L'Est de l'Ukraine se prépare à de violents combats, nouvelles sanctions contre Moscou

L'Est de l'Ukraine se prépare à de violents combats, nouvelles sanctions contre Moscou
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L'Est de l'Ukraine se prépare à de violents combats, nouvelles sanctions contre Moscou

L'Est de l'Ukraine se prépare à de violents combats, nouvelles sanctions contre Moscou
  • Les forces russes ont bombardé mercredi plusieurs localités dans l'Est de l'Ukraine, dont Severodonetsk ou Rubizhne, faisant au moins un mort
  • Les autorités ukrainiennes redoutent dans l'est du pays une situation analogue à celle de Marioupol dans le sud

SYEVERODONETS'K: L'Est de l'Ukraine, désormais cible prioritaire du Kremlin, a appelé sa population civile à fuir les combats qui s'annoncent, en dépit de nouvelles sanctions américaines "dévastatrices" contre la Russie.

Les forces russes ont bombardé mercredi plusieurs localités dans l'Est de l'Ukraine, dont Severodonetsk ou Rubizhne, faisant au moins un mort, a dénoncé mercredi soir le gouverneur de la région de Lougansk (est), encore sous contrôle ukrainien, Serguiï Gaïdaï.

"Je demande aux gens d'évacuer, parce que nous voyons clairement qu'avant de passer à l'offensive totale, l'ennemi va juste détruire complètement tous ces endroits", a-t-il déclaré, interrogé par une chaîne de télévision ukrainienne. "S'il-vous-plaît, partez" pendant qu'il en est encore temps, a-t-il insisté.

"Nous n'avons nulle part où aller, ça fait des jours que c'est comme ça", a déploré auprès de l'AFP mercredi un habitant de Severodonetsk, Volodymyr, 38 ans, devant le spectacle d'un bâtiment en flammes. "Je ne sais pas pour qui est cette guerre, mais nous, nous sommes là sous les bombes..."

La vice-Première ministre Iryna Verechtchouk a également lancé depuis Kiev mercredi un appel aux habitants de l'est du pays à évacuer la région "immédiatement", en raison des craintes d'une offensive majeure de l'armée russe sur le Donbass (est) dont la Russie a désormais fait sa cible numéro un.

Il faut partir "maintenant" sous peine de "risquer la mort" dans les prochains jours, a-t-elle aussi insisté. Si l'armée russe lançait une attaque d'importance dans la région, "nous ne pourrions plus aider" la population, a-t-elle alerté.

"Il faut évacuer tant que cette possibilité existe. Pour l'instant, elle existe encore", a insisté Mme Verechtchouk, qui coordonne l'organisation des couloirs humanitaires depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

Un enfer

Au moins deux cars affrétés par les autorités ont évacué mercredi quelques dizaines de personnes, pour l'essentiel âgées.

Pavlo Kirilenko, gouverneur de la région de Donetsk encore sous contrôle ukrainien, a assuré mercredi que la population commençait à répondre aux appels d'évacuation. "Ils écoutent. La route (pour l'évacuation) est plus empruntée", a-t-il affirmé dans une vidéo postée sur sa page Facebook.

Les autorités ukrainiennes redoutent dans l'est du pays une situation analogue à celle de Marioupol dans le sud, où des milliers de personnes encore bloquées dans cette ville assiégée et bombardée depuis des semaines, vivent un enfer.

Un convoi de sept autobus et d'environ 40 véhicules privés sous protection du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé mercredi du sud-est de l'Ukraine à Zaporojie (sud), a constaté une journaliste de l'AFP.

"Ceux qui faisaient partie du convoi avaient réussi à fuir Marioupol", a expliqué la Croix-Rouge, dont l'une des équipes chargées d'aider à évacuer les civils avait été "retenue" lundi par la police dans une localité sous contrôle russe, contrainte ensuite de rebrousser chemin.