AL-MUKALLA : Le premier vol commercial qui devait décoller dimanche de l’aéroport de Sanaa, contrôlé par les Houthis, à destination d’Amman a été reporté sine die après que la milice yéménite a insisté pour que des dizaines de passagers munis de passeports non autorisés soient transportés sur le vol, a déclaré le ministre yéménite de l’Information.
Dans le cadre de la trêve humanitaire de deux mois, entrée en vigueur le 2 avril, Muammar al-Eryani a déclaré que le gouvernement yéménite avait autorisé la compagnie aérienne Yemenia à transporter 104 passagers munis de passeports émis dans les zones contrôlées par le gouvernement sur son premier vol commercial depuis l’aéroport de Sanaa le 24 avril.
Le ministre yéménite de l’Information a toutefois déclaré que les Houthis n’avaient pas respecté l’accord et avaient insisté pour que 60 autres passagers munis de passeports délivrés pas la milice soient transportés, accusant les Houthis de chercher à faire sortir clandestinement du pays des experts militaires des Gardiens de la révolution iraniens et du Hezbollah en utilisant de faux noms et de faux documents.
Le gouvernement a accepté d’autoriser 104 passagers à voyager sur le premier vol entre l’aéroport international de Sanaa et Amman, «mais la milice terroriste Houthi a refusé et a insisté et insiste toujours pour ajouter 60 passagers munis de passeports peu fiables», a indiqué Al-Eryani, exhortant le monde, principalement l’ONU et son envoyé au Yémen, à faire pression sur les Houthis pour qu’ils cessent d’entraver le départ du vol et d’aggraver la souffrance des Yéménites qui vivent dans les zones sous leur contrôle.
«La communauté internationale, les Nations unies et leur envoyé sont tenus de faire pression sur la milice terroriste Houthi pour qu’elle ne prenne pas en otage les citoyens des zones qu’elle contrôle.»





