Aramco étudie la possibilité de coopérer avec la société thaïlandaise PTT dans le domaine de l'hydrogène

Les deux entreprises travailleront ensemble dans les domaines de l'hydrogène bleu et vert et de diverses initiatives en matière d'énergie propre. (Fourni)
Les deux entreprises travailleront ensemble dans les domaines de l'hydrogène bleu et vert et de diverses initiatives en matière d'énergie propre. (Fourni)
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Publié le Mardi 17 mai 2022

Aramco étudie la possibilité de coopérer avec la société thaïlandaise PTT dans le domaine de l'hydrogène

  • La Saudi Arabian Oil Company, également connue sous le nom d'Aramco, s'est associée à la compagnie pétrolière nationale thaïlandaise PTT, alors qu'elle s’implante en Asie
  • Les deux sociétés travailleront ensemble dans les domaines de l'hydrogène bleu et vert et de diverses initiatives d'énergie propre, selon un communiqué

RIYAD: La Saudi Arabian Oil Company, également connue sous le nom d'Aramco, s'est associée à la compagnie pétrolière nationale thaïlandaise PTT, alors qu'elle s’implante en Asie.
Les deux sociétés travailleront ensemble dans les domaines de l'hydrogène bleu et vert et de diverses initiatives d'énergie propre, selon un communiqué.
Les sociétés ont signé un protocole d'accord le 11 mai, visant à renforcer la coopération en matière d'approvisionnement en pétrole brut et de commercialisation des produits de raffinage et pétrochimiques et du gaz naturel liquéfié.
Ibrahim al-Buainain, vice-président d'Aramco chargé des ventes, du commerce et de la planification de l'approvisionnement, a expliqué: «Nous amorçons une étape importante dans l'approfondissement et l'élargissement de cette relation afin de parvenir à une plus grande coopération dans un large éventail d'activités, allant de l'approvisionnement en pétrole brut et de la commercialisation de produits de raffinage et pétrochimiques et de GNL, à l'exploration de l'hydrogène bleu et vert et à la progression d'autres initiatives en matière d'énergie propre.»
Auttapol Rerkpiboon, président et directeur général de PTT, a déclaré: «Ce jour marque une étape importante pour PTT et Aramco, alors que nous nous tournons vers l'avenir et développons notre collaboration au-delà de l'énergie conventionnelle. Il reflète également notre engagement continu envers la sécurité de l'approvisionnement alors que nous abordons la transition énergétique.»


Crypto: L'ex-patron de la plateforme FTX, en faillite, s'excuse mais réfute l'escroquerie

«Je suis profondément désolé de ce qui s'est passé», a déclaré Sam Bankman-Fried lors de sa première interview en public depuis la défaillance de FTX (Photo, AFP).
«Je suis profondément désolé de ce qui s'est passé», a déclaré Sam Bankman-Fried lors de sa première interview en public depuis la défaillance de FTX (Photo, AFP).
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  • Les sommes ponctionnées, sans autorisation expresse, par Alameda et provenant de comptes de clients FTX atteignaient environ 10 milliards de dollars
  • Plusieurs médias américains ont rapporté que plus d'un milliard de dollars de ce total serait aujourd'hui introuvable

NEW YORK: L'ancien patron de la plateforme d'échanges de cryptomonnaies FTX s'est dit mercredi "profondément désolé" après la faillite de la société, mais s'est défendu d'avoir commis une escroquerie.

"Je suis profondément désolé de ce qui s'est passé", a déclaré Sam Bankman-Fried lors de sa première interview en public depuis la défaillance de FTX.

Pris dans un vent de panique qui avait poussé les utilisateurs à tenter de retirer massivement leurs fonds de la plateforme, FTX a d'abord suspendu les retraits, avant d'être contraint au dépôt de bilan le 11 novembre.

"J'étais directeur général de FTX, ce qui signifie que quoi qu'il se passe, j'avais obligation de préserver les intérêts des actionnaires et des clients", a reconnu l'ex-dirigeant, interrogé dans le cadre d'une conférence du New York Times.

"J'ai clairement fait beaucoup d'erreurs, des choses que je donnerais tout pour pouvoir corriger aujourd'hui", a poursuivi le trentenaire, vêtu de son habituel tee-shirt sombre.

Sam Bankman-Fried est soupçonné d'avoir utilisé, avec des collaborateurs, des fonds déposés sur la plateforme par des clients de FTX pour réaliser des opérations financières spéculatives avec son autre société, Alameda Research.

S'ils étaient avérés, ces faits pourraient lui valoir des poursuites pénales.

Selon le Wall Street Journal, au moment du dépôt de bilan, les sommes ponctionnées, sans autorisation expresse, par Alameda et provenant de comptes de clients FTX atteignaient environ 10 milliards de dollars.

Plusieurs médias américains ont rapporté que plus d'un milliard de dollars de ce total serait aujourd'hui introuvable.

"Je n'ai pas cherché à commettre de fraude vis-à-vis de qui que ce soit", a assuré l'entrepreneur à l'épaisse chevelure bouclée, qui a contribué à son image de génie iconoclaste.

