistique (OFS). (Photo: Wikimedia Commons)
Office fédéral de la statistique (OFS). (Photo: Wikimedia Commons)
Short Url
  • Les prix des produits importés ont bondi de 8,5% en rythme annuel durant le mois écoulé, les produits pétroliers bondissant de 48,4%, indique l'OFS dans un communiqué
  • Les prix des produits fabriqués en Suisse ont, eux, augmenté de 1,7%. Ce bond de l'inflation en juin se situe dans le haut de la fourchette des prévisions des économistes interrogés par l'agence suisse AWP

ZURICH : L'inflation en Suisse a encore accéléré en juin pour bondir à 3,4% sur un an, contre 2,9% en mai, sous l'effet de la hausse des produits pétroliers, annonce lundi l'office fédéral de la statistique (OFS).

Les prix des produits importés ont bondi de 8,5% en rythme annuel durant le mois écoulé, les produits pétroliers bondissant de 48,4%, indique l'OFS dans un communiqué.

Les prix des produits fabriqués en Suisse ont, eux, augmenté de 1,7%. Ce bond de l'inflation en juin se situe dans le haut de la fourchette des prévisions des économistes interrogés par l'agence suisse AWP. Leurs estimations se situaient entre 2,8% et 3,5%.

D'un mois sur l'autre, l'inflation en Suisse a augmenté de 0,5% par rapport au mois de mai, en raison de la hausse des  carburants, du mazout ainsi que de certains légumes, détaille l'OFS. L'indice des prix à la consommation est remonté à 104,5 points.

L'inflation en Suisse est moins forte que dans d'autres pays. Par comparaison, la hausse des prix dans la zone euro s'est chiffrée à 8,6% sur un an en juin, selon Eurostat, l'office européen de la statistique.

Alors qu'elle s'était limitée à 0,6% en 2021, l'inflation en Suisse a accéléré mois après mois et franchi la barre des 2% en février, dépassant pour la première fois l'objectif de la banque centrale suisse. Après avoir grimpé à 2,4% en mars, elle est monté à 2,5% en avril et 2,9% en mai.

Mi-juin, la banque centrale suisse a surpris en donnant un tour de vis inattendu à sa politique monétaire pour tenter de contrer l'inflation.

Bien que son taux directeur reste en terrain négatif, elle l'a remonté d'un demi-point à -0,25% avec pour objectif d'empêcher l'inflation de s'installer. Pour 2022, elle a relevé sa prévision d'inflation à 2,8%, contre 2,1% attendu auparavant.

Le ministère de l'Économie a lui aussi remonté son estimation mi-juin, tablant pour sa part sur une inflation de 2,5% en 2022, contre 1,9% estimée précédemment.

Dans son rapport annuel, la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution considérée comme la banque centrale des banques centrales, a appelé à ne pas laisser l'inflation s'enraciner.

Cette institution basée en Suisse, à Bâle, a mis en garde contre le risque de stagflation qui plane au-dessus de l'économie mondiale, estimant que les banques centrales doivent agir de manière décisive" et "sans tarder".