Dix ans après la révolution égyptienne, les activistes se souviennent

Dix ans après la révolution égyptienne, les activistes se souviennent
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Dix ans après la révolution égyptienne, les activistes se souviennent

Dix ans après la révolution égyptienne, les activistes se souviennent
  • C’était il y a dix ans. Un vent de liberté soufflait sur le monde arabe
  • Le 25 janvier, des gens décident de descendre dans la rue pour rendre hommage à Khaled Saïd, tué par des policiers

C’était il y a dix ans. Un vent de liberté soufflait sur le monde arabe. Le 14 janvier 2011, le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali quittait le pouvoir après vingt-trois ans de règne, chassé par des manifestations. Suivait le président égyptien Hosni Moubarak, le 11 février, au dix-huitième jour d’une révolte populaire qui a débuté officiellement le 25 janvier.

Ce jour-là – qui correspond à la journée nationale de la police, jour férié en Égypte –, des gens décident de descendre dans la rue pour rendre hommage à Khaled Saïd, tué par des policiers. Accusé de trafic de drogue, ce dernier est arrêté puis torturé par les forces de l’ordre à Alexandrie. Sa mort est devenue le symbole de la violence policière en Égypte, et a contribué au déclenchement de la révolution égyptienne de 2011.

Samer* avait 16 ans à cette époque. «C’était un jour presque normal pour l’adolescent que j’étais. On avait un déjeuner de famille, puisque c’est un jour chômé. Petit à petit, on a vu et on a entendu au loin les manifestants. Je me rappelle mon père qui m’avait dit: «La police va arrêter toutes ces personnes, et c’est dommage parce qu’on ne va plus entendre parler de tous ces jeunes.» Mais les manifestants ne partaient pas. Leur nombre augmentait au fil des heures. Moi, ne je comprenais pas ce qui se passait ce jour-là», raconte le jeune homme à Arab News en français.

«Je ne connaissais presque rien de l’histoire de l’Égypte. J’avais étudié la période pharaonique à l’école, mais je n’avais aucune connaissance de l’histoire contemporaine de mon pays. Je ne connaissais pas mon pays. J’ai été éduqué dans une école française. On étudiait l’éducation civique française. La citoyenneté version égyptienne était synonyme de nationalisme et de glorification du président. Je vivais donc dans ma bulle», poursuit Samer.