PARIS: L'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a assuré mardi qu'il serait bien candidat à la présidentielle, malgré des sondages en berne, appelant à "être patient" pour l'annonce officielle de sa déclaration.
"Je ne pense pas qu'au milieu d'une situation de colère générale dans notre pays, ajouter une candidature apporte quelque chose. Mais, je vous rassure, soyez patient (...) Il n'y en a pas (de doutes) en ce qui me concerne", a affirmé l'homme de droite, 72 ans, qui incarna le "non" français à la guerre en Irak en 2003.
La France est secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations massives contre la vie chère et des protestations de lycéens et étudiants. Ce mouvement a donné lieu à des heurts entre manifestants et forces de l'ordre et à des pillages de commerces.
L'élection présidentielle française se tiendra les 18 avril et 2 mai 2027.
Candidature et sondages
En campagne de fait depuis plusieurs mois, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac plafonne pour l'heure à 3% des intentions de vote.
"Aujourd'hui, nous avons deux extrêmes qui écrasent l'ensemble du débat. Quant aux autres candidats, ceux qui sont sur l'espace du bloc central ne cessent de descendre. Donc il faut bien des voix alternatives", a-t-il plaidé.
Ces déclarations interviennent alors qu'Édouard Philippe, le candidat qui semble le mieux placé à droite face à Marine Le Pen (extrême droite) en tête des sondages, peine à faire décoller sa campagne. L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron "n'est pas tout à fait capable de se qualifier au second tour", a admis mardi le ministre de la Justice Gérald Darmanin, soutien d'Édouard Philippe.
Selon un sondage Cluster 17 pour Politico publié le 26 octobre, Édouard Philippe arriverait en troisième position derrière Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale), le mieux placé pour se hisser au second tour avec Marine Le Pen.
Alliances et critiques
M. de Villepin a exclu toute alliance avec "les grandes figures aujourd'hui du bloc central qui sont des héritiers du macronisme".
En dépit de sa popularité désormais plus forte à gauche qu'à droite, il a également exclu tout rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon.
Ses détracteurs lui reprochent ses lucratives activités et conférences à l'étranger ces deux dernières décennies, notamment en Chine. M. de Villepin a réfuté tout conflit d'intérêts. Tout comme dans l'affaire des statuettes reçues lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères, qu'il a depuis données au Quai d'Orsay.
En 2012, il avait jeté l'éponge après avoir échoué à obtenir les 500 parrainages d'élus locaux nécessaires pour candidater.





