ANKARA : Mardi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l'Union européenne devait « intensifier » sa relation avec le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), au pouvoir en Syrie depuis l'éviction de Bachar al-Assad.
« Nous devons maintenant intensifier notre engagement direct avec HTS et d'autres factions », a-t-elle déclaré à l'issue d'un entretien à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Peu avant depuis Strasbourg, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avait indiqué que l'UE était « prête » à rouvrir son ambassade à Damas, un peu plus d'une semaine après la chute de Bachar al-Assad.
Ursula von der Leyen a par ailleurs jugé que l'UE et ses alliés ne « pouvaient pas permettre » la « résurgence » en Syrie du groupe jihadiste État islamique (EI), qui n'a jamais été totalement éradiqué.
« Le risque d'une résurgence de l'EI est réel », a-t-elle estimé, en soulignant que « l'unité de la nation (syrienne) doit être respectée et les minorités protégées ».
M. Erdogan a déclaré que la Syrie ne pouvait pas être un « foyer du terrorisme », estimant qu'« il n'y a de place ni pour l'État islamique ni pour le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, NDLR) et ses affiliés dans l'avenir de notre région ».
Entre 2016 et 2019, la Turquie, membre de l'OTAN, a mené trois opérations militaires d'envergure dans le nord de la Syrie visant à la fois l'EI et les Unités de protection du peuple kurde (YPG), que Ankara considère comme une extension du PKK.