"Je n'ai pas essayé de mélanger les fonds" et d'utiliser de l'argent appartenant à des clients pour réaliser, à leur insu, des placements à risque, a martelé Sam Bankman-Fried, en duplex vidéo depuis les Bahamas, où se trouve le siège de FTX et où il réside toujours.

Les risques ignorés

Durant l'interview, Sam Bankman-Fried est apparu dépassé par les événements et a semblé n'avoir qu'une vision très parcellaire des dessous de la défaillance de FTX.

"Je ne dirigeais pas Alameda", a-t-il dit, même s'il en était l'actionnaire principal. "Je ne connaissais pas la taille de leur position", c'est-à-dire la somme empruntée à FTX, a assuré ce diplômé en physique du prestigieux Massachusetts Institue of Technology (MIT).

Le successeur de Sam Bankman-Fried, John Ray III, a fustigé, mi-novembre, la gestion de FTX et décrit une société au contrôle centralisé "entre les mains d'un très petit groupe d'individus inexpérimentés, peu avertis et potentiellement corrompus".

Il s'agit d'un cas "sans précédent", a ajouté M. Ray, qui a pourtant présidé, par le passé, à la mise en ordre de plusieurs grands groupes en faillite, notamment le courtier en énergie Enron, souvent considéré comme une référence en la matière.

Interrogé au sujet d'un éventuel passage devant la justice, Sam Bankman-Fried a expliqué qu'il ne se "(concentrait) pas là-dessus", ajoutant que ses avocats lui avaient déconseillé de prendre la parole publiquement.

Il s'est dit davantage intéressé par le fait d'"essayer de faire tout (son) possible pour aider" les investisseurs et les clients de la plateforme.

De loin la personnalité la plus en vue du monde des cryptomonnaies, Sam Bankman-Fried incarnait pour certains l'avenir du secteur, d'autant qu'il se disait favorable à davantage de régulation.

Un temps crédité d'une fortune estimée à 26 milliards de dollars, entièrement basée sur la valorisation de FTX et Alameda, le jeune homme a tout perdu avec la faillite de sa plateforme.

"Beaucoup de ce que nous faisions était une distraction", qui nous a éloignés d'un "sujet incroyablement important, sur lequel nous avons totalement failli: les risques", a admis Sam Bankman-Fried.

"La gestion du risque, les risques liés aux placements des clients ou aux conflits d'intérêt", a détaillé "SBF".

Les déboires de FTX ont brutalement secoué l'univers des cryptomonnaies et poussé plusieurs plateformes à suspendre les retraits de clients.

Lundi, c'est le spécialiste des prêts en cryptomonnaies BlockFi qui a annoncé son dépôt de bilan.

La séquence a mis au jour, comme celle qui avait suivi, au printemps, l'implosion de la devise numérique Terra, l'interconnexion de nombre de plateformes, qui se prêtaient les unes aux autres souvent sans garanties suffisantes.


Les transferts d'argent vers les pays pauvres ont moins augmenté en 2022

La hausse est estimée à 2,5% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Photo, AFP).
La hausse est estimée à 2,5% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Photo, AFP).
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  • Le montant total des fonds à l'échelle mondiale s'élève à environ 626 milliards de dollars
  • Les transferts de fonds avaient grimpé de 10,2% entre 2020 et 2021, soutenus par la reprise économique en Europe et aux Etats-Unis

WASHINGTON: Les transferts d'argent des migrants vers les pays pauvres et à revenu intermédiaire ont augmenté d'environ 5% en 2022, une croissance deux fois moins forte que celle de l'an passé, qui avait accéléré avec la reprise économique, a annoncé mercredi la Banque mondiale.

Le montant total des fonds à l'échelle mondiale s'élève à environ 626 milliards de dollars, a-t-elle précisé dans son communiqué.

"La réouverture des économies d'accueil, alors que la pandémie de Covid-19 reculait, a soutenu l'emploi des migrants et leur capacité à continuer d'aider leurs familles restées au pays", a détaillé la Banque mondiale.

L'inflation, en revanche, "a eu un impact négatif sur les revenus réels des migrants. L'appréciation du rouble a également influencé la valeur des envois de fonds, ce qui s'est traduit par une valeur plus élevée, en dollars américains, des envois de fonds sortants de la Russie vers l'Asie centrale", selon la même source.

L'euro plus faible, cependant, a eu l'effet inverse.

Les transferts de fonds avaient grimpé de 10,2% entre 2020 et 2021, soutenus par la reprise économique en Europe et aux Etats-Unis.

"Les migrants aident à soulager la tension des marchés du travail dans les pays d'accueil tout en soutenant leurs familles par le biais des envois de fonds", a commenté Michal Rutkowski, directeur mondial de la protection sociale et de l'emploi à la Banque mondiale.

Les "politiques de protection sociale inclusives (...) ont des impacts mondiaux par le biais des envois de fonds et doivent être poursuivies", a-t-il ajouté.

