Pizzas Buitoni : «excuses» du PDG de Nestlé France, qui annonce un fonds pour les victimes

«Je veux aujourd'hui exprimer ma plus profonde compassion et présenter mes excuses», déclare le patron de Nestlé France Christophe Cornu. (AFP).
«Je veux aujourd'hui exprimer ma plus profonde compassion et présenter mes excuses», déclare le patron de Nestlé France Christophe Cornu. (AFP).
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Publié le Mardi 12 juillet 2022

Pizzas Buitoni : «excuses» du PDG de Nestlé France, qui annonce un fonds pour les victimes

  • «Je veux aujourd'hui exprimer ma plus profonde compassion et présenter mes excuses», déclare le patron de Nestlé France Christophe Cornu
  • Le 18 mars, Nestlé a fermé deux lignes de production de pizzas

PARIS : Le patron de Nestlé France Christophe Cornu présente ses "excuses" aux familles des enfants touchés par des contaminations liées à la consommation de pizzas surgelées Buitoni et annonce la création d'un "fonds de soutien aux victimes", dans un entretien mis en ligne lundi soir sur le site du Figaro.

"Je veux aujourd'hui exprimer ma plus profonde compassion et présenter mes excuses", déclare M. Cornu dans cet entretien, déplorant "un drame humain, où des familles et des enfants sont touchés".

Le 18 mars, Nestlé a fermé deux lignes de production de pizzas. La préfecture du Nord a interdit l'activité de l'usine Buitoni de Caudry (Nord) par arrêté du 1er avril, après que les autorités sanitaires ont annoncé avoir établi un lien entre la consommation des pizzas Fraich'up et plusieurs cas graves de contamination par Escherichia coli.

"Nous avons décidé de créer un fonds de soutien aux victimes du SHU" (Syndrome Hémolytique et Urémique), annonce Christophe Cornu, sans dévoiler le montant qu'il va y consacrer.

"Il ne se substituera en rien aux indemnisations que la justice pourrait décider. Mis en place le 1er septembre, il sera administré par un tiers de confiance, une association que nous sommes en train de choisir. Il permettra d'apporter une aide à ces familles touchées, qui, au-delà de la souffrance, sont aussi peut-être confrontées à des difficultés financières, comme des pertes de revenus", précise-t-il.

Au sujet de l'origine de la contamination, "si nous n'excluons à ce stade aucune hypothèse sur l'origine de la bactérie, nous poursuivons actuellement des investigations approfondies sur les farines utilisées sur la ligne Fraîch'Up", indique le patron de Nestlé France, soulignant qu'il ne s'agit, "à l'heure actuelle, que d'une suspicion", alors que les analyses devraient prendre encore plusieurs semaines, selon le quotidien.

"Je ne peux m'engager sur une date de fin d'enquête, mais je m'engage à donner toutes les réponses dès que nous en saurons plus", garantit le dirigeant.

Concernant la remise en route de l'usine de Caudry, "La ligne Fraîch'Up ne redémarrera pas tant que toute la lumière n'aura pas été faite sur l'origine de la bactérie", indique Christophe Cornu.

"Pour l'autre ligne, qui produit notamment les pizzas Four à Pierre et qui n'a jamais été concernée par le rappel, il est difficile d'envisager une réouverture avant novembre 2022. Nous travaillons avec les autorités sur un protocole de redémarrage de l'usine. Il répondra à toutes les questions soulevées par l'arrêté préfectoral du 1er avril", promet le dirigeant.

Les pizzas de la gamme Fraîch'Up de Buitoni sont suspectées d'avoir provoqué la mort de deux enfants. Une information judiciaire a été ouverte notamment pour homicide involontaire à l'égard d'une personne, blessures involontaires concernant 14 personnes, mise sur le marché d'un produit dangereux pour la santé et mise en danger d'autrui.

Une information judiciaire est en cours à Paris notamment pour homicide involontaire et blessures involontaires.


Accord sur un objectif de neutralité carbone en 2050 pour l'aviation

Vue de l'Alice, un avion 100% électrique (Photo, Eviation Aircraft)
Vue de l'Alice, un avion 100% électrique (Photo, Eviation Aircraft)
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  • «Un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone d'ici 2050» a été conclu selon un tweet de l'OACI
  • Le transport aérien est aujourd'hui responsable de 2,5 à 3% des émissions mondiales de CO2

MONTRÉAL : Un accord pour atteindre la neutralité carbone en 2050 dans l'aviation civile mondiale a été conclu vendredi, a annoncé l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU.

Les représentants des 193 États réunis pour l'assemblée de l'organisation, dont le siège est à Montréal, sont parvenus à «un accord historique sur un objectif collectif ambitieux à long terme de zéro émission de carbone d'ici 2050», a tweeté l'OACI.

