LONDRES: Fiabilité de son vaccin contestée, bisbilles avec l'UE sur les retards de livraison et possible litiges : le vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca se transforme en casse-tête pour le laboratoire anglo-suédois.
Il y a encore quelques semaines, AstraZeneca était applaudi pour la rapidité de la mise au point d'un vaccin attendu comme l'un des tournants majeurs dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, d'autant qu'il est plus facile à transporter et moins cher que le sérum rival Pfizer/BioNTech.
En outre, le groupe dirigé par le Français Pascal Soriot a promis de fournir le vaccin à prix coûtant pour ne pas tirer profit de la pandémie.
Il se retrouve aujourd'hui cible de l'ire de l'Union européenne pour les retards de livraison de vaccins, et les autorités européennes ont publié le contrat signé avec le laboratoire pour le rappeler à son engagement de « produire 300 millions de doses du vaccin, sans en tirer de bénéfice ni essuyer de pertes ».
Une inspection d'une usine belge a eu lieu à la demande de la Commission européenne pour examiner l'argument de « baisse de rendement » avancée par le géant pharmaceutique.
L'Italie a même été jusqu'à agiter l'épouvantail de poursuites - qui viseraient également Pfizer - pour « récupérer les doses promises ».





