DUBAÏ : L’émir du Qatar, le cheikh Tamim Al Thani, a souligné mardi que la sécurité des États du Golfe et la préservation de leur souveraineté ne pouvaient faire l’objet d’aucun compromis.
« La sécurité des États du Conseil de coopération du Golfe et la préservation de leur souveraineté sont des questions sur lesquelles aucun compromis ne peut être fait », a-t-il déclaré à Doha, la capitale qatarienne.
L’émir a également mis en garde contre les répercussions économiques de la guerre impliquant l’Iran, qui a déclenché une crise énergétique mondiale.
Le cheikh Tamim a indiqué que le Qatar avait pu amortir les conséquences de l’instabilité régionale grâce aux politiques mises en œuvre avant la guerre.
Il a précisé que le conflit avait perturbé les exportations du pays et contribué à une baisse des recettes publiques, qui ont chuté de 42 % au cours du premier semestre.
L’émir a cité la fermeture du détroit d’Ormuz et les dégâts subis par le complexe énergétique de Ras Laffan comme des perturbations majeures pour les exportations du Qatar.
Il a toutefois ajouté que les réductions des dépenses n’avaient pas affecté les services essentiels ni les priorités en matière de développement.
Le Qatar représente environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), ce qui rend les perturbations de sa production et de ses voies d’acheminement particulièrement importantes pour les marchés énergétiques internationaux.
Ces déclarations interviennent dans le contexte de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et endommagé des infrastructures énergétiques critiques dans toute la région.





