l'Union européenne dévoilera mardi son plan pour tenter de se passer d'énergie russe.
Depuis l'invasion russe en Ukraine, l'Union européenne a instauré un embargo sur le pétrole russe et s'est efforcée de tarir ses approvisionnements en gaz par gazoducs.
L'Europe a réalisé des progrès considérables, mais elle n'a pas été en mesure de s'affranchir complètement de l'énergie russe
Aujourd'hui, près de trois ans plus tard, une nouvelle crise énergétique se développe en Europe de l'Est et elle ne reçoit pas l'attention qu'elle mérite
« Nous avons arrêté le transit du gaz russe, c'est un événement historique. La Russie perd des marchés et va subir des pertes financières », a déclaré le ministre ukrainien de l'Énergie, Guennadi Boïko, cité par ses services.
« Depuis 8 heures (5 heures GMT), le gaz russe n'a pas été fourni pour le transit à travers l'Ukraine », a indiqué de son côté Gazprom, le géant gazier russe.
La Moldavie a déjà commencé à éteindre ses lumières, et la Slovaquie menace l'Ukraine de représailles : l'annonce par Kiev de la fin du transit du gaz russe sur son territoire sème le trouble en Europe de l'Est.
Cet itinéraire représente en effet près d'un tiers du gaz russe vendu à l'Europe, détaille Phuc-Vinh Nguyen, chef du Centre énergie de l'Institut Jacques Delors.