GENEVE : La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement du lundi 28 septembre était axée sur le développement économique en Afrique, spécifiquement sur la question des flux financiers illicites, des mouvements illégaux d'argent et d'actifs à travers les frontières. En Afrique, il s'agit souvent de vol, de corruption et de facturation erronée des expéditions.
Selon les estimations des Nations Unies les sorties illégales de capitaux en provenance d'Afrique ont totalisé plus de 830 milliards de dollars au cours des 15 premières années de ce siècle. Cette somme est en grande partie liée à des mouvements de matières premières. Ces sorties illégales de capitaux empêchent les pays africains de conserver des capitaux pour investir dans les routes, les chemins de fer, les écoles et les soins de santé. De plus, selon la CNUCED, les autorités judiciaires locales manquent souvent des outils appropriés pour lutter contre l'évasion fiscale.
De 2013 à 2015 les sorties de capitaux se sont élevées en moyenne à près de 89 milliards de dollars par an. À titre de comparaison, le total combiné de l’aide publique au développement et des investissements directs étrangers reçus par l’Afrique au cours de cette période de trois ans s’élevait en moyenne à 102 milliards de dollars par an.




