le président kenyan de l'époque, Uhuru Kenyatta, a averti que l'avenir du continent ne pouvait plus être laissé aux bonnes grâces d'intérêts extérieurs.
La dépendance de l'Afrique à l'égard de l'aide disparaît, obligeant le continent à se confronter enfin à la dure tâche de l'autosuffisance.
Peu de ministres des Affaires étrangères peuvent se prévaloir d'une telle longévité : le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, en poste depuis 2005, a été élu samedi à la tête de la Commission de l'Union africaine.
Son élection a été faite à la majorité des deux tiers des États membres ayant le droit de vote.
Cette année, on prévoit que près de 75 % des migrants africains resteront sur le continent, un chiffre qui va à l'encontre des récits simplistes d'un exode massif vers l'Europe ou l'Amérique du Nord.
Les migrations intracontinentales offrent un modèle pour transformer la poussée démographique du continent en un élan économique durable.
M. Koulamallah rappelle « qu'il n'a aucun problème avec la France », mais souligne également que « les dirigeants français doivent apprendre à respecter le peuple africain ».
« En 60 ans de présence, la contribution française a souvent été limitée à des intérêts stratégiques propres, sans véritable impact durable pour le développement du peuple tchadien », a-t-il critiqué.