"Au moins huit personnels" de l'Éducation nationale ont été blessés lundi matin en marge des mobilisations du mouvement lycéen, a indiqué le ministère, précisant que ce chiffre ne prenait pas en compte le principal de collège et l'enseignante blessés par un tir de fusil de chasse à Aubagne.
Si "les fermetures d'établissements reculent", avec 96,5 % d'établissements ouverts lundi, "les violences s'intensifient", a relevé le ministère dans un message à la presse, ajoutant qu'elles étaient "particulièrement concentrées dans l'académie de Créteil, ainsi qu'à Bordeaux et Lyon".
À Reims, deux agents d'accueil du lycée François Arago ont notamment été blessés par des tirs de mortiers d'artifice, a-t-on appris de sources concordantes.
"L'un a été touché au cou, le second brûlé au dos", a indiqué une source policière. Le procureur de Reims, François Schneider, a confirmé que deux agents avaient été blessés, sans précision sur leur état de santé. Aucune interpellation n'a encore eu lieu, a-t-il indiqué.
"Deux agents de l'établissement ont été blessés par des tirs de mortier, l'un d'eux ayant été touché dans le dos", a réagi en exprimant sa "profonde indignation" le maire de Reims, Arnaud Robinet.
"Cette situation particulièrement choquante ne doit pas rester impunie et de lourdes sanctions devront frapper les auteurs de cette agression abjecte", a ajouté le maire, membre du parti Horizons d'Édouard Philippe.
À Aubagne (Bouches-du-Rhône), le principal du collège Joseph-Lakanal ainsi qu'une professeure ont été blessés par un tir de fusil et un jeune de 14 ans a été interpellé, selon une source policière.
Les deux victimes ne figurent pas dans le bilan communiqué par le ministère. "Le collège n'était pas touché par le mouvement lycéen", a en effet précisé à l'AFP la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
"Un acte inadmissible", a dénoncé sur X le ministre Édouard Geffray, témoignant, selon lui, "du développement d'une violence débridée dans notre société".
Alors que le mouvement lycéen entre dans sa quatrième semaine, le ministère de l'Éducation s'est félicité d'"un recul des fermetures" ce lundi, avec "130 établissements fermés, contre 172 vendredi, soit une baisse de près de 25 %, et de 86 % par rapport au 6 octobre."
Selon le ministère, "leur emprise territoriale se réduit également", avec 27 départements concernés contre 33 vendredi et aucune fermeture totale dans 74 départements. Il estime ainsi que "le mouvement recule donc nettement dans ses effets sur l'ouverture des établissements", les "foyers de perturbation" étant désormais "plus circonscrits".
Le ministère ne communique toutefois pas sur le nombre d'établissements perturbés, certains continuant d'accueillir des élèves malgré les manifestations, ou dans l'incapacité d'accueillir des élèves à cause de blocages.