Pour l'Iran, les sanctions de l'UE contre un ministre syrien sont « déraisonnables »

Abbas Araghchi (Droite), député politique au ministère des Affaires étrangères de l'Iran, et le secrétaire général du Service d'action extérieure de l'Union européenne (SEAE) Helga Schmid assistent à une réunion de la Commission mixte du JCPOA sur le programme nucléaire de l'Iran à la délégation de l'UE à le bureau des organisations internationales à Vienne, en Autriche, le 26 février 2020. (AFP)
Abbas Araghchi (Droite), député politique au ministère des Affaires étrangères de l'Iran, et le secrétaire général du Service d'action extérieure de l'Union européenne (SEAE) Helga Schmid assistent à une réunion de la Commission mixte du JCPOA sur le programme nucléaire de l'Iran à la délégation de l'UE à le bureau des organisations internationales à Vienne, en Autriche, le 26 février 2020. (AFP)
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Pour l'Iran, les sanctions de l'UE contre un ministre syrien sont « déraisonnables »

Pour l'Iran, les sanctions de l'UE contre un ministre syrien sont « déraisonnables »
  • L'Iran a affirmé samedi que les sanctions européennes contre le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad étaient « déraisonnables »
  • L'Union européenne a ajouté vendredi le ministre syrien à sa liste des personnes sanctionnées pour « leur responsabilité » dans la répression sanglante menée par les autorités syriennes et les alliés du président Bachar al-Assad

TÉHÉRAN : L'Iran a affirmé samedi que les sanctions européennes contre le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad étaient « déraisonnables » et risquaient d'exacerber la crise dans le pays ravagé par la guerre.

L'Union européenne a ajouté vendredi le ministre syrien récemment nommé à sa liste des personnes sanctionnées pour « leur responsabilité » dans la répression sanglante menée par les autorités syriennes et les alliés du président Bachar al-Assad.

Cette décision porte à 289 le nombre de personnes inscrites sur cette liste et visées par une interdiction de voyage et un gel de leurs avoirs.

« Une telle décision va simplement augmenter les divergences, avec pour conséquence une défiance accrue entre Bruxelles et Damas », a réagi dans un communiqué Saïd Khatibzadeh, porte-parole du chef de la diplomatie syrienne.

« Au moment où la crise en Syrie nécessite une solution politique, sanctionner (M. Moqdad) signifie seulement entraver le chemin vers la paix », a-t-il ajouté, appelant l'UE à reconsidérer sa décision « déraisonnable et pas constructive ».

M. Moqdad est devenu ministre des Affaires étrangères après la mort en novembre de son prédécesseur Walid Mouallem.

Il s'est rendu à Téhéran début décembre, sa première visite à l'étranger en tant que chef de la diplomatie.

L'Iran soutient vigoureusement le président syrien Bachar al-Assad dans la guerre civile qui ravage le pays depuis dix ans.

L'UE a commencé à imposer des sanctions aux autorités syriennes en 2011 en raison de la répression des manifestations antipouvoir. Depuis, la guerre en Syrie a fait plus de 387 000 morts et des millions de déplacés.