LONDRES: L'heure de la consécration approche pour Charles III, qui s'est offert un bain de foule à Londres vendredi à la veille de son couronnement, cérémonie chrétienne fastueuse sans équivalent en Europe et plus vue depuis 70 ans.
Aux abords du palais de Buckingham, le roi s'est rendu au contact de la foule d'inconditionnels de la monarchie et de touristes curieux de cet événement promettant une pompe dont seule la monarchie britannique a le secret.
Il était accompagné de son héritier William, et de l'épouse de ce dernier Kate, qui ont longuement échangé avec le public, nombreux malgré un orage peu avant, serrant des mains et se prêtant au jeu des selfies.
Bien plus populaires que le souverain, le prince et la princesse de Galles avaient déjà été mis à contribution jeudi en se rendant en métro dans un pub du quartier londonien de Soho, donnant un élan populaire à un événement préparé sans grand engouement dans un Royaume-Uni en pleine crise du coût de la vie.
"C'est tellement excitant", a dit Karen Chamberlain, une femme de 57 ans, en arrivant sur le Mall, l'avenue débouchant sur le palais de Buckingham, avec son gros sac-à-dos et sa tente. Elle va camper avec sa soeur, le mari de celle-ci et leur fils de huit ans. "Aucun d'entre nous n'a vécu un couronnement".
"Croiser le regard de la famille royale, c'est incroyable. On ne peut pas imaginer ce que c'est simplement en regardant la télévision", confie Bill Powell, un Canadien de 52 ans tout juste sorti de l'avion.
Harry surveillé
Comme lui, les invités étrangers -Emmanuel Macron, le prince Albert de Monaco, Olena Zelenska ou encore Jill Biden, les épouses des présidents ukrainien et américain- sont arrivés progressivement à Londres pour l'événement.
Ils se sont retrouvés vendredi soir à l'occasion d'une réception à Buckingham Palace, en présence du roi et de son héritier.
Huit mois après avoir accédé au trône à la mort d'Elizabeth II, le souverain de 74 ans, suivi de la reine Camilla, 75 ans, recevra la couronne et l'onction de l'archevêque de Canterbury à l'abbaye de Westminster devant 2 300 invités et certainement des centaines de millions de téléspectateurs.
Tout est réglé au millimètre pour ce rituel ancré dans près de 1 000 ans d'histoire, avec couronnes serties de diamants, tenue en velours et sceptres en or, mais que peu de Britanniques ont vu de leur vivant, celui d'Elizabeth II remontant à 1953.
Accompagné par près de 4 000 militaires, le couple royal repartira vers le palais de Buckingham où les membres actifs de la monarchie salueront la foule depuis le célèbre balcon.
Le fils cadet de Charles, Harry, fera le déplacement à l'abbaye, sans sa femme Meghan et leurs deux enfants, et ses faits et gestes, à distance des premiers rangs, seront scrutés.
Il devrait être absent du balcon, à moins d'un geste de réconciliation entre la famille et le prince exilé depuis 2020 en Californie et qui tire depuis à boulets rouges sur la royauté, surtout son frère William et sa belle-mère Camilla.





