Le Hezbollah revient sur sa promesse concernant la formation d’un gouvernement technocrate

Le Hezbollah revient sur sa promesse concernant la formation d’un gouvernement technocrate
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Le Hezbollah revient sur sa promesse concernant la formation d’un gouvernement technocrate

Le Hezbollah revient sur sa promesse concernant la formation d’un gouvernement technocrate
  • Le Patriarcat maronite dénonce une «trahison» de l’appel à la neutralité du Liban
  • La banque centrale prend de nouvelles mesures pour freiner la dépréciation de la livre

BEYROUTH: Le Hezbollah a renoncé à un accord précédent pour former un gouvernement libanais de technocrates sans affiliations politiques, affirmant que toute direction non soutenue par des forces politiques «disparaîtra dans une semaine ou deux».

Le changement de cap du parti militant a brisé l’espoir qu’une 18e rencontre entre le président Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri, prévue lundi prochain dans l’intention de mettre fin à l’impasse qui persiste depuis plusieurs mois, sur la formation d’un gouvernement.

Les propos du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, prononcés jeudi dans une allocution télévisée, sapent également les efforts français lancés par le président Emmanuel Macron pour former un gouvernement sans forces politiques afin de gagner la confiance de la communauté internationale et d’aider le Liban à se remettre de ses crises économiques et sanitaires paralysantes.

Mustafa Alloush, une figure de proue du Mouvement du Futur de Hariri, a révélé qu’«il y a une chance de s'entendre sur la formation d’un gouvernement lundi, mais Hariri n'a pas l'intention de former à nouveau un gouvernement politique car l’échec est  inévitable, sur la base de nos expériences antérieures».

Aoun est resté ferme dans ses revendications pour un gouvernement de 20 ministres avec le l'octroi d'un tiers de blocage à l'opposition, tandis que Hariri cherche un gouvernement de 18 spécialistes.

Le désaccord entre les deux hommes s'est intensifié mercredi après un échange de déclarations, Aoun appelant Hariri à démissionner s'il est incapable de former un gouvernement.

Hariri a réagi en demandant à Aoun de fixer une date pour des élections présidentielles anticipées.

L’espoir que la réunion de lundi puisse mettre fin à l’impasse politique a porté la livre libanaise à 11 500 livres par rapport au dollar après avoir dépassé dans ces derniers jours les 15 000 livres au marché noir.

Cependant, la livre a de nouveau perdu de sa valeur vendredi après le discours de Nasrallah.