PARIS: "Moins d'une dizaine" de lycées sur les 90 que compte la capitale faisaient l'objet de "tentatives de blocage" mardi à 8H00, a indiqué le rectorat de Paris à l'AFP.
Aucune violence ni aucun blessé n'était à déplorer, a précisé cette même source.
Au lycée Arago, dans le 12e arrondissement, une trentaine de jeunes, certains habillés en noir et portant un tour de cou ou un masque chirurgical sur le visage, se sont postés devant les deux entrées de l'établissement avec des poubelles peu avant 8H.
L'établissement était bloqué mardi matin, a confirmé le rectorat.
Des banderoles et pancartes affichaient notamment les slogans "Macron explosion" et "Moins de flics, plus de fric".
Les jeunes ont également tiré quelques feux d'artifice et lancé des pétards. Trois fourgons de police étaient stationnés à proximité de l'établissement, mais aucune intervention n'avait encore eu lieu.
Sur place, l'ambiance demeurait calme.
Devant le lycée Lamartine, dans le 9ᵉ arrondissement, environ 80 élèves se sont réunis au même moment. Ils avaient apporté une dizaine de poubelles, sur lesquelles certains étaient assis, brandissant des pancartes "Plus d'heures de cours que de sommeil" ou encore "8h-18h : on est lycéens ou en garde à vue ?".
Là aussi, l'ambiance était calme. Deux véhicules de police étaient positionnés aux abords de l'établissement.
"On soutient les syndicats des profs et les personnels appelés à la grève", a témoigné auprès de l'AFP une lycéenne de 17 ans, qui a tenu à rester anonyme.
Elle évoque pêle-mêle le manque d'effectifs, de matériel et de budget dans l'Éducation nationale, mais aussi la chaleur dans certaines salles de classe et des emplois du temps jugés surchargés.
"On est aussi là pour soutenir nos profs qui ont une charge de travail de dingue par rapport à ce qu'ils gagnent", a-t-elle ajouté.
Depuis une semaine, des lycéens d'Île-de-France se mobilisent devant leurs établissements pour dénoncer des classes surchargées, l'absence d'enseignants ou des emplois du temps trop lourds.
Le mouvement s'est amplifié lundi, avec 28 lycées temporairement bloqués dans l'agglomération parisienne, et s'est étendu au reste de la France avec des manifestations à Marseille, Lille, Lyon, Nice ou encore Grenoble.
La principale organisation syndicale des lycéens, l'Union syndicale lycéenne (USL), a appelé au blocage des lycées partout en France mardi, à l'occasion d'une journée de mobilisation dans la fonction publique.





