Les marchés mondiaux subissent une nouvelle hausse du pétrole, le Brent au dessus de 103 dollars

Dans ce contexte, les entreprises du secteur des semi-conducteurs reculaient en Europe, à l'image de STMicroelectronics à Paris (-3,23 %), Infineon à Francfort (-2,94 %) et ASML à Amsterdam (-1,74 %).
Dans ce contexte, les entreprises du secteur des semi-conducteurs reculaient en Europe, à l'image de STMicroelectronics à Paris (-3,23 %), Infineon à Francfort (-2,94 %) et ASML à Amsterdam (-1,74 %).
Short Url

Les marchés mondiaux subissent une nouvelle hausse du pétrole, le Brent au dessus de 103 dollars

Les marchés mondiaux subissent une nouvelle hausse du pétrole, le Brent au dessus de 103 dollars
  • "Le pétrole reste le principal 'driver' ce matin, après des informations (du média américain The Atlantic NDLR) selon lesquelles la Maison-Blanche envisagerait des frappes contre l'Iran en amont des élections de mi-mandat", expliquent les analystes de Natixis.
  • "La multiplication des gros titres consacrés aux tensions persistantes au Moyen-Orient pèse sur le moral des marchés", abonde Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

PARIS: Les marchés mondiaux sont frappés jeudi par une nouvelle remontée des prix du pétrole, qui fait reculer les Bourses et bondir les rendements sur le marché des dettes souveraines, sur fond de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.

Vers 07H30 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, évoluait au-dessus des 103 dollars, à 103,94 dollars (+3,73 %). Son équivalent nord-américain, le WTI, atteignait 91,31 dollars, en hausse de 3,43 %.

En Europe, peu après l'ouverture des marchés vers 07H30 GMT, Paris cédait 1,02 %, Francfort 0,86 %, Milan 1,25 %. Londres (-0,55 %) reculait moins, grâce à la hausse de ses majors pétrolières (BP +1,42 %, Shell +1,33 %), portées par la hausse du brut.

En Asie, Tokyo a cédé 1,42 %, Séoul 2,62 % et Taipei 1,19 %. Hong Kong perdait 1,40 % dans les derniers échanges.

"Le pétrole reste le principal 'driver' ce matin, après des informations (du média américain The Atlantic NDLR) selon lesquelles la Maison-Blanche envisagerait des frappes contre l'Iran en amont des élections de mi-mandat", expliquent les analystes de Natixis.

"La multiplication des gros titres consacrés aux tensions persistantes au Moyen-Orient pèse sur le moral des marchés", abonde Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Un pétrolier naviguant au large du Qatar a signalé avoir été touché "par de multiples projectiles" et fait état d'un nombre indéterminé de victimes, a par exemple rapporté mercredi soir l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Les dettes sous pression, les minutes de la BCE au programme

Dans ce contexte, les rendements obligataires grimpent à nouveau, car l'inflation qui découle de la hausse du brut met les banques centrales sous pression pour qu'elles laissent leurs taux directeurs à un haut niveau, voire continuent de les monter.

En Europe, le rendement allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, grimpait à 3,50 % vers 07H30 GMT, contre 3,47 % la veille en clôture. Son équivalent français grimpait de 0,05 point de pourcentage, à 4,91 %.

La dette hexagonale est d'autant plus au cœur des préoccupations en raison du haut niveau de sa dette et de ses déficits, alors que les députés ont ouvert mercredi des débats tendus sur le projet de budget de l'État pour 2027.

Les investisseurs décortiqueront à 11H30 GMT le compte-rendu de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) de septembre, qui s'était soldée par une hausse des taux directeurs de l'institution pour lutter justement contre l'inflation.

Ils ont déjà pris connaissance la veille des "minutes" de celle de la Réserve fédérale américaine (Fed). La plupart des participants ont estimé qu'une "nouvelle hausse des taux serait très vraisemblablement appropriée d'ici la fin de l'année".

Le rendement à dix ans américain atteignait 5,33 %, contre 5,28 % la veille.

Le dollar restait stable (+0,02 %) face à l'euro, à 1,1195 dollar pour un euro.

Samsung stratosphérique, mais le cours ne suit pas

Le géant sud-coréen Samsung Electronics a dit jeudi s'attendre à un bond de plus de 780 % sur un an de son bénéfice d'exploitation au troisième trimestre, porté par l'envolée des prix des semi-conducteurs et le boom de l'IA.

Comme de nombreuses entreprises du secteur, moteurs des marchés d'actions depuis plusieurs mois, Samsung profite des dépenses massives des géants de la tech pour équiper les centres de données et les infrastructures permettant de développer cette technologie.

Le titre n'a pourtant pas profité de ces résultats stratosphériques, perdant 2,42 % à Séoul.

"Les bénéfices bruts peuvent encore être très solides. Mais avec des attentes élevées, des valorisations exigeantes et des rendements des bons du Trésor" au plus haut, "le niveau d'exigence pour les investissements s'est accru", justifie Charu Chanana de Saxo Markets.

Par ailleurs, le chiffre d'affaires pour la même période, estimé en hausse de 127 % sur un an à 195.000 milliards de wons (130 milliards d'euros), est ressorti sous les attentes du consensus des analystes cités par Bloomberg.

"Lorsque même des résultats d'entreprise convaincants ne suffisent plus à provoquer une hausse des cours, c'est un signal d'alerte pour l'ensemble du rallye boursier", s'inquiète Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.

Dans ce contexte, les entreprises du secteur des semi-conducteurs reculaient en Europe, à l'image de STMicroelectronics à Paris (-3,23 %), Infineon à Francfort (-2,94 %) et ASML à Amsterdam (-1,74 %).