GLASGOW/ PARIS/ JOHANNESBURG/ LONDRES: Après l'accord conclu sur le fil par près de 200 pays samedi à Glasgow, le monde doit agir très vite pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s'éloigner d'un réchauffement « catastrophique » de la planète, avertissent scientifiques et politiques.
A l'issue de deux semaines de négociations menées jour et nuit jusqu'à la dernière seconde, la quasi totalité des nations de la planète se sont accordées sur un compromis pour accélérer la lutte contre la hausse des températures.
Mais alors que chaque dixième de degré supplémentaire a des conséquences majeures, les décisions de ce « Pacte de Glasgow » ne mèneront pas à un réchauffement limité à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris qui a en 2015 posé les bases de l'action climatique.
« La catastrophe climatique frappe toujours à la porte », a averti le patron de l'ONU, Antonio Guterres. « Nous avons maintenu +1,5°C à notre portée (...) mais le pouls est faible », a déclaré le président de la COP26, le Britannique Alok Sharma.
« Les émissions mondiales doivent diminuer, immédiatement, rapidement, dans l'urgence absolue », alors qu'elles continuent à augmenter, a plaidé Joeri Rogelj, de l'Imperial College de Londres, estimant que « jamais la science n'avait été aussi présente dans les décisions d'une COP ».





