PARIS: Quelque 200 établissements scolaires devraient être fermés ce mardi, a déclaré le ministre de l'Education, évoquant une "décrue par rapport aux semaines précédentes", alors que les lycéens appellent à une nouvelle journée nationale de manifestations et réclament un plan de 10 milliards d'euros pour les lycées.
"Aujourd'hui, on devrait être sur environ (...) 200 établissements fermés, ce qui est moins que la semaine dernière", a déclaré Édouard Geffray sur France Inter mardi matin. "Mais c'est aussi logique parce qu'il y a des établissements qui sont très proches des parcours des manifestations et donc qui ferment pour éviter les dégradations, donc en réalité on est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes", a-t-il estimé.
Quelque "86.000 contributions" ont été enregistrées sur la plateforme de concertation lancée à l'adresse des lycéens, "donc on voit bien qu'il y a une forme de démocratie lycéenne qui s'exprime", a aussi affirmé M. Geffray, et le gouvernement "commence à apporter des solutions très concrètes, notamment sur le remplacement" des professeurs.
Sur "23 académies sur 30", "depuis vendredi, 35% des remplaçants qui étaient disponibles ont déjà été affectés", a-t-il détaillé, "et on a recruté une centaine de personnes supplémentaires". Le gouvernement a promis que 3.000 professeurs remplaçants seraient déployés en urgence dans les lycées où la situation est la plus critique.
Près des trois quarts des contributions recueillies sur la plateforme concernent les emplois du temps surchargés et la moitié des problèmes de bâtiments. Le Premier ministre a promis que le gouvernement déposerait des amendements au projet de budget pour 2027 reprenant "certaines (des) propositions formulées" sur celle-ci.
"Les lycéens peuvent évidemment continuer à s'exprimer" en manifestant, "ça c'est leur droit le plus strict", a affirmé Édouard Geffray, "en revanche, moi mon aspiration profonde, c'est que chacun puisse retourner en cours devant ses professeurs".
"Parce qu'à la fin, le vrai risque, c'est que notamment les élèves des quartiers les plus défavorisés perdent des millions d'heures de cours et que ça leur porte préjudice", a-t-il conclu.
Estimant n'avoir reçu "que des miettes", les lycéens appellent mardi à une nouvelle journée nationale de manifestations, alors que le gouvernement espère une décélération du mouvement à l'approche des vacances scolaires.





