Ukraine: Le Kremlin confirme le début d'un retrait militaire planifié

Des soldats russes de la garde d'honneur assistent à une cérémonie de dépôt de gerbes sur la Tombe du Soldat inconnu près du mur du Kremlin à Moscou, le 15 février 2022. Le chancelier allemand Olaf Scholz était attendu à Moscou le 15 février à la recherche d'une solution diplomatique pour éviter une guerre en Ukraine. (Maxim Shemetov/Pool/AFP)
Des soldats russes de la garde d'honneur assistent à une cérémonie de dépôt de gerbes sur la Tombe du Soldat inconnu près du mur du Kremlin à Moscou, le 15 février 2022. Le chancelier allemand Olaf Scholz était attendu à Moscou le 15 février à la recherche d'une solution diplomatique pour éviter une guerre en Ukraine. (Maxim Shemetov/Pool/AFP)
Short Url

Ukraine: Le Kremlin confirme le début d'un retrait militaire planifié

Ukraine: Le Kremlin confirme le début d'un retrait militaire planifié
  • La Russie a ordonné mardi le retour dans leurs garnisons d'unités déployées près de la frontière ukrainienne, un premier signe de détente
  • Moscou, qui a toujours nié toute velléité guerrière, se dit à l'inverse menacée par l'expansion des moyens de l'Otan en Europe de l'Est

MOSCOU : Le Kremlin a confirmé mardi le début d'un retrait des forces russes stationnées près des frontières de l'Ukraine, évoquant un «processus habituel» et dénonçant «l'hystérie» occidentale sur une supposée invasion imminente de ce pays par Moscou.

«Nous avons toujours dit qu'après l'achèvement des exercices (...) les troupes retourneront dans leurs garnisons d'origine. C'est ce qui se passe là, c'est le processus habituel», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Selon lui, Moscou à l'avenir organisera d'autres «exercices dans toute la Russie» car «c'est notre droit d'organiser des manœuvres sur notre territoire, partout où nous le jugeons approprié».

Alors que les Occidentaux, et les États-Unis en particulier, ont averti à plusieurs reprises d'une invasion imminente de l'Ukraine par la Russie, M. Peskov a dénoncé une «campagne absolument sans précédent visant à provoquer des tensions».

«C'est le genre d'hystérie qui ne repose sur rien», a-t-il lancé.

La Russie a ordonné mardi le retour dans leurs garnisons d'unités déployées près de la frontière ukrainienne, un premier signe de détente, leur présence laissant craindre depuis des semaines une attaque contre l'Ukraine, sur fond de tensions russo-occidentales.

Moscou, qui a toujours nié toute velléité guerrière, se dit à l'inverse menacée par l'expansion des moyens de l'Otan en Europe de l'Est et réclame des «garanties de sécurité», notamment l'assurance que l'Ukraine n'adhérera jamais à l'Otan et que l'Alliance éloigne se infrastructures militaires des frontières russes.

Ces exigences ont été rejetées par les Occidentaux, qui ont proposé en échange des pourparlers sur d'autres sujets comme le contrôle des armements, les visites réciproques d'infrastructures sensibles ou des discussions sur les craintes russes en matière de sécurité.