La famille du caméraman d'Al Jazeera assassiné envisage de porter plainte contre Israël devant la CPI

La famille du caméraman d'Al Jazeera assassiné envisage de porter plainte contre Israël devant la CPI
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La famille du caméraman d'Al Jazeera assassiné envisage de porter plainte contre Israël devant la CPI

La famille du caméraman d'Al Jazeera assassiné envisage de porter plainte contre Israël devant la CPI
  • Yazan Abou Daqqa a affirmé qu'il allait «défendre les droits de son père et intenter une action en justice devant la CPI.»
  • Samer Abou Daqqa, âgé de 45 ans, a rejoint Al Jazeera en juin 2004, travaillant à la fois comme caméraman et rédacteur

DUBAI: Le fils du caméraman palestinien Samer Abou Daqqa, qui a été tué dans la bande de Gaza alors qu'il faisait un reportage pour la chaîne de télévision Al Jazeera, a déclaré que sa famille envisageait d'intenter une action en justice devant la Cour pénale internationale contre Israël.

Yazan Abou Daqqa a affirmé lors d’un entretien sur la chaîne diffusé vendredi soir:«Je vais défendre les droits de mon père et intenter une action en justice devant la CPI, et j’ai besoin pour cela de votre soutien.»

S’exprimant depuis la Belgique, Yazan a affirmé que les forces israéliennes avaient délibérément pris pour cible son père, qui «faisait son travail de journaliste, transmettant son message au monde.»

Samer Abou Daqqa a été tué vendredi alors qu'il faisait un reportage dans une école touchée dans la journée par une frappe israélienne, dans le sud de l’enclaveassiégée. Il était présent aux côtés du correspondant en chef de la chaîne à Gaza, Waël Dahdouh.

Alors qu'ils étaient sur place, un drone israélien a frappé l'école une deuxième fois, a rapporté Al Jazeera.

Une fille et trois fils 

Bien que gravement blessé, Waël Dahdouh a pu fuir et trouver de l’aide médicale. Mais Samer Abou Daqqa a continué à perdre beaucoup de sang pendant plusieurs heures, du fait que les ambulances n'ont pas réussi à l'évacuer en raison des routes détruites. Une équipe de la protection civile l'a retrouvé mort par la suite, a indiqué la chaîne dans un communiqué.

«Mon père n’était pas un combattant, qu’a-t-il fait?» affirme Yazan. «Il ne portait pas de missile, mais plutôt une caméra pour montrer aux gens ce que font les occupants sionistes à Gaza.»

Samer Abou Daqqa, âgé de 45 ans, originaire de Khan Younès, a rejoint Al Jazeeraen juin 2004, travaillant à la fois comme caméraman et rédacteur. Il laisse derrière lui une fille et trois fils.

Yazan a affirmé que le dernier appel téléphonique qu'il avait reçu de son père avait eu lieu juste un jour avant sa mort. «Il m'a dit de prendre soin de moi et de mes frères et sœur.»

L’ambassadeur de Palestine à l’ONU, Riyad Mansour, a déclaré lors d’une réunion de l’Assemblée générale sur la guerre qu’Israël «ciblait ceux qui pouvaientdocumenter leurs crimes et informer le monde, en l’occurrence les journalistes.

«Nous pleurons l’un de ces journalistes, Samer Abou Daqqa, blessé lors d’une frappe de drone israélien, et qui s’est vidé de son sang pendant six heures alors que les ambulances étaient empêchées d’arriver à lui», a ajouté Riyad Mansour.

Selon le Comité pour la protection des journalistes, Samer Abou Daqqa est le 64ejournaliste tué depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël. Cinquante-sept journalistes palestiniens, quatre israéliens et trois libanais ont été tués.

(Avec AP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com