L’Arabie célèbre sa fête nationale à Paris, toujours sous le signe de l’amitié franco-saoudienne

M. Almejfel et à sa gauche Martin Briens, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
M. Almejfel et à sa gauche Martin Briens, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
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L’Arabie célèbre sa fête nationale à Paris, toujours sous le signe de l’amitié franco-saoudienne

L’Arabie célèbre sa fête nationale à Paris, toujours sous le signe de l’amitié franco-saoudienne
  • La réception a marqué la première apparition publique du nouvel ambassadeur saoudien en France, le Dr Faisal Almejfel, qui a pris ses fonctions cet été.
  • L'ambassadeur Almejfel a insisté sur la continuité de l'amitié franco-saoudienne et la profonde transformation de l'Arabie saoudite, portée par la Vision 2030.

PARIS: Le jardin de la résidence de l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Paris a pris des allures de fête à l’occasion de la fête nationale.

Les invités se sont retrouvés nombreux pour célébrer la 96e fête nationale du Royaume, dans une atmosphère à la fois élégante, accueillante et chaleureuse.

Responsables français, diplomates arabes accrédités en France, représentants des milieux politique, économique et culturel étaient tous réunis pour partager un moment de convivialité autour de l’Arabie saoudite et de son histoire.

Cette réception avait aussi une dimension particulière puisqu’elle était l’occasion de découvrir le nouvel ambassadeur du Royaume en France, le Dr Faisal Almejfel. Celui-ci a pris ses fonctions cet été, succédant à Fahd Al Ruwaily, qui représentait jusque-là Riyad à Paris.

Dans son allocution, le nouvel ambassadeur a voulu inscrire cette première fête nationale célébrée depuis son arrivée dans la continuité d’une relation franco-saoudienne qu’il a décrite comme une amitié construite au fil des générations.

Il a commencé par rendre hommage au parcours du Royaume, depuis son unification par le roi Abdelaziz jusqu’à sa transformation actuelle sous la direction du roi Salman ben Abdelaziz et du prince héritier Mohammed ben Salman.

Une histoire placée sous le signe de la stabilité, du développement et, désormais, d’une profonde transformation économique et sociale portée par la Vision 2030.

Pour le diplomate, cette transformation ouvre de nouveaux espaces à la coopération avec la France dans de nombreux domaines : défense, énergie, investissements, technologies, mais aussi culture, tourisme, enseignement et recherche.

Les domaines de rapprochement ne cessent de s’élargir, et l’exemple d’AlUla est, à ses yeux, particulièrement révélateur de cette relation.

Paris et Riyad, une volonté commune de contribuer à la paix

Le partenariat autour de cette région historique permet de faire dialoguer le patrimoine saoudien et le savoir-faire français, tout en favorisant les échanges culturels, touristiques et éducatifs.

Mais Almejfel a surtout insisté sur une dimension plus humaine de la relation. Les liens entre les deux pays, a-t-il rappelé, se nourrissent aussi des étudiants, des artistes, des chercheurs et des visiteurs qui passent d’un pays à l’autre et découvrent une autre culture.

Un message auquel a fait écho Briens, secrétaire général du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, venu représenter la France.

Le responsable français a rappelé que le partenariat entre Paris et Riyad ne se limite pas aux relations bilatérales, mais s’inscrit également dans une volonté commune de contribuer à la paix et à la sécurité régionales et internationales.

Il a notamment évoqué l’engagement des deux pays en faveur d’une solution à deux États pour Israéliens et Palestiniens, à travers la déclaration de New York, ainsi que leur volonté de travailler ensemble sur plusieurs crises, au Liban, en Syrie, au Soudan, en Ukraine et au Yémen.

Mais, au-delà de la géopolitique, Briens a lui aussi insisté sur les « liens humains » qui unissent les deux peuples.

Il a souligné l’importance de la coopération universitaire et scientifique et des échanges entre institutions culturelles, des passerelles qui donnent, selon lui, une profondeur particulière au partenariat.

La soirée s’est ainsi déroulée dans un esprit de proximité et de convivialité, loin des seuls discours diplomatiques. Dans le jardin de la résidence, transformé pour l’occasion en véritable lieu de fête, les conversations se sont prolongées entre responsables français, ambassadeurs et membres du corps diplomatique arabe en France.

Une première fête nationale parisienne pour Almejfel, qui a choisi de placer son mandat sous le signe de la continuité, mais aussi de nouvelles perspectives pour une relation franco-saoudienne appelée à poursuivre son développement.