MOSCOU: La Russie "va de l'avant": Vladimir Poutine, ragaillardi par les difficultés de l'Ukraine, a affiché jeudi sa confiance en une victoire lors d'une séance de questions-réponses, une semaine après avoir annoncé son intention de rester au Kremlin.
Confiant qu'en 2024 le temps jouera en sa faveur en Ukraine et que les revers de son armée en 2022 appartiennent au passé, le président russe a repris cet exercice, répondant aux questions de la presse et des citoyens, auquel il avait renoncé l'année dernière.
Interrogé sur les assauts menés par l'armée russe depuis la fin de la contre-offensive avortée des Ukrainiens, le président russe a affiché sa satisfaction.
"Pratiquement sur toute la longueur de la ligne de contact, nos forces armées améliorent leurs positions", a-t-il affirmé.
Intraitable sur ses objectifs
Sur l'Ukraine, il a clairement signifié, après près de deux ans de combats meurtriers, que ses objectifs étaient inchangés : chasser le pouvoir actuel, qu'il qualifie de nazi, et détruire les capacités militaires de son voisin pro-occidental pour lui imposer une neutralité.
"Je vous rappelle ce dont nous avons parlé: la dénazification et la démilitarisation de l'Ukraine, son statut de neutralité", a-t-il déclaré, ajoutant que la solution "sera négociée ou obtenue par la force".
Interrogé sur la résistance de l'économie aux sanctions, il s'est montré tout aussi confiant.
Son pays dispose d'une "marge de sécurité suffisante" du fait de la "forte consolidation de la société russe", la "stabilité du système financier et économique du pays" et de "l'augmentation des capacités militaires" de Moscou.
Cette marge est "suffisante non seulement pour se sentir en confiance, mais aussi pour aller de l'avant".
M. Poutine répond depuis la mi-journée à Moscou aux questions, triées par le Kremlin, de journalistes et de citoyens pour faire le "bilan de l'année".
D'ordinaire il a deux rendez-vous de ce type par an: l'un avec la presse, l'autre avec ses compatriotes. Cette fois-ci les exercices ont été fusionnés et l'an passé ils avaient été annulés, les troupes russes essuyant des revers et l'économie souffrant sous les sanctions.





