Un nouveau face-à-face entre Biden et Trump inéluctable après le «Super Tuesday»

Un nouveau face-à-face entre Biden et Trump inéluctable après le «Super Tuesday»
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Un nouveau face-à-face entre Biden et Trump inéluctable après le «Super Tuesday»

Un nouveau face-à-face entre Biden et Trump inéluctable après le «Super Tuesday»
  • L'ancien président Trump (2017-2021), candidat à l'élection de novembre, a raflé quasiment tous les Etats - 14 sur 15 - en jeu mardi lors de cette grande journée électorale
  • Parmi eux figurent la Californie, la Caroline du Nord, le Texas et l'Alaska

WASHINGTON: L'Amérique va tout droit vers une présidentielle qui ne l'enthousiasme guère, après que Donald Trump et Joe Biden, déjà grandissimes favoris de leurs primaires respectives, ont achevé de faire le vide autour d'eux mardi lors du "Super Tuesday".

Seule encore en lice dans la primaire républicaine face à l'ancien président, l'ancienne ambassadrice à l'ONU Nikki Haley va annoncer mercredi qu'elle met fin à sa campagne, selon plusieurs médias américains.

Donald Trump, qui a occupé la Maison Blanche de 2017 à 2021, a raflé quasiment tous les Etats - 14 sur 15 - en jeu au cours de la grande journée électorale de mardi.

Le républicain, cerné de poursuites judiciaires qui n'entament ni la ferveur de sa base, ni son emprise sur le parti conservateur, devrait déclarer victoire au plus tard le 19 mars, après des primaires notamment en Géorgie et en Floride.

Joe Biden, qui ne fait face à aucune opposition sérieuse, l'a emporté dans tous les Etats qui votaient mardi.

Le démocrate de 81 ans comme son rival républicain de 77 ans devront attendre les conventions de l'été pour être investis par leurs partis - sauf surprise ou accident de santé.

Mais ils ont déjà les yeux rivés sur le 5 novembre.

«Soirée formidable»

Entouré de ses partisans réunis dans sa luxueuse résidence de Floride, Donald Trump a salué mardi "une soirée formidable".

L'ancien magnat de l'immobilier, qui se présente en homme providentiel face au "déclin" généralisé de l'Amérique, a consacré toutes ses attaques sur Joe Biden, en matière notamment d'immigration et d'économie.

Ce dernier a repris son thème principal de campagne, assurant mardi que Donald Trump était "déterminé à détruire notre démocratie".

A en croire les sondages, ce duel entre un septuagénaire et un octogénaire n'enthousiasme guère les électeurs.

Pour l'emporter, dans une Amérique polarisée à l'extrême, Joe Biden comme Donald Trump devront à la fois mobiliser leurs bases et séduire le plus possible d'électeurs indépendants dans une poignée d'Etats indécis.

Que feront, par exemple, les partisans de la républicaine Nikki Haley?

Selon la presse américaine, dans un discours mercredi à 15h00 GMT à Charleston (Caroline du sud), l'ancienne ambassadrice à l'ONU n'appellera pas à voter pour l'ancien président.

Indépendants

L'équipe de campagne de Joe Biden s'efforcera de puiser dans ce réservoir de voix - écrasée par Donald Trump, Nikki Haley a toutefois séduit certains électeurs conservateurs, et même remporté l'Etat montagneux et peu peuplé du Vermont (nord-est).

Joe Biden "ne s'est jamais vraiment préoccupé des autres candidats de son parti ni du parti républicain", explique Todd Belt, politologue à l'université George Washington, qui s'attend à ce que "les attaques (contre Donald Trump) s'intensifient".

Le président fait face à une cote de popularité obstinément anémique, à des inquiétudes persistantes sur son âge, et à la colère de certains électeurs contre sa ligne de ferme soutien à Israël.

Mais Joe Biden reste persuadé d'être le meilleur candidat face à Donald Trump: "Je suis le seul qui l'ait jamais battu. Et je vais le battre à nouveau", affirme-t-il dans un entretien publié lundi par le New Yorker.