PARIS: Le candidat à la présidentielle Gabriel Attal a martelé lundi qu'il n'avait "pas l'intention de ralentir" le rythme de sa campagne, mais au contraire de l'"accélérer" et la "réveiller", en dépit d'appels à une primaire notamment entre lui et son rival du bloc central Edouard Philippe.
"Nous sommes prêts à accélérer et à réveiller cette campagne que tant veulent endormir", a affirmé l'ancien Premier ministre lors d'une conférence de presse.
Le candidat Renaissance a présenté à cette occasion les deux responsables qui piloteront son programme: l'ancienne ministre et députée Agnès Pannier-Runacher et le député Paul Midy, en les invitant à ne pas avoir "peur de bouger les choses". "Je ne suis pas candidat pour administrer tranquillement ce qui existe. Je veux réformer", a-t-il insisté.
Gabriel Attal a également annoncé avoir constitué un réseau de "1.000" référents locaux qui militeront pour lui, et avec lesquels il entend "changer d'échelle" et faire "campagne partout, jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au 2 mai 2027 (date du second tour, ndlr) et à la victoire".
"Aujourd'hui, nous marquons une nouvelle étape, celle de la structuration globale et de l'accélération de notre campagne. Parce que (...) nous n'avons pas l'intention de ralentir. Au contraire, notre pays a besoin d'un élan, il a besoin d'une direction, d'un cap", a complété le candidat.
Interrogé sur la proposition de François Bayrou, patron du MoDem d'organiser une primaire, dont il a détaillé dimanche les modalités, Gabriel Attal a répondu qu'il n'avait "aucun problème avec une primaire" et qu'il fallait plutôt poser la question aux candidats "qui s'opposent" à cette possibilité.
"Si vous avez peur d'une primaire, il vaut mieux ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a-t-il taclé.
Sur l'avance dans les sondages de son concurrent Edouard Philippe, autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal a estimé qu'il n'y avait "plus de favori" et que "personne n'est en situation de gagner face au Rassemblement national au deuxième tour".
Il s'est également dit "très satisfait" de ses premiers mois de campagne, avec une équipe qui s'est "structurée", alors que certains autres candidats, qu'il n'a pas nommés, n'ont "pas démarré" mais semblent "gérer une avance sondagière en se disant finalement, plus la campagne démarre tardivement, plus je peux gérer une avance que j'ai aujourd'hui".





