L’oasis de Béni Abbès, l’autre perle du Sahara algérien

L’oasis de Béni Abbès, l’autre perle du Sahara algérien
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L’oasis de Béni Abbès, l’autre perle du Sahara algérien

L’oasis de Béni Abbès, l’autre perle du Sahara algérien
  • Béni Abbès, surnommée «l’Oasis blanche», est l’une des destinations touristiques phares du Sahara algérien
  • La ville est également renommée pour sa célébration du Mawlid Ennabaoui, qui a lieu dans une ambiance festive traditionnelle

TUNIS: Située à plus de 1300 km au sud-ouest d’Alger et à 250 km au sud de Béchar, Béni Abbès, surnommée «l’Oasis blanche», est l’une des destinations touristiques phares du Sahara algérien. Le tourisme est le principal secteur économique de la ville, qui compte actuellement un peu plus de 13 000 habitants, et est connue pour la beauté de son oasis, dont la palmeraie est plus que millénaire.

Elle est également renommée pour sa célébration annuelle du Mawlid Ennabaoui, qui se tient dans une ambiance festive traditionnelle qui attire à chaque fois des milliers de touristes de toute l’Algérie et au-delà.

Une prise des festivités du Mawlid à Béni Abbès. (Photo, Hassi Houmeini)
Une prise des festivités du Mawlid à Béni Abbès. (Photo, Hassi Houmeini)

Au-delà de sa dimension religieuse, la célébration du Mawlid a des aspects folklorique et culturel à Beni Abbès. C’est en effet une manifestation prise en charge par la population locale sous le sceau du partage avec les touristes et visiteurs. Des plats traditionnels locaux, tels que la Ch’ma – un plat composé de fèves, de cacahuètes, de fromage frais et d’amande – sont préparés et distribués généreusement dans toutes les places publiques de la ville.

Une prise des festivités du Mawlid à Béni Abbès. (Photo, Hassi Houmeini)
Une prise des festivités du Mawlid à Béni Abbès. (Photo, Hassi Houmeini)

L’oasis recèle également de nombreuses stations de patrimoine préhistorique comme Zghamra, Tlya, Marhouma, Anfidh, où l’on trouve des gravures rupestres qui témoignent d’une présence humaine vieille de plusieurs milliers d’années.

Les ksour de Béni Abbès, au nombre de sept, dont certains sont encore habités, constituent l’autre attraction de la ville. Le plus beau est le ksar niché au cœur de la palmeraie, inhabité depuis 1957 et en cours de restauration, classé patrimoine architectural national.

Les gravures rupestres de Marhouma. (Photo, Hassi Houmeini)
Les gravures rupestres de Marhouma. (Photo, Hassi Houmeini)

Selon les guides touristiques locaux, la période touristique commence à partir de fin septembre, et dure jusqu’au début du mois de mai de chaque année, avec un pic au mois de décembre, qui coïncide chaque année avec les vacances scolaires d’hiver.

Les autorités concernées tentent de relancer le tourisme saharien en Algérie. La pandémie de Covid-19 est venue freiner un regain d’activité notable depuis quelques années. En 2021, les professionnels du secteur espèrent un nouveau souffle suite à l’allégement des restrictions relatives à la crise sanitaire.