La Chine a promis de répliquer dimanche aux nouveaux droits de douane américains sur ses produits, officialisés par Donald Trump, en réaffirmant que les guerres commerciales ne faisaient « pas de vainqueurs ».
Le commerce sino-américain a représenté environ 500 milliards d'euros sur les 11 premiers mois de 2024, mais la balance est largement en défaveur des États-Unis, avec un déficit de quelque 260 milliards d'euros.
Le nouveau président élu « vise d'abord la Chine, le Mexique et le Canada. Nous, Européens, sommes plutôt en seconde ligne, sauf sur un secteur qui obsède Donald Trump : l'automobile », a-t-il précisé sur Radio Classique.
« Je pense que la tactique, à Bruxelles, c'est d'attendre de voir ce qui se passe, et de proportionner la réponse, quitte à essayer de rouler Trump, qui n'est pas infaillible », selon lui.
Avant même son entrée en fonction, le président élu a promis qu'il ferait pression sur les alliés comme sur les adversaires des États-Unis, ou sur des entreprises, afin de s'assurer de pouvoir mettre son programme en place.
Les entreprises américaines se préparent de leur côté à toutes les éventualités, conscientes qu'elles pourraient faire l'objet de représailles de la part de la Chine ou de l'Union européenne, par exemple, si des droits de douane étaient mis en place.
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