Le «maamoul» : un dessert traditionnel de Pâques et du Ramadan

Le «maamoul» : un dessert traditionnel de Pâques et du Ramadan
Short Url

Le «maamoul» : un dessert traditionnel de Pâques et du Ramadan

Le «maamoul» : un dessert traditionnel de Pâques et du Ramadan
  • C'est l'une des spécialités libanaises les plus renommées, préparée spécialement pour ces occasions
  • Elle s’apparente à des sablés à base de semoule, de sucre, de beurre, d'eau de rose et d'eau de fleur d'oranger

BEYROUTH: Le maamoul est une irrésistible pâtisserie qui se consomme durant les fêtes de Pâques et ramadan, au Liban et au Moyen-Orient. C'est l'une des spécialités libanaises les plus renommées, préparée spécialement pour ces occasions. Elle s’apparente à des sablés à base de semoule, de sucre, de beurre, d'eau de rose et d'eau de fleur d'oranger. Les sablés sont remplis de dattes, de noix ou de pistaches et parfois recouverts de sucre. Traditionnellement, il existe une forme pour chaque saveur qui permet de les différencier les unes des autres. Habituellement, la pâte est préparée le Vendredi Saint, ou la veille du Ramadan, et le Maamoul est cuit le lendemain.

Chaque pays a ses traditions pour célébrer les fêtes, et le Liban est très attaché aux siennes. Bien que la recette et les ingrédients semblent assez simples, le processus demande beaucoup de travail et beaucoup de patience.

Durant le ramadan, les musulmans jeûnent toute la journée pour une durée de 30 jours. Pendant le carême et le Vendredi Saint, les chrétiens s’abstiennent de manger de la viande et des produits d'origine animale. Pendant le ramadan, les musulmans savourent le maamoul lors de la dernière soirée de rupture du jeûne, tandis que les chrétiens arabes les consommeront les jours précédant le carême et le dimanche de Pâques. Cette pâtisserie est également populaire dans les communautés juives, qui la consomment lors des fêtes religieuses comme Pourim, Rosh Hashanah et Hanukkah.

Pourquoi le Maamoul est-il associé à des fêtes religieuses ?

La blogueuse gastronomique palestino-jordanienne Sawsan Abou Farha discute de la nature symbolique de cette gourmandise. "Certains disent que cette pâtisserie est destinée à vous rappeler que même si le jeûne est difficile à endurer, il se termine par une douce récompense, exactement comme la coque extérieure du maamoul qui est fade, mais dont le noyau est doux", explique-t-elle.