Appel au sauvetage de la musique électronique française "en voie d'extinction"

Spectateurs masqués le 11 juillet dernier, à Nice, lors du premier concert public depuis le confinement produit par le DJ français The Avener (Yann Coatsaliou/AFP)
Spectateurs masqués le 11 juillet dernier, à Nice, lors du premier concert public depuis le confinement produit par le DJ français The Avener (Yann Coatsaliou/AFP)
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Appel au sauvetage de la musique électronique française "en voie d'extinction"

Appel au sauvetage de la musique électronique française "en voie d'extinction"
  • "Il y a urgence, la cathédrale des musiques électroniques » est en feu! ", s’insurgent les musiciens de la « French touch »
  • Une tribune, signée entre autres par Jean-Michel Jarre et Bob Sinclar, appelle l’État à prendre part au sauvetage de la musique électronique française menacée par les restrictions dues à la pandémie

PARIS : La musique électro est "en voie d'extinction" : 170 musiciens, DJ et acteurs de la "French Touch" ont appelé vendredi la ministre de la Culture Roselyne Bachelot à les soutenir, avec un fonds d'aide d'urgence et en organisant des "zones d'urgences de la fête", malgré le Covid-19.

Dans une tribune publiée vendredi sur le site du quotidien Libération, les signataires, de Jean-Michel Jarre à Bob Sinclar, rappellent que "le marché des musiques électroniques représente près d’un demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel, soit 17% du marché des musiques actuelles" en France.

"A l’instar de la cathédrale de Nantes, pour laquelle Jean Castex annonce une reconstruction la plus rapide possible et où l’État prendra toute sa part, nous exigeons le même traitement avec la même urgence". "Il y a urgence, la cathédrale des musiques électroniques » est en feu!", s'insurgent-ils.

Selon cette tribune, le secteur représente 100.000 emplois directs et indirects en France : musiciens, techniciens, attachés de presse, personnels de clubs et salles de concerts, agents, saisonniers… "tous privés de leur emploi". Ils demandent "la mise en place de dispositifs opérationnels concrets à effet immédiat"."La plupart des producteurs et productrices de musiques électroniques et DJ sont en dehors du cadre de l’intermittence", relèvent-ils.

"Nous souhaiterions, avec les professionnels de la diffusion de notre secteur, ouvrir le chantier très rapidement des zones d’urgence de la fête, encadrées par un mode d’emploi unique d’une région à une autre et qui nous permettraient d’être dans l’action en fonction de l’actualité pandémique". Ils demandent à ce qu'une délégation puisse être reçue rapidement par Mme Bachelot.