PARIS: Cinq personnes ont été inculpées en France, soupçonnées d'avoir fait parvenir, via des associations humanitaires, "des fonds à un tiers, collecteur" pour "le compte du Hamas, ce qu'elles contestent", a indiqué samedi le parquet national antiterroriste (Pnat).
Les cinq suspects ont d'abord été placés en garde à vue mardi par les enquêteurs des renseignements intérieurs (DGSI), chargés des investigations.
Information judiciaire ouverte
Puis une information judiciaire, qui permet à un juge d'instruire le dossier, a été ouverte vendredi pour "financement d'entreprise terroriste, en l'occurrence le Hamas", "abus de confiance en bande organisée" et "blanchiment d'abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste".
Les cinq personnes gardées à vue, déférées, ont été inculpées pour ces motifs. Trois d'entre elles ont été placées sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du Pnat, précise ce dernier.
Le Pnat avait "requis le placement en détention provisoire des deux présidents des associations" mais le premier "a été incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat contradictoire différé qu'il a sollicité", selon le ministère public.
Mon client a participé à des collectes de fonds dans un but exclusivement humanitaire, une détention serait scandaleuse, a commenté Lucie Simon, son avocate.
Le second responsable a été placé "sous contrôle judiciaire", poursuit le Pnat.
Ni la localisation des deux associations en France, ni le montant des sommes incriminées, n'ont été dévoilés. Les autres avocats des suspects n'ont pas souhaité faire de commentaire.
Début de l'enquête
Tout a débuté par une enquête préliminaire ouverte le 21 avril pour soupçon de "financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes".
Il est donc reproché aux suspects d'avoir, "par le truchement de deux associations, fait parvenir des fonds à un tiers, collecteur de fonds pour le compte du Hamas, ce qu'elles contestent", expose encore le Pnat.





