CASABLANCA : Sans réseau, sans internet, sans plateformes aucune image des horreurs de la guerre, autres que celles filtrées par les belligérants, ne seraient accessibles au grand public. En conséquence, ni les vidéos de ces citoyens ukrainiens s’opposant aux soldats russes, ni les harangues publiées au milieu de la nuit par le président ukrainien Volodymir Zelensky, ni les exactions commises contre les soldats russes capturés aux premiers jours de l’invasion décrétée par Vladimir Poutine n’auraient fait le tour du monde. La bataille engagée sur le terrain est aussi une guerre de l’image menée, essentiellement, sur internet.
Sur le front russe
Selon la formule consacrée, un rideau de fer numérique s’est abattu sur le pays. Moscou a pris la décision de bloquer Facebook en réponse à la décision du groupe américain d'interdire la chaîne RT et le site Sputnik sur le Vieux continent. L'accès à Twitter et à Instagram est restreint, voir interdit, pour des raisons similaires. Enfin, Meta, la maison mère des deux géants du numérique californien a été classée organisation extrémiste.
La justice russe participe aussi à l’effort de guerre de l’information. Les tribunaux russes ont infligé une amende à YouTube, accusé de ne pas censurer, ce qu’elle qualifie, de «propagande» ukrainienne. Un tribunal russe a également condamné, jeudi, à une amende de 11 millions de roubles Google, pour ne pas avoir supprimé des contenus «illégaux» sur la guerre en Ukraine.
Le géant américain du numérique, s’est vu notamment reprocher la publication d’une conversation téléphonique présumée entre des militaires russes et leurs proches. Ces derniers se plaignaient de pertes conséquentes dans leurs rangs depuis le début de l’invasion.





