Assassinat de Rafic Hariri en 2005: deux hommes jugés coupables en appel

Un membre des forces de sécurité libanaises monte la garde devant un panneau d'affichage portant le portrait de l'ancien Premier ministre libanais assassiné, Rafik Hariri, dans le centre de Beyrouth. (AFP).
Un membre des forces de sécurité libanaises monte la garde devant un panneau d'affichage portant le portrait de l'ancien Premier ministre libanais assassiné, Rafik Hariri, dans le centre de Beyrouth. (AFP).
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Assassinat de Rafic Hariri en 2005: deux hommes jugés coupables en appel

Assassinat de Rafic Hariri en 2005: deux hommes jugés coupables en appel
  • «Nous déclarons à l'unanimité M. Merhi et M. Oneissi coupables», a déclaré Ivana Hrdlickova, juge présidente du Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban (TSL)
  • Le tribunal avait condamné Salim Ayyash mais avait estimé qu'il n'y avait pas assez de preuves pour condamner les autres accusés

LA HAYE: Le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban (TSL) a jeudi jugé coupables en appel deux hommes de la mort dans un attentat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

"La chambre a décidé à l'unanimité d'annuler les acquittements de M. Merhi et M. Oneissi. Nous déclarons à l'unanimité M. Merhi et M. Oneissi coupables", a déclaré Ivana Hrdlickova, juge présidente du TSL, qui avait déjà condamné à la perpétuité en 2020 par contumace un autre membre présumé du Hezbollah, Salim Ayyash, notamment pour homicide intentionnel.

A l'issue du procès en première instance, le tribunal avait condamné Salim Ayyash mais avait estimé qu'il n'y avait pas assez de preuves pour condamner les autres accusés, Assad Sabra, Hussein Oneissi et Hassan Habib Merhi. L'accusation avait fait appel des acquittements des deux derniers.

Le TSL, qui siège dans la banlieue de La Haye, aux Pays-Bas, a été mis en place après une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le tribunal a émis un mandat d'arrêt international contre Salim Ayyash à la suite de sa condamnation, et a déclaré que M. Ayyash ne pouvait pas faire appel du verdict tant qu'il ne s'était pas rendu.

Le TSL a également émis jeudi un mandat d'arrêt pour Hussein Oneissi et Hassan Habib Merhi.

Le TSL a déclaré en juin qu'il était menacé de disparition faute de financement et devrait fermer ses portes à l'issue de ce procès en appel. Un autre procès contre Salim Ayyash pour une série d'attaques contre plusieurs hommes politiques a été annulé, faute de liquidités.