La crise en mer Rouge pousse la Turquie à renforcer son engagement sécuritaire dans la Corne de l’Afrique afin de protéger ses intérêts maritimes et commerciaux
Ankara adopte une approche prudente, combinant coopération régionale, capacités militaires accrues et autonomie stratégique pour éviter une confrontation directe
La Turquie renforce simultanément ses partenariats de défense avec l’Égypte et la Syrie afin de consolider son architecture de sécurité sur son flanc sud et d’accroître son influence régionale
Cette convergence stratégique pourrait redessiner les équilibres en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient, même si des divergences persistent avec Le Caire et que la transition syrienne demeure fragile
La décision du président américain Donald Trump d’attaquer Téhéran fin février semble avoir été fondée sur l’hypothèse que la guerre serait une affaire relativement brève qui aboutirait finalement à l’effondrement du régime
La poursuite du conflit en juillet est donc extrêmement gênante, notamment sur le plan économique, suite à une forte hausse des prix de l’énergie aux États-Unis
Le sommet d’Ankara consacre le détroit d’Ormuz comme un enjeu stratégique pour l’OTAN et renforce la coopération avec les États du CCG en matière de sécurité maritime
Sans transformer l’OTAN en garant de la sécurité du Golfe, l’Alliance développe un rôle plus opérationnel fondé sur le renforcement des capacités, le partage du renseignement et la coopération institutionnelle