JERUSALEM: Benjamin Netanyahu a affirmé lundi, lors d'une cérémonie commémorant les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, que le mouvement islamiste palestinien n'aurait plus jamais "aucun pouvoir" dans la bande de Gaza, où la question de la future gouvernance reste en suspens.
Israël observe ce lundi une journée nationale de commémoration, près de trois ans après l'attaque la plus meurtrière de son histoire.
Les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics à partir de 06H29 (03H29 GMT), heure à laquelle le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, avait commencé à s'infiltrer en territoire israélien. S'en est suivie une riposte israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza.
"Nous avons accompli d'énormes progrès, mais des missions nous attendent encore, et nous avons l'intention de les mener à bien", a déclaré le Premier ministre israélien lors d'une cérémonie au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem.
"Il n'y aura aucun pouvoir du Hamas à Gaza", a-t-il ajouté, s'engageant à continuer de cibler toute personne impliquée dans l'attaque qui a entraîné la mort de 1.221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.
L'offensive lancée en représailles par Israël à Gaza a fait plus de 74.200 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.
Depuis le cessez-le-feu annoncé par le président américain Donald Trump en octobre 2025, l'avenir politique du territoire demeure incertain.
Israël, qui contrôle toujours la majeure partie de Gaza, refuse d'en retirer ses forces tant que le désarmement du Hamas n'aura pas été vérifié. Le Hamas défend de son côté un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition immédiate et unilatérale de son arsenal.
Dans le sillage de l'attaque du Hamas, Israël a combattu sur plusieurs fronts, notamment au Liban face au Hezbollah, mouvement islamiste soutenu par Téhéran, ainsi que contre l'Iran.
M. Netanyahu s'est engagé lundi à poursuivre les frappes contre le Hezbollah afin de "créer une opportunité de paix avec un pays dont la population, dans sa grande majorité, souhaite la paix avec nous".
"Quant à l'Iran, nous ne laisserons pas le régime des ayatollahs de Téhéran menacer notre existence", a-t-il ajouté, estimant que celui-ci était "plus faible qu'il ne l'a jamais été depuis sa création".