Par région, les envois vers l'Afrique subsaharienne ont augmenté de 5,2% contre +16,4% l'année dernière.

La hausse est de 10,3% vers l'Europe et l'Asie centrale, "où l'augmentation des prix du pétrole et la demande de travailleurs migrants en Russie ont soutenu les envois de fonds, en plus de l'effet d'évaluation des devises", précise la Banque mondiale.

En Ukraine, la croissance est estimée à 2%, "car les fonds destinés aux Ukrainiens ont été envoyés aux pays qui les accueillent".

La hausse est estimée à 9,3% pour l'Amérique latine et les Caraïbes, 3,5% pour l'Asie du Sud, 2,5% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 0,7% en Asie de l'Est et dans le Pacifique.

"En 2022, pour la première fois, un seul pays, l'Inde, est sur la bonne voie pour recevoir plus de 100 milliards de dollars en envois de fonds annuels", selon le communiqué.


Tourisme: comment le Maroc compte séduire le marché britannique

Des touristes se promènent dans la vieille ville de Marrakech, au Maroc, le 12 mai 2022. (Photo, AFP)
Des touristes se promènent dans la vieille ville de Marrakech, au Maroc, le 12 mai 2022. (Photo, AFP)
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  • Dans le cadre de sa stratégie de reconquête des principaux marchés émetteurs de touristes, le Maroc accorde une grande importance au marché britannique
  • «À la fin du mois d’août 2022, le taux de reprise de ce marché a atteint 72%»

CASABLANCA: Dans le cadre de sa stratégie de reconquête des principaux marchés émetteurs de touristes, le Maroc accorde une grande importance au marché britannique. Ce dernier figure parmi les plus stratégiques pour la destination Maroc puisqu’il est le troisième marché en flux, avec 600 000 arrivées en 2019, et le deuxième en valeur, avec 2,2 millions de nuitées. Il arrive également en deuxième position pour le mois d’août 2022 en termes de recherches et de réservations selon TripAdvisor, le troisième au niveau des arrivées touristiques et de nuitées à la fin de juillet 2022 et le quatrième le mieux desservi – avec un peu plus d’un million de sièges en 2022. Une position que le Maroc compte consolider: le pays a pour objectif de doubler les arrivées de touristes britanniques et de les porter à 1,2 million d’ici à 2027. 

C’est à cette fin que le Maroc a mis en place une «task force du marché britannique» menée par l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et composée d’acteurs majeurs des secteurs public et privé. Sa mission consiste à mieux vendre la destination Maroc auprès des prescripteurs britanniques. Et ce n’est pas un hasard si l’Association des voyagistes et agents de voyage de Grande-Bretagne (Abta), l’une des plus importantes associations touristiques du monde, a choisi Marrakech pour organiser son congrès annuel en octobre dernier.

Quelques jours plus tard, le Maroc a participé en force au World Travel Market (WTM) 2022, qui se déroulait à Londres. Une importante délégation, conduite par la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, et le président de l’ONMT, Adel el-Fakir, qui regroupe une trentaine d’opérateurs touristiques marocains parmi les plus influents, a fait le déplacement à cette grand-messe de l’industrie touristique mondiale.

Le Maroc a mobilisé d’importants moyens en déployant sa visibilité sur un stand de nouvelle génération d’une superficie de 630 m2, une première pour le pays, qui lui a valu le prix Best Stand Design («Meilleure conception du stand») lors de l’édition 2022 du WTM.

«Les touristes britanniques sont friands de destinations ensoleillées et de gastronomie. Ils privilégient aussi la sécurité, l’hospitalité et les sites touristiques attrayants. Le Maroc, qui offre ces atouts, se positionne donc parmi leurs destinations de choix. À la fin du mois d’août 2022, le taux de reprise de ce marché a atteint 72%. Notre participation à ce grand salon s’inscrit dans le cadre de cette reprise et de la consolidation de notre présence sur ce marché stratégique, auquel un plan d’action est consacré», confie Adel el-Fakir.

Par ailleurs, de nombreuses réunions de travail ont été organisées entre le président de l’ONMT et les patrons des grands opérateurs du secteur comme TUI Group, Expedia, TripAdvisor ou Easyjet Holidays. Des conventions et des mémorandums d’entente ont également été signés avec les tour-opérateurs LoveHolidays et Intrepid Travel. Ces accords ont pour objectif de passer de 48 000 à 121 000 touristes sur le marché marocain pour le premier et de 10 000 à 50 000 touristes pour le second à l’horizon 2025. 

«Au niveau des relations publiques, des rencontres ont été mises en place avec les plus grands groupes média britanniques et internationaux, parmi lesquels CNN, The Sun, The Daily Telegraph, The Guardian, City A.M., Euronews, Wanderlust ou Travel Mode TV. Ce rendez-vous incontournable des opérateurs touristiques internationaux a été l’occasion pour la destination Maroc de renforcer sa visibilité, de préparer la saison hiver 2022 et l’année 2023 sous les meilleurs auspices», souligne l’ONMT.