Le chef de l'ONU plaide pour une « réinitialisation » du monde après une année tragique

Le secrétaire général des Nations Unies (ONU) Antonio Guterres s'exprime au Bundestag (chambre basse du parlement) le 18 décembre 2020 à Berlin. (AFP)
Le secrétaire général des Nations Unies (ONU) Antonio Guterres s'exprime au Bundestag (chambre basse du parlement) le 18 décembre 2020 à Berlin. (AFP)
Short Url

Le chef de l'ONU plaide pour une « réinitialisation » du monde après une année tragique

Le chef de l'ONU plaide pour une « réinitialisation » du monde après une année tragique
  • Après une année de « tragédie et de péril », l'une des priorités en 2021 est « une réinitialisation » du monde « pour le 21e siècle », a estimé jeudi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres
  • Selon lui, « nous pouvons passer de l'annus horribilis à l'"annus possibilitatis", l'année des possibilités et de l'espoir »

NATIONS-UNIES, ÉTAS-UNIS : Après une année de « tragédie et de péril », l'une des priorités en 2021 est « une réinitialisation » du monde « pour le 21e siècle », a estimé jeudi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, utilisant une métaphore informatique, lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'Organisation.

« En 2021, nous devons passer à la vitesse supérieure et nous remettre sur la bonne voie » et aller « de la mort à la santé, de la catastrophe à la reconstruction, du désespoir à l'espoir, de la stagnation à la transformation », a-t-il égrené, en rappelant les conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de la Covid-19.

« Il nous faut renforcer et repenser de fond en comble notre gouvernance des biens communs mondiaux essentiels que sont non seulement la santé publique, mais aussi la paix et notre milieu naturel », a poursuivi Antonio Guterres, en réclamant un « multilatéralisme plus inclusif » où la jeunesse prendrait toute sa part.

Selon lui, « nous pouvons passer de l'annus horribilis à l'"annus possibilitatis", l'année des possibilités et de l'espoir ». « Il est possible de bâtir le monde que nous voulons », a-t-il assuré, en indiquant qu'il détaillerait dans un rapport en septembre ce qui « marquera le début de cette réinitialisation ».

Secrétaire général de l'ONU depuis 2017, l'ancien Premier ministre portugais, 71 ans, est candidat à un second mandat de cinq ans à compter de janvier 2022.