PARIS: Présente sur toute la chaîne de matériaux de construction (agrégats, ciments, mortiers, granulats, bétons, plâtres, sacs, logistique et distribution), LafargeHolcim Algérie emploie près de quatre mille cinq cents collaborateurs et comptabilise vingt-trois sites opérationnels, dont trois cimenteries, douze centrales à béton et une plate-forme logistique d’exportation.
Cette société est implantée dans plusieurs wilayas du pays comme Alger, Tizi Ouzou, Blida, Sétif, Annaba, Jijel, Constantine, M’Sila et Mascara. Les trois cimenteries de M’Sila, Oggaz (Mascara) et Cilas, réalisées en partenariat avec le groupe Souakri, disposent d’une capacité de production de 11,5 millions de tonnes par an. Quant à l’activité de béton prêt à l’emploi, produit dans douze centrales à travers le pays, elle a une capacité de production d’1 million de tonnes par an.
«L’Algérie est un marché́ d’importance stratégique pour le groupe LafargeHolcim dans le bassin méditerranéen. Le secteur de la construction est en croissance constante depuis 2000, avec d’importants besoins en matériaux de construction et en solutions constructives», précise le groupe.
Évolution rapide de la production
L’entreprise, qui connaît un développement de production constant, a engagé en 2017 une stratégie d’exportation qui évolue de manière positive. En 2020, elle a réalisé un volume global d’exportation de près d’1,2 million de tonnes à partir de ses trois cimenteries: Oggaz, dans la wilaya de Mascara – la seule en Algérie à produire du ciment blanc – et ses deux usines situées dans les wilayas de M’Sila et de Biskra.
«En trois ans, de 2016 à 2019, l’Algérie est passée d'une situation de manque de capacité de production de ciment, avec 5 millions de tonnes, à une surcapacité de 20 millions de tonnes, ce qui a totalement bouleversé le marché local», explique Samir Gherb, directeur de l’organisation de la communication et des ressources humaines et responsable du programme de développement durable de LafargeHolcim Algérie, à Arab News en français. Il précise que «cette situation va engendrer, incontestablement, des taux d’utilisation très faibles des outils de production».




