ATHENES: Cinq semaines après un premier scrutin, la Grèce retourne aux urnes dimanche prochain pour des élections législatives à l'issue desquelles la droite de l'ancien Premier ministre Kyriakos Mitsotakis espère cette fois-ci décrocher la majorité absolue.
Le dirigeant des conservateurs de Nouvelle-Démocratie (ND), qui vise un second mandat à la tête du gouvernement, avait remporté une large victoire le 21 mai: 40,8% des suffrages, soit le double de son principal adversaire, la gauche de Syriza d'Alexis Tsipras.
Mais ce résultat, qu'il avait pourtant qualifié de "séisme politique", ne lui avait assuré que 146 des 300 sièges de députés. Or il lui en fallait 151 pour pouvoir former un gouvernement sans devoir nouer d'alliance.
Dans un pays où la culture politique est davantage tournée vers l'affrontement que vers la recherche de compromis, Kyriakos Mitsotakis avait exclu de former une coalition et réclamé de nouvelles élections.
Les autres quatre partis élus avaient fait de même, ouvrant la voie au scrutin du 25 juin et à la désignation d'un Premier ministre intérimaire en attendant.
Tout porte à croire que la ND devrait à nouveau largement l'emporter, créditée d'entre 39% et 43,9% des intentions de vote.
Syriza, qui a encaissé un revers cuisant en ne recueillant que 20% des suffrages le 21 mai, espère ne pas céder davantage de terrain. Les sondages lui accordent entre 19,2% et 20,9% des intentions de vote, suivi des socialistes Pasok-Kinal (environ 12%).
Pour obtenir la majorité absolue, Kyriakos Mitsotakis parie sur un mode de scrutin différent des élections précédentes et qui accorde au parti vainqueur une prime de jusqu'à 50 sièges.
Ce fils d'un ancien Premier ministre a brandi le spectre de troisièmes élections au coeur des vacances grecques, en août, s'il ne parvient pas à ses fins.
Ce que des médias et l'opposition ont dénoncé comme une tentative de "chantage" vis-à-vis des électeurs.





