LONDRES: Le roi Charles III a salué mardi les efforts de médiation d'Oman au Moyen-Orient, à l'occasion de la première visite d'État d'un souverain omanais au Royaume-Uni depuis près d'un demi-siècle, celle du sultan Haïtham ben Tariq.
Le sultanat d'Oman, allié militaire de longue date du Royaume-Uni et riverain du stratégique détroit d'Ormuz actuellement grippé, tient un rôle de médiateur dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran, pour ce conflit que Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu ont déclenché fin février.
"Je tiens tout particulièrement à saluer, à l'heure où le conflit a repris de manière si douloureuse dans la région, l'engagement durable d'Oman en tant qu'interlocuteur de confiance pour toutes les parties", a déclaré le monarque britannique lors d'un grand dîner au château de Windsor.
"Le rôle d'Oman dans l'ensemble du Golfe et sa +neutralité constructive+, pour reprendre vos termes, ont une portée qui dépasse largement le détroit d'Ormuz et méritent notre plus grand respect", a-t-il ajouté à l'intention de Haïtham ben Tariq.
Le souverain omanais, diplômé d'Oxford, doit s'entretenir mercredi à Downing Street avec le Premier ministre, Andy Burnham, à l'occasion de cette visite de trois jours entamée mardi, une première depuis 44 ans.
Les deux dirigeants doivent signer un accord visant à stimuler les investissements bilatéraux, notamment dans les domaines stratégiques des énergies renouvelables, des technologies, des minéraux critiques, de l'espace, de la santé, ou des services financiers, a indiqué Downing Street.
M. Burnham figure parmi les invités du banquet de mardi, aux côtés des dirigeants de Shell, BP et Airbus, de divers membres de la famille royale et autres dignitaires.
L'armée britannique s'entraîne aux côtés des forces omanaises à Oman depuis des décennies, et la ville portuaire de Duqm abrite depuis longtemps une présence militaire britannique stratégique.





