L'aide de l'ONU à Gaza menacée de paralysie, discussions autour d'une «pause» humanitaire

L'aide de l'ONU à Gaza menacée de paralysie, discussions autour d'une «pause» humanitaire
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L'aide de l'ONU à Gaza menacée de paralysie, discussions autour d'une «pause» humanitaire

L'aide de l'ONU à Gaza menacée de paralysie, discussions autour d'une «pause» humanitaire
  • Le secrétaire général de l'ONU a appelé mardi à un «cessez-le-feu humanitaire immédiat» et condamné les «violations claires du droit humanitaire»
  • Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré mardi que les négociateurs qataris avaient «bon espoir d'obtenir d'autres libérations» d'otages

JÉRUSALEM: Les pourparlers s'intensifient mercredi pour un "cessez-le-feu" ou une "pause" humanitaire dans la bande de Gaza où l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) pourrait devoir cesser ses opérations dans la soirée faute de carburant.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mardi à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et condamné les "violations claires du droit humanitaire" dans le territoire palestinien, bombardé sans discontinuer et où l'aide n'arrive que parcimonieusement.

Ces déclarations se sont attiré une violente réaction du ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, qui a décidé d'annuler une rencontre prévue avec M. Guterres. "Monsieur le secrétaire général, dans quel monde vivez-vous ?", lui a-t-il lancé.

Les Etats-Unis estiment qu'un cessez-le-feu ne "bénéficierait qu'au Hamas".

Toutefois, des pauses dans les combats pour faciliter l'acheminement de l'aide doivent être "considérés", a nuancé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, tandis que le président Joe Biden a estimé que l'acheminement de l'aide n'était "pas assez rapide".

«Une seule mission»

Soumise à un blocus israélien depuis que le mouvement islamiste Hamas y a pris le pouvoir en 2007, la bande de Gaza est placée depuis le 9 octobre en état de "siège complet", sans eau, électricité ni nourriture.

Ce siège s'accompagne de bombardements sans relâche du territoire de 362 km2 où s'entassent 2,4 millions de personnes par Israël, en représailles à l'attaque du Hamas lancée le 7 octobre sur son sol.

En prélude à une probable offensive terrestre, ces bombardements se sont intensifiés au cours des derniers jours.

"Nous sommes avant la prochaine étape, elle est en route (...) nous avons une seule mission, écraser le Hamas", a réaffirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou devant ses troupes mardi.

Plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël, la plupart des civils fauchés par balles, brûlés ou mutilés le jour de l'attaque du Hamas, selon les autorités. Des centaines de combattants du Hamas avaient infiltré Israël depuis Gaza, semant la terreur lors de cette attaque, d'une violence et d'une ampleur sans précédent depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Environ 220 otages israéliens, étrangers ou binationaux ont en outre été recensés par Israël, emmenés à Gaza.

Mardi, le Hamas a affirmé que 5.791 personnes avaient été tuées par les bombardements de représailles israéliens depuis le début du conflit, dont plus de 700 au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des civils dont 2.360 enfants.

Le président français, Emmanuel Macron, a jugé mardi que "rien ne saurait justifier" les "souffrances" des civils à Gaza, aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas en Cisjordanie occupée, après une visite de solidarité en Israël où il a insisté sur la libération des otages et plaidé pour une coalition internationale contre le Hamas.

M. Macron est le premier dirigeant occidental à se rendre au siège de l'Autorité palestinienne depuis le début de la guerre. Il est arrivé mardi soir à Amman en Jordanie, deuxième étape de sa tournée régionale.