La diplomatie israélienne, la France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire

La diplomatie israélienne, la France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire
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La diplomatie israélienne, la France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire

La diplomatie israélienne, la France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire
  • Le ministre israélien a souligné que l'Iran constituait une menace pour toute la région, et pas seulement pour Israël.
  • le ministre français des Affaires étrangères avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, « une confrontation militaire » serait « presque inévitable ».

PARIS : « Notre objectif commun est de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire », a déclaré jeudi le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré son homologue français Jean-Noël Barrot dans la matinée, a souligné que l'Iran constituait une menace pour toute la région, et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël entretient des discussions avec la France et le Royaume-Uni, ainsi qu'un « dialogue plus intense » avec les États-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, M. Saar n'a toutefois pas souhaité se prononcer. « Nous n'excluons pas la voie diplomatique », a-t-il dit. Les Iraniens « ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les États-Unis, et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait ». 

Mercredi, le ministre français des Affaires étrangères avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, « une confrontation militaire » serait « presque inévitable ».

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre de négociation d'un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

« Il existe une coopération entre l'Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils », a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Concernant la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace que le groupe islamiste palestinien Hamas représente. 

Il a en outre assuré que son gouvernement était « engagé à faire libérer tous les otages ». Il a balayé l'idée que celui-ci « sacrifiait » les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages régulièrement et qu'elles ne partageaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Mardi, le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « sacrifier » les otages à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans le nord de la Palestine, après un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne. 

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth malgré le fragile cessez-le-feu conclu il y a quatre mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité dans ce pays, mais qu'il ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah « se réarmer ».

« Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban », a-t-il assuré. « C'est peut-être prématuré du point de vue libanais », a-t-il reconnu, tout en indiquant qu'un début de processus de négociations « sur certaines problématiques » avait été engagé. « Nous avons une équipe qui négocie les différends à la frontière », a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir « un dialogue continu » avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu « prochainement ».