Le colonel Behzad Mo'ezzi, pilote de chasse le plus célèbre d'Iran, est mort à Paris à l'âge de 83 ans

Le colonel Behzad Mo'ezzi, pilote de chasse le plus célèbre d'Iran, est mort à Paris à l'âge de 83 ans
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Le colonel Behzad Mo'ezzi, pilote de chasse le plus célèbre d'Iran, est mort à Paris à l'âge de 83 ans

Le colonel Behzad Mo'ezzi, pilote de chasse le plus célèbre d'Iran, est mort à Paris à l'âge de 83 ans
  • Le colonel Behzad Mo'ezzi a piloté le dernier vol du shah à destination de l'Égypte puis du Maroc en 1979
  • En 1981, Behzad Mo'ezzi a également piloté l'avion transportant en exil Massoud Radjavi, dirigeant de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien

PARIS : Le colonel Behzad Mo'ezzi est l'un des pilotes iraniens les plus célèbres de la prérévolution: il a piloté le dernier voyage du shah depuis l'Iran jusqu'en Égypte puis au Maroc, en pleine révolution de 1979. Il est décédé le 10 janvier, dans un hôpital parisien,  à l'âge de 83 ans. Selon le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), il est décédé d'une leucémie. 

Le colonel Behzad Mo'ezzi a servi dans l'armée de l'air iranienne pendant près d'un quart de siècle. Ce pilote décoré, qui affichait le plus grand nombre d'heures de vol à l'époque, a été choisi par le commandant de l'armée de l'air iranienne pour devenir le pilote personnel du shah. 

C'est en pilotant un vol classé top secret qu'il est de nouveau entré dans l'histoire. Ce vol a permis de conduire en exil le principal dirigeant de l'opposition iranienne, Massoud Radjavi, ainsi que le premier président de la république islamique, tous deux recherchés par la théocratie qui venait tout juste de s’établir. 

«Je serai toujours redevable à cet homme, pour la grande mission patriotique qu'il a accomplie quand il a emmené Massoud Radjavi en lieu sûr», déclare Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI. 

Ainsi, le colonel Mo'ezzi est devenu la principale cible des services de sécurité et de renseignement du régime iranien, dont la Force Al-Qods. 

Né le 6 février 1938 à Téhéran, il est issu de la dynastie royale des Qajar, ses grands-parents étant de riches propriétaires terriens. Son père, le lieutenant général Mahmoud Mo'ezzi, était un officier de police de haut rang mais aussi «un père aimant». 

Le colonel Mo'ezzi avouera plus tard, se rappelant son enfance, que son père a marqué sa vie. Fils aîné, ce dernier avait «un cœur d'or», raconte-t-il. Sa mère a dû prendre en charge les comptes de la famille, de crainte que son aîné n'en fasse don à des œuvres de charité. 

Au début des années 1950, il a fait ses études secondaires au plus fort du mouvement, conduit par le leader nationaliste et charismatique Mohammed Mossadeq, de nationalisation du pétrole en Iran. Mo'ezzi s’affirme alors politiquement comme un disciple de Mossadeq et comme un fervent défenseur de la patrie.