L’émergence de Ra’am – acronyme du nom hébreu de la Liste arabe unifiée – mérite une attention particulière, notamment celle de son dirigeant, Mansour Abbas
Ra’am entretient depuis de nombreuses années des liens étroits avec la branche sud du Mouvement islamique et la communauté bédouine du Néguev, considérée comme plus modérée et pragmatique
Pendant des décennies, la communauté internationale s’est peut-être concentrée sur la question de savoir qui gouverne l’Iran, en négligeant le cadre qui permet aux autorités centrales de reconstituer leur projet de puissance
Mais ces tactiques ne répondent pas à la question cruciale : comment empêcher un État centralisé, doté de ressources humaines et matérielles ainsi que d’une expertise, de reconstruire ses forces une fois les conditions favorables réunies ?