DUBAÏ : Dans une ville où l'expérience est désormais aussi essentielle que la cuisine, L’Abysse, récemment rénové, et Casea 101, réimaginé dans un nouvel esprit au One&Only The Palm, offrent deux expressions distinctes du luxe contemporain. D'une part, une immersion intime dans l'art culinaire japonais ; d'autre part, une destination dynamique en bord de mer, où une cuisine d'exception se marie avec le rythme de la scène nautique de Dubaï.
L’expérience commence avant même d’arriver à table. Une traversée en bateau depuis le One&Only Royal Mirage, à travers les eaux de Dubaï, donne le ton. La silhouette de Palm Jumeirah compose un décor idéal pour une soirée placée sous le signe de la gastronomie, de l’élégance et de l’art de recevoir.
À la tête de ces deux concepts, le chef français de renom Yannick Alléno, dont le portefeuille international réunit certaines des destinations gastronomiques les plus réputées au monde. Sa vision associe précision culinaire, ingrédients singuliers et sens aigu de l’atmosphère qui accompagne un repas.
L’Abysse : l’art de la précision japonaise
Avec seulement 26 couverts, L’Abysse a été pensé autour de l’intimité. Chaque place est personnalisée au nom du convive, renforçant le sentiment d’une expérience conçue avec soin jusque dans les moindres détails.
Le concept prolonge l’identité gastronomique de L’Abysse, créée par Alléno à Paris avant de s’étendre à d’autres destinations, notamment Osaka et Monaco. À Dubaï, le restaurant fait dialoguer les traditions japonaises du sushi avec les techniques contemporaines de la cuisine française, donnant naissance à un parcours omakase guidé par les saisons, le savoir-faire et la retenue.
Le menu se dévoile au fil d’une succession de créations délicates, chaque assiette étant pensée pour éveiller les sens sans jamais les saturer. Un corail d’oursin accompagné d’une mayonnaise au gingembre ouvre le parcours, suivi d’une tartelette à la sardine et d’une royale de dashi soyeuse aux coquillages. Une arlette croustillante à la pomme de terre et aux algues apporte du relief, tandis qu’un dôme de riz au navet glacé et une gelée marine inspirée d’Auguste Escoffier proposent des interprétations plus inattendues d’ingrédients familiers.
L’ormeau délicatement travaillé au miso, accompagné d’une salade de chou et de laitue parsemée de pétales de légumes, apporte une nouvelle dimension de subtilité. La sélection de sashimis et l’assortiment de nigiris recentrent ensuite l’expérience sur les fondamentaux de la cuisine japonaise : des produits d’exception, une préparation minutieuse et une précision absolue dans chaque détail.
Le parcours se poursuit avec un consommé avant de s’achever sur Amami, une dernière expression de la douceur sucrée. Au fil d’environ douze petites assiettes, l’expérience privilégie moins l’abondance que l’équilibre, le rythme et l’évolution maîtrisée des saveurs.
L’atmosphère joue un rôle tout aussi essentiel. À rebours des grandes tables spectaculaires de Dubaï, L’Abysse invite les convives à ralentir et à apprécier le dialogue entre le chef, les ingrédients et le savoir-faire qui donne vie à chaque création.
Casea 101 : là où la soirée prend vie
Juste en face de L’Abysse, Casea 101 offre une tout autre énergie. Son emplacement en bord de mer, son accès à la marina et son atmosphère en plein air en font un lieu de rendez-vous naturel pour les propriétaires de yachts, les amateurs de couchers de soleil et les convives désireux de prolonger la soirée au-delà de la table.
Là où L’Abysse se distingue par son intimité et sa dimension contemplative, Casea 101 se veut convivial et animé. L’accent est mis sur des saveurs généreuses, le partage et une carte nourrie d’influences internationales et méditerranéennes, le tout accompagné de musique et de vues sur les eaux environnantes.
L’offre culinaire reflète pleinement cet esprit. Le faux-filet de bœuf wagyu apporte de la richesse, tandis que les huîtres surmontées de caviar confèrent une touche luxueuse à la sélection de produits de la mer. Le ceviche apporte fraîcheur et vivacité, composant une carte qui navigue avec aisance entre gourmandise et saveurs côtières plus légères.
Le dessert apporte, lui aussi, son lot de moments privilégiés. Baba au rhum, millefeuille à la pistache et tarte aux framboises offrent trois conclusions distinctes, entre générosité, finesse de la pâtisserie et fraîcheur fruitée.
Le cadre fait partie intégrante de l’expérience. Les bateaux pouvant accéder à la marina du resort, l’endroit se prête naturellement à une arrivée par la mer, à un apéritif au moment où le soleil descend sur l’horizon, puis à une soirée qui se prolonge au rythme de la musique. Une expression résolument dubaïote de la restauration en bord de mer, où le passage de l’après-midi à la nuit fait partie du charme.
Deux ambiances, une même vision culinaire
Ensemble, L’Abysse et Casea 101 démontrent qu’une même adresse peut accueillir deux occasions très différentes sans renoncer à son identité. L’un séduira les amateurs de rigueur et de subtilité de la cuisine japonaise ; l’autre célèbre les plaisirs d’une belle table, des conversations et d’une soirée au bord de la mer.
Au One&Only The Palm, la différence ne tient pas simplement à deux cartes, mais à deux façons de concevoir l’hospitalité. L’Abysse propose un voyage culinaire soigneusement orchestré, tandis que Casea 101 cultive une sophistication plus décontractée et tournée vers le partage.
Dans une ville qui ne cesse de réinventer sa scène culinaire, cette collaboration souligne que le luxe ne suit pas toujours une recette unique. Il réside parfois dans la maîtrise discrète d'un sushi impeccablement préparé, et d'autres fois, dans un verre élevé au bord de la marina, tandis que le ciel s'illumine de teintes dorées.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.jp





