Le Kremlin dément toute implication de Poutine dans l'arrestation du journaliste américain

Le président russe Vladimir Poutine participe à une réunion avec le PDG de la Fondation DOM.RF à Moscou le 13 avril 2023. (Photo Mikhail Klimentyev / Sputnik / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine participe à une réunion avec le PDG de la Fondation DOM.RF à Moscou le 13 avril 2023. (Photo Mikhail Klimentyev / Sputnik / AFP)
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Le Kremlin dément toute implication de Poutine dans l'arrestation du journaliste américain

Le Kremlin dément toute implication de Poutine dans l'arrestation du journaliste américain
  • L'agence de presse Bloomberg avait rapporté mercredi, citant des sources «au fait du dossier», que Vladimir Poutine avait personnellement approuvé l'arrestation du journaliste américain
  • Nombre d'observateurs estiment que le journaliste pourrait servir à Moscou dans le cadre d'un éventuel futur échange de prisonniers avec Washington

MOSCOU : Le Kremlin a démenti jeudi toute implication personnelle du président Vladimir Poutine dans l'arrestation fin mars du journaliste américain Evan Gershkovich, accusé d'espionnage par les autorités russes.

«Non, ce n'est pas la prérogative du président. Ce sont les services spéciaux qui s'en occupent, qui font leur travail», a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, interrogé sur le sujet lors de sa conférence de presse quotidienne.

«Ce journaliste a été pris en flagrant délit», a-t-il une nouvelle fois répété.

Ces propos interviennent après que l'agence de presse Bloomberg a rapporté mercredi, citant des sources «au fait du dossier», que Vladimir Poutine avait personnellement approuvé l'arrestation du journaliste américain.

Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé le 30 mars l'arrestation de ce correspondant à Moscou du Wall Street Journal et ancien journaliste de l'AFP, alors qu'il était en reportage à Ekaterinbourg. Il est accusé d'espionnage.

L'intéressé, son journal, ses proches et le gouvernement américain ont catégoriquement rejeté les accusations russes.

Nombre d'observateurs estiment que le journaliste pourrait servir à Moscou dans le cadre d'un éventuel futur échange de prisonniers avec Washington.

A ce sujet, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a répété jeudi qu'une telle mesure «ne peut être envisagée qu'une fois que le tribunal a rendu son verdict».

«Pour les échanges, nous avons un canal spécial (avec Washington, ndlr) pour cela. Les services spéciaux sont engagés là-dedans et ils continueront à traiter cette question», a-t-il ajouté.

Mercredi, la Russie avait reconnu n'avoir toujours pas autorisé de visite consulaire pour M. Gershkovich, disant «examiner la question», deux semaines après son arrestation.