Hong Kong 25 ans après la rétrocession: promesse tenue ou «trahison»?

Hong Kong 25 ans après la rétrocession: promesse tenue ou «trahison»?
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Hong Kong 25 ans après la rétrocession: promesse tenue ou «trahison»?

Hong Kong 25 ans après la rétrocession: promesse tenue ou «trahison»?
  • Hong Kong célèbre vendredi le 25e anniversaire de sa rétrocession et le mitan du système «Un pays, deux systèmes» en vertu duquel la ville devait conserver pendant 50 ans une certaine autonomie
  • Mais dès les premières heures, les lignes de fracture qui allaient traverser la politique de Hong Kong pour les deux décennies suivantes étaient tracées

HONG KONG: Alors que minuit sonnait le 30 juin 1997, Hong Kong passait de la couronne britannique à la souveraineté chinoise, Lee Wing-tat, député pro-démocratie, se tenait avec ses collègues sur le balcon du Conseil législatif de la ville pour manifester.

Hong Kong célèbre vendredi le 25e anniversaire de sa rétrocession et le mitan du système "Un pays, deux systèmes" en vertu duquel la ville devait conserver pendant 50 ans une certaine autonomie.

Mais dès les premières heures, les lignes de fracture qui allaient traverser la politique de Hong Kong pour les deux décennies suivantes étaient tracées.

Furieuse des tentatives de dernière minute du gouverneur britannique sortant Chris Patten d'introduire des éléments de démocratisation, la Chine a annoncé l'expulsion de tout député ayant ouvertement soutenu celles-ci.

Ainsi, à l'aube du 1er juillet, Lee Wing-tat et nombre de ses collègues étaient démis de leurs mandats.

M. Lee a passé cette nuit-là au Conseil législatif pour y faire entrer ceux dont l'habilitation avait expiré après minuit et protester contre leur expulsion.

"C'est un moment où tous les Chinois doivent se sentir fiers", avait déclaré le fondateur du Parti démocratique Martin Lee. "Nous espérons que Hong Kong et la Chine pourront progresser ensemble".

Les sentiments de Lee Wing-tat étaient plus mitigés. "Nous n'étions plus aussi optimistes, je ne croyais plus que nous aurions une vraie démocratie", a-t-il déclaré à l'AFP.