PARIS: L'usage des grenades assourdissantes est suspendu "pour le mouvement lycéen", a annoncé mercredi Laurent Nuñez après qu'un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée à Lens.
"Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n'a pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire", a expliqué le ministre de l'Intérieur sur RTL. "Uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qui s'est passé."
L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de dix-huit enquêtes, a également ajouté le ministre.
Dans un télégramme, daté de mardi et consulté par l'AFP, le directeur général de la police nationale Louis Laugier avait déjà informé ses troupes que l'usage de la grenade assourdissante ASSD, qui pourrait être impliquée dans l'incident de Lens, était suspendu "à titre conservatoire", "le temps que les circonstances de la blessure du jeune homme à Lens soient établies".
Lundi, lors d'une manifestation à Lens, un lycéen de 15 ans a eu une main arrachée dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Une enquête de l'IGPN devra notamment établir si le lycéen a ramassé la grenade, ou si elle a atterri sur lui, et si le tir était réglementaire.
Selon le maire de Wingles, la commune proche de Lens où le jeune homme est domicilié, le lycéen a été amputé de la main gauche et a reçu une greffe.
Depuis le début du mouvement, 6.547 interpellations ont été effectuées, dont 488 pour la seule journée de mardi. Plus de 700 policiers et gendarmes ont été blessés.





