WASHINGTON : Il a été ambassadeur, ministre et gouverneur. Mais depuis qu'il est redevenu un simple citoyen américain, Bill Richardson se consacre à son rôle d'émissaire à son propre compte, spécialiste des missions délicates pour obtenir la libération de ses compatriotes détenus par "des régimes hostiles".
Dernier fait d'armes, le jour de son 74e anniversaire: il a contribué à la libération du journaliste américain Danny Fenster en Birmanie, gracié et expulsé lundi par la junte militaire après six mois de prison.
L'organisation à son nom qu'il a créée, le Richardson Center, a tweeté une photo de l'ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies posant avec l'ex-prisonnier de 37 ans devant un petit avion sur le tarmac de Naypyidaw, la capitale de la Birmanie.
Dans un communiqué, il met en avant son rôle, avec notamment "des négociations en tête-à-tête avec le général Min Aung Hlaing", chef de la junte birmane visé par des sanctions de Washington pour son coup d'Etat de février.
Pourtant, il y a tout juste une semaine, Bill Richardson affirmait dans un entretien à l'AFP, au retour d'une précédente mission "humanitaire" en Birmanie, qu'il n'avait pas soulevé le cas de Danny Fenster. Il expliquait, sans plus de précisions, que le département d'Etat américain lui avait expressément demandé de s'abstenir.