«C'est un excellent résultat» a estimé auprès de l'AFP une source diplomatique européenne qui a précisé que «seuls quatre pays, dont la Chine, avaient exprimé des réserves».

Le transport aérien est montré du doigt pour son rôle dans la crise climatique. Aujourd'hui responsable de 2,5 à 3% des émissions mondiales de CO2, le secteur s'avère difficile à faire passer aux énergies renouvelables, même si l'industrie aéronautique et les énergéticiens y travaillent d'arrache-pied.

Selon les compagnies aériennes, créer une aviation décarbonée représente 1.550 milliards de dollars d'investissements entre 2021 et 2050.


Le FMI va débloquer 310 millions USD pour le Rwanda

Le Rwanda est le premier pays africain à bénéficier d'un aide dans le cadre du RST, lancé en mai dernier. Deux pays américains, le Costa Rica et l'île de la Barbade ont également trouvé un accord avec le FMI pour en bénéficier. (AFP).
Le Rwanda est le premier pays africain à bénéficier d'un aide dans le cadre du RST, lancé en mai dernier. Deux pays américains, le Costa Rica et l'île de la Barbade ont également trouvé un accord avec le FMI pour en bénéficier. (AFP).
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  • L'accord comprend la mise en place d'un nouvel instrument de coordination de sa politique économique (PCI) qui intègre les conditions à remplir dans le cadre du financement, pour une durée de trois ans
  • Ce nouveau fonds fiduciaire pour la «résilience et la durabilité» (RST en anglais) permet au FMI d'accorder un financement à long terme, et peu cher, afin d'aider les Etats bénéficiaires à mettre en place les politiques nécessaires

WASHINGTON : Le Rwanda va recevoir 310 millions de dollars de la part du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de son nouvel instrument destiné à aider les pays en développement et à faibles revenus à s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique, a annoncé vendredi l'institution.

L'accord comprend la mise en place d'un nouvel instrument de coordination de sa politique économique (PCI) qui intègre les conditions à remplir dans le cadre du financement, pour une durée de trois ans.

Ce nouveau fonds fiduciaire pour la "résilience et la durabilité" (RST en anglais) permet au FMI d'accorder un financement à long terme, et peu cher, afin d'aider les Etats bénéficiaires à mettre en place les politiques nécessaires pour affronter le changement climatique ou les pandémies.

Il peut s'agir d'un financement jusqu'à 20 ans, avec une période de grâce (période pendant laquelle le pays ne commence pas à rembourser) pouvant atteindre plus de 10 ans.

L'accord doit être encore validé par le conseil d'administration "dans les prochaines semaines", a précisé le communiqué.

Le Rwanda est le premier pays africain à bénéficier d'un aide dans le cadre du RST, lancé en mai dernier. Deux pays américains, le Costa Rica et l'île de la Barbade ont également trouvé un accord avec le FMI pour en bénéficier.

"Le Rwanda dispose d'un bilan solide en termes de réformes économiques et est très avancé dans la mise en place d'une stratégie climat. Ce nouveau PCI, combiné avec les fonds du RST, doit permettre de soutenir les autorités dans leurs efforts de stabilisation macroéconomique (...) et d'adaptation au changement climatique", selon le FMI.

Le pays devrait atteindre une croissance de 6,8% pour 2022, malgré le contexte économique mondial compliqué, mais reste confronté à une inflation élevée, les prix alimentaires ayant progressé de 15,9% en août.

"Le Rwanda reste vulnérable aux chocs extérieurs. Les prix de l'énergie et alimentaires élevés vont continuer à nourrir l'inflation  et affaiblir ses réserves", a cependant souligné Haimanot Teferra, responsable de l'équipe du FMI qui s'est rendue sur place du 26 septembre au 7 octobre.


Les prix mondiaux des produits alimentaires continuent de décliner, selon la FAO

Un agent de sécurité fait une sieste à côté des sacs de blé sur un marché de gros de céréales à New Delhi le 18 mai 2022. (Prakash SINGH / AFP)
Un agent de sécurité fait une sieste à côté des sacs de blé sur un marché de gros de céréales à New Delhi le 18 mai 2022. (Prakash SINGH / AFP)
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  • L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie
  • L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août

PARIS: Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur baisse en septembre pour le sixième mois consécutif, tirés par un net repli des huiles végétales qui compense une légère remontée des céréales, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il a baissé modérément en septembre, d'1,1% par rapport à août.

L'indice FAO des prix des huiles végétales recule de 6,6% sur un mois, "pour atteindre son plus bas niveau depuis février 2021". "Les cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous fléchi", souligne l'organisation, grâce à l'existence de stocks abondants d'huile de palme et d'une hausse saisonnière de production en Asie du Sud-Est.

L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août. Les prix internationaux du blé ont rebondi de 2,2%, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, et d'incertitudes sur la prolongation du corridor maritime permettant de faire sortir les céréales d'Ukraine au-delà du mois de novembre.